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lundi, juillet 26 2010

Une semaine aux Angles

Avec ma petite famille nous avons passé une semaine aux Angles, mais je vais vous parler des deux jours passés à rouler sur les pistes des Angles.

Le dimanche, première journée de ride avec Mathis (6ans1/2). J'avoue qu'au départ de la première descente il y a avait un peu d'appréhension de ma part. Bien que Mathis fasse du BMX depuis 2 ans, je ne savais pas trop si la descente (Gandalf) verte des Angles n'allait pas être trop dure pour lui et les roues de 20 pouces de son VTT. Nous avons fait 2 descentes le matin et 2 l'après midi. Malgré quelques chutes pour Mathis tout se passa bien et à chaque descente il prenait confiance et de la vitesse. Le Mercredi suivant, nous avons fait une nouvelle journée descente avec pas moins de 5 descentes pour Mathis et toujours autant de plaisir et de bonnes sensations.

Je ne me permettrais pas de donner de leçons mais juste quelques conseils aux parents qui veulent rouler en descente avec leurs enfants (- moins de 10ans) :

  • Choisissez une piste facile et ludique, il faut qu'il s'amuse.
  • Vérifiez bien son vélo et en particulier les leviers de freins : positions et dureté.
  • Prenez votre temps.
  • Écoutez votre enfant lorsqu'il veut faire une pause.

Une caméra embarquée de Mathis sur la piste verte des Angles :

Gandalf par Mathis from Jean BORT on Vimeo.

Entre deux descentes avec Mathis, j'ai roulé seul sur la verte et sur le rouge. J'ai beaucoup apprécié la rouge mais étant seul je n'ai pas fait toutes les difficultés : double, triple, road gap et marche. Voici une caméra embarquée de la rouge en mode repérage pour une prochaine session :

Le Mordor aux Angles from Jean BORT on Vimeo.

mardi, juillet 20 2010

Loïs Debievre de Draille Bike

loisPlanete Libre : Salut Loïs, tu es le patron de Draille Bike , importateur de VTT et accessoires exotiques. Que faisais-tu avant ?
Loïs Debievre : Je suis depuis longtemps dans le monde du VTT, puisque j’ai fais mes 1eres compétitions en 1995 ! J’ai fais pas mal de trial en compétition, puis j’ai continué à être actif dans le milieu en créant un site web dédié au VTT Trial en Provence et en réalisant de nombreuses vidéos durant mes études (à voir sous le pseudo ‘Stuntrial’ sur Youtube). Puis j’ai commencé ma vie pro en tant que responsable de la communication et du team chez Vario quand la marque était encore en France. Ensuite, je suis passé chez Mountain Cycle pour m’occuper du marketing européen.

PL : Comment l'idée de devenir importateur t’est venue ?
LD : C’est une question d’opportunité en fait ! Vincent, un pote qui avait une petite structure d’import et bossait avec Chumba, Twenty6 et Voodoo, partait vivre aux USA. Comme je voulais depuis longtemps créer ma propre boite, j’ai donc repris l’activité en créant Draille Bike, et en passant à la vitesse supérieure au niveau des imports et de la communication. Mais il ne faut surtout pas croire que c’est facile ! C’est énormément de boulot, de temps passé et d’énergie dépensée pour en arriver là !

PL : Comment as-tu choisi de travailler avec Chumba et Twenty6 ?
LD : C’est donc Vincent qui m’a donné le contact de Chumba et Twenty6. Pour Twenty6, c’était encore une toute petite boite artisanale… Aujourd’hui, ils sont 3 et bossent 3 fois plus, un peu grâce à nous car nous sommes leur acheteur n°1. Toutes les pièces sont encore faites à la main, usinées CNC, anodisées et gravées laser directement aux USA.

PL : Pourquoi as-tu décidé d'importer Dobermann et El Gallo ?
LD : Pour Dobermann, j’avais rencontré le boss il y a quelques années et en 2009 Christopher Hatton cherchait un bike et discutait avec eux. Ils n’avaient pas d’importateur français, donc c’est parti comme ca !
Pour El Gallo, je connaissais aussi le boss depuis quelques années et j’ai repris contact l’année dernière avec eux parce que j’aimais bien leur philosophie et leurs produits qui étaient de bonne qualité et pas chers ! Puis ils ont signés Cédric Gracia et ça a donné le coup d’envoi de la marque en France !

PL : Pourquoi as-tu fait le choix de n'être présent que chez des revendeurs et pas sur le net ?
LD : Nos produits sont sur les 2 circuits en fait ! Mais ils sont au même prix partout ! Pour nous, il n’y a pas d’opposition internet/magasins, mais prix discount/ prix normaux. On se place clairement sur ce dernier créneau, qui permet de faire vivre tout le monde (marque/distributeur/magasin) sans forcément avoir des prix exorbitants au final! Ça permet aussi d’avoir des produits de qualité, avec un suivi en amont lors de la commande, et en aval quand le pilote l’utilise.

PL : Tu viens de rentrer une nouvelle marque, Nicolaï, comment cela s'est-il passé ?
LD : Pour Nicolaï, je connais bien la famille Bigoni, avec Joris qui roule sur ces vélos depuis longtemps. Je connais aussi Hoshi, le team manager, depuis longtemps. On était donc en relation depuis quelques temps.

PL : Nicolaï est réputé pour faire du beau matos bien costaud mais souffre d'un problème d'image en France suite à des soucis de diffusion, non ?
LD : En effet, cette année ils ont voulu avoir 2 distributeurs différents pour la marque, et ils ont eu des difficultés avec leurs 2 distributeurs. Ils m’ont donc proposé de reprendre la marque, de manière exclusive. On a commencé en réglant les quelques soucis en cours et maintenant ca roule !
Pour revenir à la marque, les cadres sont fait à la main en Allemagne et on peut quasiment tout choisir sur le vélo (couleur de cadre, des biellettes, axes de 9 ou 12mm… jusqu'à la géométrie perso !), c’est donc des produits qui correspondent parfaitement à notre philosophie de produits haut de gamme, vendus avec de très nombreux services à la carte et un suivi client de qualité.

PL : Un des avantages de Nicolaï est le choix : coloris, amortisseurs, géométrie….. Cela ne devient pas une contrainte pour toi ?
LD : Les nombreuses options possibles sont vraiment à l’avantage de Nicolaï, parce qu’elles permettent de se monter un bike unique, qu’on ne verra nulle part ailleurs au niveau du design, et qui sera avec une géométrie parfaitement adaptée à vos besoins !
Pour nous, ca reste donc un avantage, même si en effet c’est plus compliqué qu’un bike de grande série. Avec un peu d’habitude, ces options sont faciles à mettre en œuvre, donc ce n’est pas un inconvénient du tout, par contre ca demande une petite formation produit auprès des magasins revendeurs, pour qu’eux puissent facilement proposer la marque et les options aux consommateurs passionnés.

