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mercredi, juin 16 2010

ITW de Cyril puis de Joël / Enduro Vibes

Cyril est un des boss de « Infiniproshop », site de VPC bien connu, entre autres, des amateurs de VTT Nicolaï. Il nous livre ses impressions sur le weekend, et nous parle ensuite de la boite de vitesse pour VTT qu’il connaît particulièrement bien.

Planetelibre : Bonjour Cyril, comment as-tu connu les EV ?

Cyril: En fait grâce à toi qui m'en as parlé.

PL : Qu’est-ce qui t’as donné envie de venir ?

Cyril: Le côté convivial et le cadre bien sur les gorges du Tarn m'ont donné envie de venir

PL: Ce week-end a-t-il répondu à tes attentes ?

Cyril: A 150% vraiment très bon que du fun et du plaisir à rouler avec en plus un staff super cool. Bref, tout ce qui fait rouler beaucoup de bikers

PL : Que penses-tu du rapport qualité/prix de cet évènement ?

Cyril: Il est vraiment bon, surtout que les prestations sont vraiment à la hauteur.

PL : En tant qu’habitué des Enduro Séries et autres compétitions d’enduro, le côté chrono ne t’a-t-il pas manqué?

Cyril: Non, bien au contraire ! Pour s'éclater entre potes on a pas besoin de chrono et puis le plaisir de piloter n'est pas toujours compatible avec le chrono. Là on peut se permettre d'aller chercher une trajectoire juste pour faire un petit ou un transfert qui nous ferait perdre du temps en course mais tellement plus fun a rouler.

PL : La pluie t’a-t-elle gêné ?

Cyril: Non le terrain draine très bien et la pluie n'a été que peu présente, et même mouillé le terrain était super agréable à rouler.

PL : Quel est ton meilleur souvenir du week-end ?

Cyril: Dur dur ! En fait le weekend complet!

PL : Es-tu prêt à revenir ?

Cyril: Je serais là l'année prochaine

PL : L’année dernière, il y avait deux fois plus de riders pour ce même séjour. Quelles pourraient être selon toi les raisons d’une telle défection en 2010 ?

Cyril: Je n’étais pas là l'année dernière, mais peu être le manque de com, mais comme ça difficile a dire.

PL : Combien de fois as-tu repris de l’aligot ?

Cyril: J'ai été raisonnable, qu'une fois



UP DATE SUR LA BOITE DE VITESSE ADAPTEE AU VTT


PL : Cyril, tu étais le seul à rouler avec une boite de vitesse intégrée sur ton VTT. Pourquoi d’après toi n’est ce pas plus répandu ?

Cyril: D'abord le prix, ensuite le manque de com autour du système, et enfin le poids

PL : Quels sont les avantages d’un tel montage ?

Cyril: Ils sont nombreux et deux sortes :

en premier les avantages direct du système :

-pas d'organe sensible a l'extérieur comme le dérailleur et la cassette

- pas de risque de déraillement

-transmission plus fiable

-moins d'entretien

en second les avantages indirect :

La transmission et la suspension sont bien mieux isolées et il n'y a pas d'interaction entre les deux ce qui apporte plus de réactivité à la suspension

La possibilité de changer de vitesse sans pédaler

Un étagement des vitesses linéaire 13,5% entre chaque rapport ce qui induit moins de changement de rythme comme cela peu se produire avec une cassette.

Un parapluie symétrique sur le rayonnage de la roue arrière ce qui donne une roue plus solide et qui vieillit mieux dans le temps avec une tension de rayon inférieure et équilibrée.

PL : Ses inconvénients ?

Cyril: Le poids et la poignée tournante

PL : Quelles ont été les améliorations apportées à la boite de vitesse ces dernières années ?

Cyril: En fait Nicolai est quasiment le seul fabriquant a travailler sur le sujet et à produire des produits aboutis et fiables ; la preuve la mienne a 3 ans !! Il y a la GBOXX1 celle que j'ai sur mon bike ce weekend, qui a 14 rapports, et permet d'avoir un vélo polyvalent, et depuis l'année dernière la gboxx2 qui est dédiée à la descente avec seulement 7 rapports, et qui a l'avantage de pouvoir être intégrée par n'importe que fabriquant de vélo car il y a un standard de fixation libre de droit permettant à quiconque de concevoir un vélo à boite vitesse, comme pour un vélo avec dérailleur. Et sur la gboxx2 on peut changer de rapport en pleine charge vers les rapports les plus longs et relancer le pédalage vers les plus courts alors que sur le 1 il fallait toujours relâcher le pédalage.