PL : Tu étais présent sur le Mondial (et ce fut éprouvant) et sur la Passporte. Ces deux événements se sont bien passés ?
LD : Le mondial et la Passporte se sont supers bien passés ! Dans des ambiances un peu différentes, mais c’était super. De nombreuses personnes sont venues nous voir, pour se renseigner, pour essayer, ou simplement pour dire bonjour (ou boire des coups ;-) … c’est vraiment bien de voir que la société est maintenant reconnue et appréciée par les pratiquants.

PL : Quels sont les prochains événements où tu seras présent ?
LD : Le prochain grand rendez vous d’exposition sera le Roc d’Azur, avec un stand dans l’espace pro comme les 2 années précédentes. Il y aura de nombreuses nouveautés dans les différentes marques que nous importons, donc il faudra venir nous voir !

PL : Où en est le nouvel enduro de Chumba ? Que peux tu nous en dire ?
LD : Je viens de le dire… Il devrait y avoir de belles nouveautés sur le Roc !

PL : Un petit mot pour conclure ?
LD : Et bien… Merci ! A Planète Libre de nous donner la parole, à ma femme qui me voit travailler beaucoup trop longtemps tous les jours en continuant à me soutenir, aux shops qui croient en nous, et aux riders passionnés qui choisissent nos produits !

vendredi, juillet 9 2010

Thabor, je te hais.

Comment pourrait-il en être autrement puisqu'il nous a fait faux bond.
Pas de Thabor pour Okcbo et ses acolytes, mais de la belle montagne quand même.
Mais de quoi cause-t-il encore cet olibrius d'Okcbo ?
Allez, je suis bon prince, je m'en vais vous narrer l'historique du projet...

Pour cela, il faut remonter à plus d'un an, presque deux. Assis devant mon i-mac 24 pouces à la définition sans égale, j'étais tombé sur un topo vraiment alléchant d'un grosse virée à bicyclette dans le massif du mont Thabor. Quand, parmi d'autres, j'ai vu cette image, je me suis juré d'aller là haut.

Et le projet a fini par se faire.

Je ne peux vous parler de cette aventure, car c'en est une, assurément, sans vous en présenter les protagonistes.
Phil : monsieur muscles et homme de goût (puisqu'il roule sur un slayer)
Benjamin : Breton Luberonnais, nouvellement converti à cette fonction de la pédale qui permet de monter au sommet de la montagne sur son vélo
Lio : zébulon de l'équipe, toujours de bonne humeur, même quand sa tuyauterie fait des siennes à 2600 m. d'altitude
Charles : instituteur suspendu depuis peu (par Fox et Rock Shox)
Jeff : monsieur j'ai la forme quoi qu'il arrive sur mon beau vélo (un Yéti 575, encore un homme de goût)
Et moi.

L'idée de départ était d'atteindre le sommet du mont Thabor (3178 m.), dans le massif des Cerces. Autour de cet objectif, un joli circuit a pris forme, pour aboutir à 3 jours de vélo de montagne.
Après avoir fait tournicoter les différentes options dans ma petite tête de mono-neuroné du Thabor, je suis arrivé à ça :


JOUR 1
Partis un peu tard de Le Monêtier les Bains, nous sommes mis directement dans l'ambiance par la première ascension où nous poussons plus que nous roulons. Ce sera d'ailleurs le cas le plus souvent pendant ces trois jours : les Cerces, c'est raide, très raide...
Mais motivés par la beauté de la montagne, on avance, on avance, ... et on arrive au col de Buffère pour la première et longue descente (8km/500 m de D-).
Un vrai régal jusqu'à Névache, où une pause s'impose.
Le ciel se charge de plus en plus malgré les prévisions qui n'annoncent pas d'orage pour aujourd'hui. On continue donc vers la deuxième ascension du jour qui doit nous mener au col des acles, puis en Italie. On oubliera l'horrible piste sans un pêt d'ombre ou nous avons tous cru mourir...
L'orage n'est pas loin, mais des randonneurs qui descendent nous rassurent sur sa localisation : on continue.
La section qui part du col et doit nous mener au départ d'une descente réputée est magnifique. En voici une partie :

Il pleut, on attaque la descente (2km/500m de D-). C'est superbe effectivement : des lacets en quantité industrielle, beaucoup de cailloux et pas mal de pente ! C'est technique, voire très technique ; seul Benjamin se joue de certaines épingles en sortant de sa trousse à technique le pivot sur roue avant.
La suite sera bien différente. Arrivé en bas, BAM ! la foudre tombe tout près. Il pleut de plus en plus. La décision est vite prise, on délaisse la montée au col de thures pour la route qui nous mènera à la vallée étroite par le fond de la vallée.
Même si le goudron est par définition roulant, on arrive bien exténués au refuge I Re Magi. Et là, fatigués, trempés et crottés, nous sommes accueillis par Chiara. Aaaaah, charmante Chiara ! Sa seule présence nous réconforte, toutes nos tensions musculaires s'évaporent, nous nous sentons tous déjà beaucoup mieux !
Blague à part, alors qu'on ressemble plus à des clodos, on est accueilli comme des princes : les vélos ont droit à leur garage, nos pieds à des pantoufles, nos fringues de coyotes à la chaufferie, et nos petits corps endoloris à une douche chaude. Le bonheur quoi !
La suite est au diapason : antipasti, saucisses/polenta, fromage, dessert

Ça, ça nous a bien remis d'aplomb. Avec l'apéro pour commencer, le café et le génépi pour finir, on est allé se coucher sans remords aucuns !

JOUR 2
Je le savais.
Je le savais, mais je ne voulais par me rendre à la raison. Il y a trop de neige sur le Thabor, il faut renoncer au sommet. Voilà pourquoi je le hais. Tant pis, nous reviendrons. En discutant avec Chiara (Aaaahhh....), nous avons établi un tracé alternatif.
Pas simple de se remettre en selle, mais il suffit de lever le nez pour que la vue nous recharge les accus.

Après une pause touristique au lac vert, on attaque la longue remontée de la vallée étroite. C'est beau, vraiment très beau.
Quand, après du pédalage/poussage/portage/"longeage" de torrent on arrive au col des méandes (2700 m.), on se trouve au pied du Thabor, juste au dessus du grand Séru. Il nous manque 400m. pour atteindre le sommet, mais bon...
Une bonne grosse descente nous attend, mais la remontée au col du vallon nous nargue avec ces 2,5km et ses 400m de D+. Regardez plutôt :

On se dit qu'il n'y a pas tant de neige que ça, mais quand on y est, pas le choix, ça passe en plein dans le névé final...
Mais en attendant, il y a une fameuse descente à s'infuser : c'est parti pour 2,5km de descente et 500 m de D- !
Quand, après s'être gavé à la descente, en avoir bavé à la montée, on atteint enfin le col du vallon, on bascule face sud. A peine deux mètres sous le col, plus de vent : c'est plus fort que nous, on s'allonge dans l'herbe, et on profite quelques minutes du panorama. Certains on même failli s'endormir...
Ce qui nous attend est un vrai gros gâteau comme on n'en rencontre que rarement. Une descente de 7 kilomètres et 1000 m. de D-, d'une qualité et d'une variété sans égale dans un environnement fabuleux.

Arrivés à Névache, nous avons tous le sourire niais du gars content scotché sur la figure. Et là, est ce un signe du ciel ? On tombe par hasard sur une brasserie tenue par un Italien qui nous annonce fièrement qu'il brasse sa bière. Ni une, ni deux, en bons sportifs, nous profitons de ces bons sels minéraux qui tombent du ciel ! Il peut être fier le brasseur, elle est excellente sa bière.

Après trois pintes, direction le gîte. Et malgré la fatigue accumulée, on s'attable avec une horde de randonneurs bruyants qui fêtent l'anniversaire de Gaëtan (à moins que ce ne soit Constant, ou Pierre, ou Marcel, je ne sais plus). Gilbert en profite pour venir nous vanter l'excellent tracé vtt Sarreguemines/Nice. Peut être notre prochain périple, qui sait ?
Allez, au lit.

JOUR 3
Modification de l'itinéraire prévu. On revient à la toute première version, plus longue, mais moins rude.
Le petit échauffement matinal sur la route est bien venu. Et après, crac ! "Dré dans l'pentu" !
Une fois les 400 m. de dénivelé avalés, c'est du pur bonheur ! Nous sommes sur le chemin de ronde pendant presque 8 km. Ça monte juste un petit peu, c'est parfois plat ou descendant , la vue est magnifique, les rhododendrons sont en fleurs, le single est au top.

Et encore une descente ! Classe, toute en single, roulante au début puis avec quelques bons passages bien trialisants. Après 2 km et 370 m de descente, on a encore le sourire niais scotché au visage. Ça devient une habitude...
A partir de là, ça monte, progressivement, mais longtemps. On fini par arriver au lac rond, les pieds dans la neige .

Et on attaque la montée du col des Cerces, encore bien enneigé. On bascule derrière, et, devinez quoi ? Encore une descente au top, jusqu'au lac du même nom. Ça devient lassant... :) !!
Remontée au col de la Ponsonnière : chamois, vautours, paysage grandiose, ... Hein, quoi, je l'ai déjà dit ? Désolé, mais c'est partout comme ça dans les Cerces.
Et zou ! Encore 4,5 km et 600 m de descente !
Mais une fois en bas, on se rend compte que les organismes ont bien trinqué. La question se pose de shunter la dernière remontée et de terminer par la route. Cette option est cependant bien vite balayée : on s'engage sur le chemin du Roy. On se rend vite compte que le choix était le bon, car le dénivelé est raisonnable, et le sentier bucolique à souhait.
La dernière pause a une saveur toute particulière : à partir de maintenant, ça descend jusqu'à la fin. Après 4,3 km et 700 m de D-, nous voilà attablé autour d'un demi à Le Monêtier les Bains.
C'est fini.
C'était bien.
Ce sera dur de refaire du vélo "normalement"...
Merci à mes acolytes pour ce beau moment de montagne, de vélo, de sport, mais surtout de partage.

Pour ceux qui aiment les chiffres :
Jour 1 : 46 km / 2350 m de D+ et 2000 m de D-
Jour 2 : 21 km / 1400 m de D+ et 1500 m de D-
Jour 3 : 38 km / 2100 m de D+ et 2150 m de D-

Le tracé réellement effectué


Toutes les photos

mardi, juillet 6 2010

Tribe Meet au Val D'allos

tribemeet2010Pour la première année Tribe Sport Group organisait le "Tribe Meet".
Mais kezako ?
Avouons-le, ils ont repris l'idée des "Santacruz Days" de leur concurrent.
Il s'agissait de réunir les possesseurs de Rocky Mountain, Yeti et Niner au Val d'Allos pour une bonne journée de ride.
Hélas, pour cette première il n'y avait pas assez d'inscrits, ils ont donc ouvert cet événement à un plus large public.
David et moi avons décidé d'y participer.
Nous partons samedi 3 juillet à 9h.
Nous faisons une pause à Salon de Provence pour récupérer les clefs du studio que nous avions loué.
Nous arrivons au Seignus d'Allos en début d'après-midi ce qui nous permet de faire quelques descentes.
Les bleues sont bien sympa, la rouge de la Tribe 10 000, est bien défoncée (du au 1200 passages et aux intempéries).
Le soir nous mangeons local, un plat qui tient bien au corps: reblochon, patates, charcuteries et vin blanc.
Après une nuit agitée avec des ours, nous nous préparons à essuyer les plâtres de cet élèvement.
Accueil bien sympa avec petit dej.
David part avec un Yeti 303 DH et moi avec le Slayer 2011.
Nous passerons la matinée à écumer les pistes. David s'éclate avec son gros DH, moi je trouve ce Slayer un peu trop long pour moi et pas meilleurs que mon fidèle destrier.
2h plus tard nous rendons nos bikes et repartons sur les pistes avec nos montures puisqu'il n'y a pas de Flatline disponible.
Ce sera d'ailleurs la même chose l'après-midi (seul point noir de ce week-end).
Bon petit repas, changement de pneu pour David à cause d'un déchirure et nous voila de retour sur les pistes. Nous découvrons une noire terrible que nous ferrons plusieurs fois.
Puis l'heure de la sortie "all mountain" arrive. Organisée par Pep's Spirit.
Nous embarquons les vélos dans la remorque, sous les yeux de Ferraristes venus mettre des décibels et du CO2 dans ce beau décor.
Nous nous faisons déposer à 2247m puis nous grimpons jusqu'à 2838m.
Ensuite c'est que du bonheur jusqu'à 1414m: sous bois, épingles, gros speed, paysages magnifiques, caillasses......... que la montagne est belle !
De retour au village tout le monde est déjà parti (à part les organisateurs), nous rangeons le matos, prenons une douche et un café puis taillons la route jusque dans nos pénates.
Un bien bon week-end avec une météo au top et des gens bien sympa. A refaire
J'oubliais, nous avons croisé Sabrina Jonnier et Nicolas Vouilloz.
Mes photos

samedi, juillet 3 2010

Artouste, les Pyrénées, un bike parc… le sud ouest est servi !