PL: Selon toi, qu’est ce qui est encore perfectible ?

Cyril: La commande par poignet tournante et le poids bien que ce ne soit pas si pénalisant surtout en DH.

PL : Quel est le poids de ton Nicolai dans cette configuration ?

Cyril: Dans la config de ce weekend 16,3kgs mais j'ai pas encore tout les composant désiré et notamment la fourche me permettra de passer à 16kgs.

PL : G Box ou Rolhoff ?

Cyril: Les deux sont liées mais Gboxx pour la répartition des masses, surtout que la gboxx 1 est un Rohloff intégré dans le cadre.

Merci Cyril, et à très bientôt pour le montage de mon Nicolaï !



A l'occasion de son anniversaire, Joël s'est rendu à Sainte Enimie avec 10 amis qu'il a carrément invité pour le tout week-end. La veille ils étaient déjà sur place pour un programme spécialement concocté pour eux par Camino. De quoi passer trois jours mémorables dans un esprit et une ambiance à l'image de tout ce qui lie ce groupe de copains.

Planetelibre: Bonjour Joël, comment as-tu connu les EV ?

Joël: J'ai connu EV en lisant VTT Mag.

PL: Qu’est-ce qui t’as donné envie d'y participer ?

Joël: Ma Femme m’a offert un we VTT. J'ai choisi d'essayer un les EV à Barcelonette (2009) organisés par Camino dans le but de trouver un trio pour mon anniversaire.

PL: Ce week-end a-t-il répondu à tes attentes ?

Joël: Oui le lieu, le niveau, l'ambiance et l'encadrement correspondait a ce que je cherchais. Le vendredi en particulier qui était organise spécialement pour nous.

PL: La pluie t’a-t-elle gêné ?

Joël: Non la pluie fait partie du jeu. D'ailleurs les deux we ont été sous la pluie !!

PL: Quel est ton meilleur souvenir du week-end ?

Joël: Le meilleurs souvenir ... Ta chute et ce cadre grandiose.

PL: Es-tu prêt à revenir ?

Joël: Revenir certainement car chaque sortie ne ressemble jamais a la précédente.

PL: L’année dernière, il y avait deux fois plus de riders pour ce même séjour. Quelles pourraient être selon toi les raisons d’une telle défection en 2010 ?

Joël: Peut être le temps, la crise ou peut être que c'est du au côté très élitiste qui fait qu'il n'y a pas beaucoup de riders à ce niveau, et que ceux qui sont déjà venus cherche une autre aventure.

PL: Combien de fois as-tu repris de l’aligot ?

Joël: 3 fois mais ne le dis a personne.

PL: Pour fêter dignement tes 50 ans, tu as carrément invité tes meilleurs amis pour tout le week-end ? Pourquoi les Enduro Vibes et pas un truc du genre resto/boite ?

Joël: Tout simplement parce qu'un resto boite on le fait souvent entre nous. Par contre inviter mes meilleurs copains a un EV est beaucoup plus ouf ... Et une bonne surprise car jusqu'à l'arrivée à St. Enimie ils ne savaient pour où on allait.



mercredi, juin 9 2010

GREG, "mister Camino", revient sur les Enduro Vibes

Planetelibre : Parlons déjà des choses qui fâchent, ou qui en tous cas déçoivent : Malgré des commentaires unanimement élogieux en 2010, il y avait moitié moins d’inscrits cette année : Comment analyses-tu cette baisse d’effectif ?

Greg : La multiplication des événements enduro, un concept encore flou pour beaucoup de pilotes, un déficit de communication (gros carton à VTT cet été qui m'a pénalisé dans mon travail de bureau et de terrain)

PL : Une des raisons pourrait-être que les enduristes semblent des accros du chrono ; Mais paradoxalement, les compétiteurs se plaignent aussi de ne pas passer assez de temps sur le vélo le jour de l'épreuve....

Greg : D'abord je crois qu'il faut savoir ce qu'est un enduriste avant toute chose, parce que quand tu regardes de près tout ce qui est proposé il est difficile de trouver 2 formules identiques. Elles ne sont pas incompatibles, et je les crois complémentaires. De notre côté les convictions et le concept sont clairs, reste à se faire identifier plus massivement des pilotes.

PL : Comment comptes-tu réagir pour que les EV ne meurent pas ?

Greg : En progressant dans la communication. D'ailleurs à ce titre nous nous sommes mis à la vidéo, support semble-t-il incontournable désormais.

PL : Où étaient tes partenaires cette année ?