Nouvelle saison ! Nouveau staff ! Déjà c’est pas mal non ? Ah ! Non, j’avais oublié de préciser que ce sont des privés qui on reprit l’exploitation du spot, des passionnés… Pyr-Bike : c’est eux ! Allez c’est reparti pour un tour à Artouste (64) une des stations les plus appréciée par les riders et par les contemplatifs ! Ces derniers apprécieront de pique-niquer face au célèbre pic du midi d’Ossau ou même se laisseront tenter par un tour avec le petit train le plus haut d’Europe ! Pour les riders, on repart sur les pistes qui ont fait la réputation du lieu : du technique et de la pente. Cependant les amoureux de singles zigzaguant entre pâturages et forêts s’en donneront à cœur joie. Pour eux la Rouge et la Noire seront les meilleurs spots. Quoique, la nouvelle Bleu pourrait leur convenir tout aussi bien. Rejoignant la Bleu sur le bas de la station, on rallonge de 200m de dénivelé négatif en forêt et de quelques passages magnifiques ! Y’a bien quelques autres surprises, mais a vous de venir les découvrir, a votre manière, la mienne c’est sur le bike, après a vous de voir !

Dans les nouveautés de l’année, les supports de bike sur les œufs sont équipés avec des protections en mousse, pour vos biclous, puis une petite décharge à signer à l’achat du forfait vous mettra au courant des contraintes et des conseils pour un ride no soucy !

Allez, le spot vous attend!

  • Ouverture : 10 Juillet au 15 Aoüt
  • Heure d’ouverture : 9h30 a 18h30
  • Prix du forfait journée : 16€
  • Prix ½ journée : 12€

jeudi, juin 24 2010

Romain Olmos d'HXR-VTT

romain_olmos.jpgPlanete Libre: Salut Romain. Nous nous sommes rencontrés au Mondial du VTT où tu faisais stand commun avec Draille Bike . Le lundi n'a pas été trop dur ?
Romain Olmos: Oui effectivement, j'ai fait un stand avec Loïs de Draille Bike, même si on est concurrent, Loïs est l'un de mes partenaires via Twenty 6 et El gallo. Nous nous connaissons depuis pas mal d'années donc petite entraide.
Le retour a été un peu dur.Lundi, retour à 1h30 du matin, rangement du camion et levé à 7h30 pour lire les tonnes de mails de HXR!

PL: Tu es le boss de HXR-VTT mais avant cela je crois que tu as eu une vie ? Tu as été Tatoueur? Videur? Chef de bande ?
RO: Mdr, rien de tout cela! mais videur on me l'a déja proposé ;). Concernant ma vie avant la création de HXR, petit flash back : j'ai arrêté l'école très tôt, à peine 16 ans (exemple à ne pas prendre les jeunes svp). Puis j'ai touché un peu à tout : déménageur, cloisonneur, vendeur, mécano .... mais avec toujours l'envie d'être dans le milieu du vtt. J'ai travaillé pour de grosses boites comme Décathlon (on est tous passé par là, lol), Culture vélo, Streak'x, Koxx et aussi pilote testeur pour le magazine Ride it!

PL: Tu viens de Tremblay-Lès-Gonesse, c'est vraiment dur comme endroit ? Je suppose que les médias ne nous montrent que le mauvais coté de la ville.
RO: Oui, je suis né à Tremblay (devenu Tremblay en France depuis quelques années déjà). Dur, je ne pense pas, après les médias grossissent toujours tout mais ce qui est vrai, tu dois te faire respecter pour ne pas te faire marcher dessus!

PL: Le VTT t'a aidé à ne pas passer du côté obscur ?
RO: Le sport en général, oui. En vivant là-bas, c'est beaucoup plus facile de passer du mauvais côté. C'est pour cela que j'essaye de motiver plein de jeunes du quartier à se mettre au VTT.

PL: Tu courais en 4X et en DH, qu'est ce qui te plait dans ces 2 disciplines ?
RO: J'ai même fait de la DH marathon pour tout te dire. Tout me plaît dans le vélo, n'importe quelle discipline, j'essaye de me faire plaisir dès que j'ai un guidon entre les mains! 4x/dirt/dh/ marathon /cross ... tout me plaît, même la mécanique et la préparation des vélos pour chaque discipline.

PL: Avoir encore de l'alcool dans le sang pendant la course donne plus d'engagement ?
RO: mdr, de l'engagement sûrement et se mettre la tête dans un arbre plus vite aussi! Boire ou rider il faut choisir!

PL: Ton pire souvenir sur une course ?
RO: Mon énorme crash, sur le 4X du Roc d'azur lors des entraînements. Après plus de 2 heures d'entrainement Karim Amour me demande si j'ai roulé sur l'extérieur des bosses. Je lui dis que non et que je vais justement tester. Sortie de grille au taquet, la rampe est à 6 mètres du sol, je prends la première bosse qui fait 9 mètres de long et là c'est le drame. La bosse n'était pas tassée, juste l'arête était dure comme de la pierre. Mon vélo pique de l'avant, mon short reste accroché au bike, pas possible de m'échapper. J'atterris 2 mètres derrière la réception sur le plat. Bilan: cage thoracique enfoncée , ligaments du genou et ménisques touchés.

PL: Ton meilleur souvenir ?
RO: Ils sont tous bons, même celui du crash du Roc. On s'était encore bien amusé même après cette énorme chute.
Mais mon meilleur souvenir je pense que c'est la Mountain of Hell où je me suis fait vraiment plaisir tout le long de ce week-end. Avec le team 4 tristan vienne/ meunier/titou/ les paname freeriders/ niklaroot etc. Autant en soirée que sur mon vélo de 4X pour la course. Où je me casse un doigt et où je me suis fait un peu secouer en bas avec 100 mm de débattement et frein en 160 mm (mdr). Mais je finis 19eme donc bien content de ce week-end!!!

PL: Quand tu as su que ta carrière de top pilote ne pourrait aboutir qu'est ce que tu t'es dit ?
RO: En fait, j'ai pris une grosse claque de la part des médecins. Je sortais de mon ligament du genou après 4 mois de rééducation comme un fou, je reprends le bike et je me broie la clavicule ! Les médecins ont été très clairs: "Romain tu ne remonteras pas sur le vélo, tu peux oublier". Prends ça dans la tête!!!
Grosse opération, 2 ans de rééducation et de doutes. Envie de montrer que je ride toujours mais ton corps te fait comprendre que c'est plus possible. Il ne me reste que 80% de mobilité de l'épaule. Voila un peu ce qui s'est passé dans ma tête.

PL: Qu'as tu fait après cela ?
RO: Je voulais monter ma boite, vers 30 ans mais là j'ai du me réveiller. J'ai décidé de monter HXR plus tôt que prévu.

PL: Tu es aujourd'hui le boss de HXR-VTT, importateur exclusif de Zumbi. Comment en es-tu arrivé là ?
RO: Je me suis battu, j'ai rien lâché! Je voulais importer une marque qui me plaisait, je voulais une marque artisanale et surtout qui ne se casse pas!
Je voulais importer PDC Racing. Une marque US. Mais la boite avait fermé.
J'ai passé des mois sur des forums du monde entier et je suis tombé sur Zumbi, qui a la même cinématique que PDC Racing.
Je les ai contactés et l'on a trouvé un accord commercial. Je pensais que c'était gagné et non ! Vive la France! 6 mois pour que les banques me disent ok. J'ai failli perdre la marque avec leurs conneries. Le 1 mars 2009 HXR était né!!