Greg : Yodabikes progresse sans cesse grâce à la qualité de son travail et donc apparaisse les soucis de planning, car ils ne manquent pas d'activités. Quant aux autres, rien n'est jamais figé. Un bon partenariat repose sur des échanges pertinents.Faute de disponibilité à cause de mon accident, je n'ai pu gérer ce dossier là des EV, préférant me consacrer à la qualité des prestations.

PL : Quelle part représentent les EV dans l’activité totale de Camino ?

Greg : Cette année ?… pas lourd sûrement, à voir avec le Cantal qui semble mieux se remplir que les Gorges du Tarn. En 2009, à peu près 20 % du CA.

PL : Et dans ton cœur ?

Greg : J'aime voir plein de pilotes se régaler sur des parcours à chacun son rythme, se rencontrer, se tirer la bourre ou partager un tas de choses sans se connaitre au préalable. Mais j'aime aussi rouler en séjour avec mes clients en petit comité car on peut partager plus de choses. Vu les parcours, je dors moins bien et suis moins disponible (tu en sais quelque chose) pendant les EV qu'un séjour. J'aime les 2, et avec les 2 concepts j'ai toujours envie d'en donner un max aux pilotes pour qu'ils soient sur le cul : qualité des parcours, paysages, bouffe… c'est parfois difficile dans le cadre d'une activité professionnelle mais je ne me résouds pas à fonctionner de manière strictement calculée.

PL : Toi qui voyages beaucoup à l’étranger, y a-t-il une forme d’enduro « à la française » ?

Greg : Oui je crois, surtout comme je le pratique lors des séjours Enduro Trips® ou des événements Enduro Vibes™ et Camino Days.

PL : Quel est ton rêve d’enduriste ?

Greg : Que la montagne reste libre d'accès et ce n'est pas gagné.

PL : Pendant ces deux jours, nous avions la fantastique impression que la nature nous appartenait, que nous étions seuls au monde, loin des rassemblements de masse. L’esprit de Camino ne va-t-il pas se perdre au milieu du Big Bike Festival (Camino days) ?

Greg : Seule la base sera commune. Les parcours (sentiers naturels et non des pistes aménagées) n'ont rien à voir et sont d'ailleurs éloignés. Idem pour les repas.

PL : Est-ce pour toi nécessaire d’en passer par là ?

Greg : Je ne sais pas. Basé à Autrans tout près de Villard de Lans depuis juillet 2008, il me semble intéressant de m'impliquer dan la nouvelle dynamique locale en terme de VTT. Car celle déjà en place ne me convient pas et la nouvelle mise en avant par Villard de Lans me motive nettement plus.

PL : Parles-nous de l’équipe Camino ; Qui sont les personnes qui t’entourent à l’année ? Comment avez-vous été amenés à travailler ensemble ?

Greg : Je suis le seul qui travaille à temps plein à l'année, depuis 4 ans alors que Camino vit sa 10ème saison. Avant j'étais pisteur secouriste l'hiver + gestion de la boite sur mon temps libre. Depuis le début Carole, ma femme, m'aide sur les temps forts. Les moniteurs, ou guides comme je préfère les appeler ne travaillent pas que pour moi. Ils sont tous à leur compte et ont aussi leurs propres activités. L'hiver ils ont un autre métier (pisteur secouriste, accompagnateur raquettes). Nos rencontres ne se sont pas faites par hasard : vision et pratique du VTT communes.

PL : Comment nait un séjour Camino ?

Greg : C'est un long travail qui voit une idée se transformer en produit qui se vend. Et toutes nos idées ne sont pas toujours bonnes en terme de programmation. Nous ne craignons pas d'aller rouler sur des sites que nous ne connaissons pas et prendre le temps d'avoir une excellente maitrise des lieux. D'ailleurs certains séjours nécessitent plusieurs saisons avant de voir le jour. Car un séjour ce n'est pas juste un parcours. Ce n'est pas rare que pour un premier départ nous choisissions les clients.
La genèse d'un séjour :

- une idée, propre à Camino ou non. D'autres pratiques sont de bonnes sources d'inspiration (trail, équitation)

- ébauche d'itinéraire avec travail sur carte et en croisant nos connaissances locales, sinon en chopant des informations de différentes manières

- reconnaissances terrain, rencontres avec les hébergements

- reportage avec la presse

- 1ers clients

et c'est parti. Un programme n'est jamais figé. Nous cherchons perpétuellement à améliorer notre activité et sommes attentifs aux nombreux éléments qui contribuent à la réussite d'un séjour (variantes, état du terrain, saisons, repas, fréquentation des lieux, etc…).
C'est un gros travail, qui nécessite des connaissances et des compétences si on veut que l'idée se transforme en produit de qualité rentable. Il ne suffit pas de savoir rouler et prendre du temps pour repérer contrairement à ce que pensent certains pratiquants, voir même certains professionnels.