PL: Être son propre patron c'est cool mais hard, non ?
RO: Hard oui, comme tu peux le dire. Je gère tout de A à Z: site internet, commandes des clients, salon, compétitions (je ride encore sur certaines courses), communication avec la presse et clients, les pilotes ....
Mais quel bonheur de voir que mon petit bébé HXR avance sur le bon chemin. Même si c'est pas facile, surtout en France, quand tu vois que dès que tu es patron, à leurs yeux on est blindé!!!

PL: Tu nous en dis plus sur Zumbi ? Les meilleurs vélos du monde ?
RO: Zumbi, est une marque polonaise créée par Pawel Matusszynski qui conçoit et réalise la production en Pologne, 100% européenne!
Pawel a travaillé dans l'aéronautique pendant des années avant de créer Zumbi.
Chez eux: zéro stock. Chaque vélo est conçu à la commande. Pourquoi? Car vous pouvez choisir la couleur que vous souhaitez, la taille aussi et en option le sur-mesure pour seulement 150€ de plus!
Le système PFS, système créé par Pawel, est vraiment bluffant. Le vélo est vraiment très sensible sur les petits chocs et très ferme en fin de course, même avec un amortisseur d'entrée de gamme.
En parlant d' amortisseur chez Zumbi on peut aussi commander le cadre seul sans amorto ou nous avons le choix entre du Fox, du Elka ou de l'Avalanche.
Zumbi est vraiment une marque artisanale où chaque client peut faire son propre vélo unique!!!

PL: Une des attractions de ce Mondial glacial était le Boosty qui équipe 2 de tes bikes. Peux tu nous en dire plus ?
RO: Boosty a été créé par Juerg P. Lanz (qui était présent lors du mondial). Il s'est associé avec Zumbi pour faire des cadres sur-mesure afin de placer son moteur et son système électronique.
Le système Boosty est simple. Un moteur placé devant le boitier de pédalier qui entraine un plateau et un autre qui entraine la transmission comme un vélo classique via un pédalier de trial avec roue libre devant. Le tout boosté par la batterie qui est placée dans le sac à dos. Nous avons une autonomie de 4 h. Le système Boosty est une assistance électrique mais vous pouvez vous amuser à tourner la poignée de gaz sans pédaler pour les plus feignants.

PL: Antoine Bizet, le pilote Identi/Halo/Gusset par le biais de Mtbl parts, est pilote ZUMBI sur un F22 en slopestyle. Comment se passe votre collaboration ? Qu'est-ce qui t'a plu chez lui (au niveau pilotage bien sûr…..) ?
RO: Pour tout te dire, c'est Olivier, le boss de MTBL Parts qui m'a contacté en me disant qu'il avait Antoine comme super pilote. Comme Identiti n'a pas de vélo de slopestyle, il voulait que l'on s'associe pour faire quelque chose de bien avec Antoine.
J'ai contacté de suite Zumbi et le deal est passé.
Antoine n'est pas très loin de chez moi donc un petit plus pour que je puisse bien m'occuper de son bike.
Concernant son pilotage, Antoine est vraiment un extraterrestre. C'est le premier français à avoir rentré le double back flip. Ses 3.6 sont magnifiques.
Bref un super rider qui n'a pas fini de faire parler de lui!

PL: Tu as mis 4 heures pour monter le F22 d'un client car tu avais un petit souci de pièces, tout cela dans le plus grand calme. D'où te vient cette zen attitude ?
RO: Oui petits soucis. Quelques fournisseurs ont un peu de mal à bien lire les bons de commande! Je pense qu'en vieillissant je deviens un peu plus calme.
J'ai fait 6 ans de kung fu où j'ai appris la zen attitude. Mais fallait pas trop me chercher non plus après ces 4 h. lol!!

PL: Comment vois tu l'année 2010 pour HXR-VTT ?
RO: Je pense que 2010 va être l'année qui va bien faire connaitre HXR. En croisant les doigts. De toute manière je lâche rien et continue sur ma lancée, pour travailler du mieux possible et que Zumbi soit vu correctement.

PL: Tu seras présent sur quels événements cette année ?
RO: Je serai sur le championnat Nord Pas de Calais où je suis mon pilote de DH: Matthieu Beaube. Actuellement troisième au classement général.
En plus HXR est partenaire de l'épreuve et fait gagner un cadre Zumbi!
Je serais présent sur quelques coupes de France et au Roc d'azur mais avec les vélos sur le dos car plus assez de budget pour le stand.

PL: Comment es-tu devenu végétarien ? Un peu atypique dans le milieu du VTT, non ?
RO: Houla, ça remonte à 18 ans!!! Petite rencontre avec un abattoir quand j'étais minot chez moi en Italie. Le choc total. J'ai décidé d'arrêter de manger de la viande.
Les gens ne comprennent pas trop. C'est pas toujours facile dans le monde du VTT où t'as toujours un bout de saucisson ou de tartiflette qui traine. Mais bon je le vis très bien, no stress.

PL: Je sais que tout ce qui se passe sur le Mondial reste au Mondial mais tu confirmes que les Zumbi tiennent mieux l'alcool que les Chumba ?
RO: L'organisateur de cette soirée Chumba (dont je tairai le nom) a voulu s'attaquer à Zumbi. Il a du oublier qu'en Pologne nous avons la vodka!!!
Zumbi a mis K.O Chumba. Mais comme Zumbi est cool il l'a ramené tranquillement, avec Mr Boosty, dans son lit.

PL: Je te remercie pour avoir répondu à mes questions, ce fut un plaisir de te rencontrer, si tu passes dans le Sud il faudra que je te fasse découvrir nos spots. Un petit mot pour conclure ?
RO: Merci à toi pour cette interview qui m'a bien fait plaisir. Rencontre fort sympathique aussi pour ma part, avec grand plaisir pour un riding dans le Sud.
A bientôt!!!

Pour conclure gros gros remerciements:
à mon winnie (denis) qui est bien présent en ce moment pour me soutenir et me donner un vrai coup de pouce, merci à toi.
à Loïs de Draille Bike pour cette fabuleuse soirée et pour tout le reste.
à mon roudoudou (David) et Alex (kustom culture) , ma mère pour les papiers et tous les gens qui me soutiennent!
à mon chat (héléna) qui me soutient depuis les débuts et à mon tof (mountainbikers) et ma Romy depuis plus de 15ans !!!!!
à Benoit pour le voyage en vito et son aide sur le stand ;) et à la tienne aussi
Merci à tous!!! Crédit photo : Bloono Cherry

lundi, juin 21 2010

MON MONDIAL DU VTT

mondial2010.jpgEn tant que représentant de Draille Bike, j'ai participé à mon premier Mondial du VTT..
Voici mon petit compte de rendu de cette aventure.

Jeudi: départ à 5h30 pour 433 km. Le temps n'est pas génial. Arrivée sur Grenoble dans un bel embouteillage, je prends mon mal en patience. Vers 10h30 me voici enfin arrivé dans l'un des gros événements du monde du VTT.
Je retrouve Loïs Debievre (patron de Draille Bike) et Romain Olmos (patron de HXR Shop, importateur de Zumbi).
Nous montons le stand et terminons sous un beau soleil, qui ne va pas durer. En effet, la pluie va s'inviter et le terrain se détremper, jusqu'à devenir bien gras.
D'où l'état des riders que l'on voit passer.
Il n'y a pas grand monde aujourd'hui. Nous plions le stand vers 19h et rentrons à l'appart (que nous avons eu au dernier moment....).
Romain ayant zappé les courses, nous terminons dans la pizzeria des parents des pilotes Chumba locaux. Des jumeaux avec le "beau gosse" style.
Après le repas le patron nous offre un verre dans le bar d'à coté, qu'hélas je déclinerais car trop HS.

Vendredi: réveil à 7h45 sous un temps bien mitigé. Direction le stand où un gars du coins nous amène son bike et le cadre de son futur bike: des Nicolai. Mais qu'est ce que cela signifie, Draille Bike va-t-il être le nouvel importateur ? Vous le saurez bientôt.
Le soleil étant réapparu dans l'après-midi l'équipe décide d'aller rouler: Loïs, Romain, Benoit, les jumeaux "beau gosse" et "Krachy" de vélo vert. Je garderais les boutiques en profitant du soleil.
En fin d'après midi, un suisse allemand arrive avec des vélos de feignants: des Zumbi à la sauce Boosty.
Ces vélos feront l'attraction de nos stands. Vraiment sympa le concept et ces vélos ont vraiment de la patate !
La journée ce termine avec un temps des plus maussade.
Après un bon petit repas (au cours duquel j'aurais halluciné sur la quantité de nourriture ingurgité par Romain) les jeunes sortent.

Samedi: Petit point météo: froid et bruine. Les riders sortent les combis et moi je vais acheter un bonnet.
Vu le peu de monde nous décidons d'attirer le chaland par la vente de vin chaud. Nous en passerons 10 litres et ce ne fut pas assez.
Malgré cette météo pourrie l'ambiance est bien cool.
La journée va se terminer au Maya pour la soirée organisée par Draille Bike. Malgré l'insistance de Loïs et Romain je décide de ne pas y aller.
Bien m'en a pris ;)
Tout ce qui se passe au Mondial restant au Mondial je ne vous en dirais pas plus mais je peux vous dire qu'il y a eu de l'animation. Il semblerait que les Zumbi soient meilleurs que les Chumba !

Dimanche: au réveil je m'aperçois qu'il y a du monde de partout dans l'appart et qu'il y a meme des personnes que je ne connais pas..... Plusieurs d'entre eux ont vraiment une sale tête !
Il a neigé cette nuit !
Malgré cela en vrais professionnels le stand est monté. Ce n'est pas le cas de tous les exposants: la soirée semble avoir été bien rude !
Il n'y a pas grand monde et il fait super froid, la journée sera longue.
Vers les 17h je rentre à la maison.
La météo était vraiment pourrie mais l'ambiance était au top, je ne regrette pas d'y etre allé et d'avoir rencontré des mecs bien cool.
Romain t'es un Requin ! Loïs attention à ta réputation ;) . Florent, Quentin et tous les autres, content d'avoir fait votre connaissance.
A l'année prochaine ?
Les photos

mercredi, juin 16 2010

ITW de Cyril puis de Joël / Enduro Vibes

Cyril est un des boss de « Infiniproshop », site de VPC bien connu, entre autres, des amateurs de VTT Nicolaï. Il nous livre ses impressions sur le weekend, et nous parle ensuite de la boite de vitesse pour VTT qu’il connaît particulièrement bien.

Planetelibre : Bonjour Cyril, comment as-tu connu les EV ?

Cyril: En fait grâce à toi qui m'en as parlé.

PL : Qu’est-ce qui t’as donné envie de venir ?

Cyril: Le côté convivial et le cadre bien sur les gorges du Tarn m'ont donné envie de venir

PL: Ce week-end a-t-il répondu à tes attentes ?

Cyril: A 150% vraiment très bon que du fun et du plaisir à rouler avec en plus un staff super cool. Bref, tout ce qui fait rouler beaucoup de bikers

PL : Que penses-tu du rapport qualité/prix de cet évènement ?

Cyril: Il est vraiment bon, surtout que les prestations sont vraiment à la hauteur.

PL : En tant qu’habitué des Enduro Séries et autres compétitions d’enduro, le côté chrono ne t’a-t-il pas manqué?

Cyril: Non, bien au contraire ! Pour s'éclater entre potes on a pas besoin de chrono et puis le plaisir de piloter n'est pas toujours compatible avec le chrono. Là on peut se permettre d'aller chercher une trajectoire juste pour faire un petit ou un transfert qui nous ferait perdre du temps en course mais tellement plus fun a rouler.

PL : La pluie t’a-t-elle gêné ?

Cyril: Non le terrain draine très bien et la pluie n'a été que peu présente, et même mouillé le terrain était super agréable à rouler.

PL : Quel est ton meilleur souvenir du week-end ?

Cyril: Dur dur ! En fait le weekend complet!

PL : Es-tu prêt à revenir ?

Cyril: Je serais là l'année prochaine

PL : L’année dernière, il y avait deux fois plus de riders pour ce même séjour. Quelles pourraient être selon toi les raisons d’une telle défection en 2010 ?

Cyril: Je n’étais pas là l'année dernière, mais peu être le manque de com, mais comme ça difficile a dire.

PL : Combien de fois as-tu repris de l’aligot ?

Cyril: J'ai été raisonnable, qu'une fois



UP DATE SUR LA BOITE DE VITESSE ADAPTEE AU VTT


PL : Cyril, tu étais le seul à rouler avec une boite de vitesse intégrée sur ton VTT. Pourquoi d’après toi n’est ce pas plus répandu ?

Cyril: D'abord le prix, ensuite le manque de com autour du système, et enfin le poids

PL : Quels sont les avantages d’un tel montage ?

Cyril: Ils sont nombreux et deux sortes :

en premier les avantages direct du système :

-pas d'organe sensible a l'extérieur comme le dérailleur et la cassette

- pas de risque de déraillement

-transmission plus fiable

-moins d'entretien

en second les avantages indirect :

La transmission et la suspension sont bien mieux isolées et il n'y a pas d'interaction entre les deux ce qui apporte plus de réactivité à la suspension

La possibilité de changer de vitesse sans pédaler

Un étagement des vitesses linéaire 13,5% entre chaque rapport ce qui induit moins de changement de rythme comme cela peu se produire avec une cassette.