PL : Es tu plutôt tire-bouchstroumf ou stroumpf-bouchon ?

Greg : tire-bouchstroumf

PL : A toi le mot de la fin…

Greg : Le VTT un sport de pilotage avant d'être du cyclisme ! Merci à toi et Planète libre.


Merci Greg, J’ai hâte de te retrouver les 12 et 13 juin pour les « Camino Days » à Villard de Lans.

mardi, juin 8 2010

4X de Combes

La journée, du dimanche 6 juin, commence par un petit déjeuné au soleil sur la terrasse avec Benoit (rider Nexsen Bike) et ma petite famille. Puis vers les 8h30 on prend la direction de Combes pour le Championnat Régional de 4X. Dès Lamalou nous rencontrons la pluie et celle-ci s'intensifiera jusqu'à Combes. Arrivés sur place, c'est donc la pluie puis un gros orage qui nous accueille. Une fois les plaques de cadre retirées, nous prenons la direction du départ pour effectuer nos premiers runs de reconnaissance. Les premières descentes sont nickels, la pluie ayant enlevé la poussière le grip est là. Mais l'orage durant, la piste devient trempée ou détrempée à certains endroits, cela demande un pilotage un peu plus fin surtout en courbe. Mais le plaisir de rouler sur cette piste est toujours là et nous continuons à effectuer des passages.

En fin de matinée la pluie s'arrête, nous continuons à rouler en attendant que le BBQ soit prêt. 13h, le repas (saucisse, tomate, oeufs, fromage, ...) offerts au pilote est prêt, mais un nouvel orage commence. Nous trouvons refuge dans la voiture. Le froid, la pluie et l'humidité des habits, nous met le moral en difficulté. 14h, les premières manches vont bientôt commencer. On sort de la voiture, la pluie s'arrête et laisse place au soleil et au vent. Nous avons le droit à 15 minutes de nouvelles reconnaissances, la piste commence a sécher. Personnellement, je me sens bien plus à l'aise que l'année dernière sur la piste, mais je n'arrive pas à passer la grosse double à la fin, dommage. Les championnats commencent par le run de placement qui s'effectue seul sur la piste face au chronomètre. Mon run se passe bien mais sans plus. Arrivent les manches, le règlement est "dur" : un seul passage pour se qualifier, seuls les deux premiers restent. Sur la grille de départ nous sommes trois, et comme d'habitude je prend un très mauvais départ et je me retrouve dernier dès le premier saut. Mais au premier virage, j'arrive à rester dans la roue du second. La suite se passera nickel, je passe même la triple avant le virage. A l'arrivée, je regrette mon manque d'attaque/agressivité qui m'aurait permis d'accrocher une qualification pour la suite. De son coté Benoit, enchaine les qualifications et se retrouve en demi-finale. Hélas, un mauvais départ, le prive de la finale. En petite finale, il terminera second, ce qui le place 6ème du championnat régional, pas mal pour son premier 4X. C'est dans une bonne ambiance que nous assistons à la remise des récompenses, chaque pilote a droit à son lot.

Mes quelques photos :

Un grand merci à toute l'équipe du 4X Combes pour l'organisation de ce 4X.

dimanche, juin 6 2010

La Transvésubienne par Fabrice

Fabrice, connu aussi sous de le pseudo "Snouf", revient sur son superbe parcours à la Transvésubienne 2010 :

Dimanche 30 mai au matin, réveil à 4h45, mais ça fait une heure que je ne dors plus, la nuit a été courte et la journée va être très longue. Tout le monde se prépare et on est presque prêt à décoller du camping quand des participants nous annoncent que leur voiture ne démarre pas! Qu'à cela ne tienne, on charge 3 vélos en vrac sur le pick-up en plus des 4 nôtres et une fille assise sur la cabine pour maintenir le chargement!! On arrive à la Colmiane juste à l'heure, Hervé va se mettre en grille performer, Patrick, Christophe et moi avons un peu plus de temps. Je n'ai vraiment pas chaud, j'utilise donc les manchettes (cadeau de l'organisation), et je vais roulotter quelques hectomètres pour me réchauffer. Après le départ des performers, on rentre enfin en grille et je croise Guillaume que je reconnais à peine (excuses-moi encore), et je cherche Patrick et Christophe derrière moi, mais sans les voir.