Un parapluie symétrique sur le rayonnage de la roue arrière ce qui donne une roue plus solide et qui vieillit mieux dans le temps avec une tension de rayon inférieure et équilibrée.

PL : Ses inconvénients ?

Cyril: Le poids et la poignée tournante

PL : Quelles ont été les améliorations apportées à la boite de vitesse ces dernières années ?

Cyril: En fait Nicolai est quasiment le seul fabriquant a travailler sur le sujet et à produire des produits aboutis et fiables ; la preuve la mienne a 3 ans !! Il y a la GBOXX1 celle que j'ai sur mon bike ce weekend, qui a 14 rapports, et permet d'avoir un vélo polyvalent, et depuis l'année dernière la gboxx2 qui est dédiée à la descente avec seulement 7 rapports, et qui a l'avantage de pouvoir être intégrée par n'importe que fabriquant de vélo car il y a un standard de fixation libre de droit permettant à quiconque de concevoir un vélo à boite vitesse, comme pour un vélo avec dérailleur. Et sur la gboxx2 on peut changer de rapport en pleine charge vers les rapports les plus longs et relancer le pédalage vers les plus courts alors que sur le 1 il fallait toujours relâcher le pédalage.

PL: Selon toi, qu’est ce qui est encore perfectible ?

Cyril: La commande par poignet tournante et le poids bien que ce ne soit pas si pénalisant surtout en DH.

PL : Quel est le poids de ton Nicolai dans cette configuration ?

Cyril: Dans la config de ce weekend 16,3kgs mais j'ai pas encore tout les composant désiré et notamment la fourche me permettra de passer à 16kgs.

PL : G Box ou Rolhoff ?

Cyril: Les deux sont liées mais Gboxx pour la répartition des masses, surtout que la gboxx 1 est un Rohloff intégré dans le cadre.

Merci Cyril, et à très bientôt pour le montage de mon Nicolaï !



A l'occasion de son anniversaire, Joël s'est rendu à Sainte Enimie avec 10 amis qu'il a carrément invité pour le tout week-end. La veille ils étaient déjà sur place pour un programme spécialement concocté pour eux par Camino. De quoi passer trois jours mémorables dans un esprit et une ambiance à l'image de tout ce qui lie ce groupe de copains.

Planetelibre: Bonjour Joël, comment as-tu connu les EV ?

Joël: J'ai connu EV en lisant VTT Mag.

PL: Qu’est-ce qui t’as donné envie d'y participer ?

Joël: Ma Femme m’a offert un we VTT. J'ai choisi d'essayer un les EV à Barcelonette (2009) organisés par Camino dans le but de trouver un trio pour mon anniversaire.

PL: Ce week-end a-t-il répondu à tes attentes ?

Joël: Oui le lieu, le niveau, l'ambiance et l'encadrement correspondait a ce que je cherchais. Le vendredi en particulier qui était organise spécialement pour nous.

PL: La pluie t’a-t-elle gêné ?

Joël: Non la pluie fait partie du jeu. D'ailleurs les deux we ont été sous la pluie !!

PL: Quel est ton meilleur souvenir du week-end ?

Joël: Le meilleurs souvenir ... Ta chute et ce cadre grandiose.

PL: Es-tu prêt à revenir ?

Joël: Revenir certainement car chaque sortie ne ressemble jamais a la précédente.

PL: L’année dernière, il y avait deux fois plus de riders pour ce même séjour. Quelles pourraient être selon toi les raisons d’une telle défection en 2010 ?

Joël: Peut être le temps, la crise ou peut être que c'est du au côté très élitiste qui fait qu'il n'y a pas beaucoup de riders à ce niveau, et que ceux qui sont déjà venus cherche une autre aventure.

PL: Combien de fois as-tu repris de l’aligot ?

Joël: 3 fois mais ne le dis a personne.

PL: Pour fêter dignement tes 50 ans, tu as carrément invité tes meilleurs amis pour tout le week-end ? Pourquoi les Enduro Vibes et pas un truc du genre resto/boite ?

Joël: Tout simplement parce qu'un resto boite on le fait souvent entre nous. Par contre inviter mes meilleurs copains a un EV est beaucoup plus ouf ... Et une bonne surprise car jusqu'à l'arrivée à St. Enimie ils ne savaient pour où on allait.



mercredi, juin 9 2010

GREG, "mister Camino", revient sur les Enduro Vibes

Planetelibre : Parlons déjà des choses qui fâchent, ou qui en tous cas déçoivent : Malgré des commentaires unanimement élogieux en 2010, il y avait moitié moins d’inscrits cette année : Comment analyses-tu cette baisse d’effectif ?

Greg : La multiplication des événements enduro, un concept encore flou pour beaucoup de pilotes, un déficit de communication (gros carton à VTT cet été qui m'a pénalisé dans mon travail de bureau et de terrain)

PL : Une des raisons pourrait-être que les enduristes semblent des accros du chrono ; Mais paradoxalement, les compétiteurs se plaignent aussi de ne pas passer assez de temps sur le vélo le jour de l'épreuve....

Greg : D'abord je crois qu'il faut savoir ce qu'est un enduriste avant toute chose, parce que quand tu regardes de près tout ce qui est proposé il est difficile de trouver 2 formules identiques. Elles ne sont pas incompatibles, et je les crois complémentaires. De notre côté les convictions et le concept sont clairs, reste à se faire identifier plus massivement des pilotes.

PL : Comment comptes-tu réagir pour que les EV ne meurent pas ?

Greg : En progressant dans la communication. D'ailleurs à ce titre nous nous sommes mis à la vidéo, support semble-t-il incontournable désormais.

PL : Où étaient tes partenaires cette année ?

Greg : Yodabikes progresse sans cesse grâce à la qualité de son travail et donc apparaisse les soucis de planning, car ils ne manquent pas d'activités. Quant aux autres, rien n'est jamais figé. Un bon partenariat repose sur des échanges pertinents.Faute de disponibilité à cause de mon accident, je n'ai pu gérer ce dossier là des EV, préférant me consacrer à la qualité des prestations.

PL : Quelle part représentent les EV dans l’activité totale de Camino ?

Greg : Cette année ?… pas lourd sûrement, à voir avec le Cantal qui semble mieux se remplir que les Gorges du Tarn. En 2009, à peu près 20 % du CA.

PL : Et dans ton cœur ?

Greg : J'aime voir plein de pilotes se régaler sur des parcours à chacun son rythme, se rencontrer, se tirer la bourre ou partager un tas de choses sans se connaitre au préalable. Mais j'aime aussi rouler en séjour avec mes clients en petit comité car on peut partager plus de choses. Vu les parcours, je dors moins bien et suis moins disponible (tu en sais quelque chose) pendant les EV qu'un séjour. J'aime les 2, et avec les 2 concepts j'ai toujours envie d'en donner un max aux pilotes pour qu'ils soient sur le cul : qualité des parcours, paysages, bouffe… c'est parfois difficile dans le cadre d'une activité professionnelle mais je ne me résouds pas à fonctionner de manière strictement calculée.

PL : Toi qui voyages beaucoup à l’étranger, y a-t-il une forme d’enduro « à la française » ?

Greg : Oui je crois, surtout comme je le pratique lors des séjours Enduro Trips® ou des événements Enduro Vibes™ et Camino Days.

PL : Quel est ton rêve d’enduriste ?

Greg : Que la montagne reste libre d'accès et ce n'est pas gagné.

PL : Pendant ces deux jours, nous avions la fantastique impression que la nature nous appartenait, que nous étions seuls au monde, loin des rassemblements de masse. L’esprit de Camino ne va-t-il pas se perdre au milieu du Big Bike Festival (Camino days) ?

Greg : Seule la base sera commune. Les parcours (sentiers naturels et non des pistes aménagées) n'ont rien à voir et sont d'ailleurs éloignés. Idem pour les repas.

PL : Est-ce pour toi nécessaire d’en passer par là ?

Greg : Je ne sais pas. Basé à Autrans tout près de Villard de Lans depuis juillet 2008, il me semble intéressant de m'impliquer dan la nouvelle dynamique locale en terme de VTT. Car celle déjà en place ne me convient pas et la nouvelle mise en avant par Villard de Lans me motive nettement plus.

PL : Parles-nous de l’équipe Camino ; Qui sont les personnes qui t’entourent à l’année ? Comment avez-vous été amenés à travailler ensemble ?

Greg : Je suis le seul qui travaille à temps plein à l'année, depuis 4 ans alors que Camino vit sa 10ème saison. Avant j'étais pisteur secouriste l'hiver + gestion de la boite sur mon temps libre. Depuis le début Carole, ma femme, m'aide sur les temps forts. Les moniteurs, ou guides comme je préfère les appeler ne travaillent pas que pour moi. Ils sont tous à leur compte et ont aussi leurs propres activités. L'hiver ils ont un autre métier (pisteur secouriste, accompagnateur raquettes). Nos rencontres ne se sont pas faites par hasard : vision et pratique du VTT communes.

PL : Comment nait un séjour Camino ?

Greg : C'est un long travail qui voit une idée se transformer en produit qui se vend. Et toutes nos idées ne sont pas toujours bonnes en terme de programmation. Nous ne craignons pas d'aller rouler sur des sites que nous ne connaissons pas et prendre le temps d'avoir une excellente maitrise des lieux. D'ailleurs certains séjours nécessitent plusieurs saisons avant de voir le jour. Car un séjour ce n'est pas juste un parcours. Ce n'est pas rare que pour un premier départ nous choisissions les clients.
La genèse d'un séjour :

- une idée, propre à Camino ou non. D'autres pratiques sont de bonnes sources d'inspiration (trail, équitation)

- ébauche d'itinéraire avec travail sur carte et en croisant nos connaissances locales, sinon en chopant des informations de différentes manières

- reconnaissances terrain, rencontres avec les hébergements

- reportage avec la presse

- 1ers clients

et c'est parti. Un programme n'est jamais figé. Nous cherchons perpétuellement à améliorer notre activité et sommes attentifs aux nombreux éléments qui contribuent à la réussite d'un séjour (variantes, état du terrain, saisons, repas, fréquentation des lieux, etc…).
C'est un gros travail, qui nécessite des connaissances et des compétences si on veut que l'idée se transforme en produit de qualité rentable. Il ne suffit pas de savoir rouler et prendre du temps pour repérer contrairement à ce que pensent certains pratiquants, voir même certains professionnels.

PL : Es tu plutôt tire-bouchstroumf ou stroumpf-bouchon ?

Greg : tire-bouchstroumf

PL : A toi le mot de la fin…

Greg : Le VTT un sport de pilotage avant d'être du cyclisme ! Merci à toi et Planète libre.


Merci Greg, J’ai hâte de te retrouver les 12 et 13 juin pour les « Camino Days » à Villard de Lans.

mardi, juin 8 2010

4X de Combes

La journée, du dimanche 6 juin, commence par un petit déjeuné au soleil sur la terrasse avec Benoit (rider Nexsen Bike) et ma petite famille. Puis vers les 8h30 on prend la direction de Combes pour le Championnat Régional de 4X. Dès Lamalou nous rencontrons la pluie et celle-ci s'intensifiera jusqu'à Combes. Arrivés sur place, c'est donc la pluie puis un gros orage qui nous accueille. Une fois les plaques de cadre retirées, nous prenons la direction du départ pour effectuer nos premiers runs de reconnaissance. Les premières descentes sont nickels, la pluie ayant enlevé la poussière le grip est là. Mais l'orage durant, la piste devient trempée ou détrempée à certains endroits, cela demande un pilotage un peu plus fin surtout en courbe. Mais le plaisir de rouler sur cette piste est toujours là et nous continuons à effectuer des passages.

En fin de matinée la pluie s'arrête, nous continuons à rouler en attendant que le BBQ soit prêt. 13h, le repas (saucisse, tomate, oeufs, fromage, ...) offerts au pilote est prêt, mais un nouvel orage commence. Nous trouvons refuge dans la voiture. Le froid, la pluie et l'humidité des habits, nous met le moral en difficulté. 14h, les premières manches vont bientôt commencer. On sort de la voiture, la pluie s'arrête et laisse place au soleil et au vent. Nous avons le droit à 15 minutes de nouvelles reconnaissances, la piste commence a sécher. Personnellement, je me sens bien plus à l'aise que l'année dernière sur la piste, mais je n'arrive pas à passer la grosse double à la fin, dommage. Les championnats commencent par le run de placement qui s'effectue seul sur la piste face au chronomètre. Mon run se passe bien mais sans plus. Arrivent les manches, le règlement est "dur" : un seul passage pour se qualifier, seuls les deux premiers restent. Sur la grille de départ nous sommes trois, et comme d'habitude je prend un très mauvais départ et je me retrouve dernier dès le premier saut. Mais au premier virage, j'arrive à rester dans la roue du second. La suite se passera nickel, je passe même la triple avant le virage. A l'arrivée, je regrette mon manque d'attaque/agressivité qui m'aurait permis d'accrocher une qualification pour la suite. De son coté Benoit, enchaine les qualifications et se retrouve en demi-finale. Hélas, un mauvais départ, le prive de la finale. En petite finale, il terminera second, ce qui le place 6ème du championnat régional, pas mal pour son premier 4X. C'est dans une bonne ambiance que nous assistons à la remise des récompenses, chaque pilote a droit à son lot.

Mes quelques photos :

Un grand merci à toute l'équipe du 4X Combes pour l'organisation de ce 4X.

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