6h45: c'est parti! On dévale la piste, les 2 chicanes et à partir de là ça grimpe, je dois être dans le milieu de la vague et j'essaye d'y rester, mais le terrain colle à cause de la grosse averse tombée hier soir. Ça roule, pousse et on parvient à la traversée en singletrack qui nous mène au point culminant de la journée, on est à la queue, mais au moins on peut profiter du paysage et de la vue sur la mer au passage du col! Peu après, je fait ma première chute de la journée en glissant à pied sur une plaque de neige, ça me rafraichit. Une descente encore bien boueuse avec des épingles à négocier et je parviens au Col d'Andrion (1er ravitaillement), il est 8h57, j'y passe à la même heure que l'année dernière sauf que je suis parti 1/4 d'heure avant. Je passe le ravito sans m'arrêter, j'ai encore beaucoup d'eau et je compte sur ma réserve de nourriture. La descente en sous-bois est très agréable, mais il faut être vigilant, il y a beaucoup de monde, ça passe un peu dans tous les sens. L'arrivée sur le Brec d'Utelle se fait par une traversée où ça bouchonne encore beaucoup, je prends mon mal en patience et j'attaque enfin le fameux portage, ça se passe bien et j'arrive au sommet à 9h43: malgré les bouchons, j'ai repris quelques minutes. Je souffle un peu et baisse la selle avant d'attaquer la descente parsemée de gros blocs que je passe bien mieux qu'en 2009 malgré un bras de fer avec un rocher que j'ai voulu pousser du coude ! La suite de la descente est moins cassante et j'arrive sur Utelle où je vois 10m en contrebas du sentier un blessé en civière assisté des secours (je ne me doute absolument pas que c'est en fait Hervé, notre compagnon de covoiturage qui a chuté lourdement !! on ne l'apprendra qu'après l'arrivée). J'attaque la remontée sur la Madonne d'Utelle, d'abord sur piste puis en portage sur la fin, je suis à 10h56 au ravitaillement n°2, j'ai encore gagné une poignée de minutes, tout va bien ! Je veux recharger mon sac à eau, mais on nous rationne sous prétexte qu'on aura un ravitaillement d'eau tout en bas à la Vésubie ! J'en ai encore assez, ça tiendra jusque là-bas. Malgré l'encouragement des spectateurs à me dire que ça passe sur le vélo, je fais les quelques premiers mètres de la descente à pieds, je m'en veux un peu, mais je préfère ne pas prendre de risque inutile. Ensuite, je double encore nombre de concurrents et arrive sans souci à la Vésubie, je passe le pont à 12h23 après avoir rempli (un peu) ma réserve d'eau, car le ravitaillement est bientôt à cours !! C'est maintenant le plus dur qui nous attend, plus de 700D+ d'un trait avec une partie très peu roulante, et tout ça dans la chaleur de midi ! Contrairement à l'année dernière, je me décide à pousser plutôt qu'à porter car le portage de la Madonne m'a fait mal au dos et à l'épaule, néanmoins dès que le terrain s'y prête, je pédale pour rompre la monotonie du poussage. Il fait vraiment chaud, beaucoup de gars sont arrêtés à l'ombre pour souffler, moi je fais juste une pause pour me mettre un mouchoir sur la tête et éviter l'insolation. Un dernier portage avant la piste et je peux enfin rouler; en fin de piste une fontaine salvatrice d'où perlent quelques gouttes est la bienvenue, et on est plusieurs à s'agglutiner pour en profiter. Après m'être rafraichi le visage et la tête, je repars pour un tout petit portage avant de basculer vers Péloubié, le 3ème ravitaillement. La descente qui suit est superbe, je prends la trace d'un gars qui roule bien, on double encore du monde et j'arrive impeccable au ravitaillement, il est 14h19, j'ai 41 minutes d'avance sur la porte horaire !! Voyant ça, je prends un peu mon temps, fait le plein d'eau, commence à manger tout ce qui se présente alors que je n'avais pas ingurgité grand chose jusqu'à présent. A partir de là je suis dans l'inconnu puisque je ne connais pas la suite du parcours; il me reste à priori une dizaine de kilomètres jusqu'à la dernière porte et j'ai environ 1h50 pour y parvenir, mais j'ai du mal à me faire une idée du dénivelé restant. On fait d'abord le contournement de Sainte Claire pour arriver à la fameuse piste en bas de laquelle j'avais abandonné l'année dernière; ça monte tranquille puis le pourcentage s'accentue vraiment, je passe en mode poussage en continuant à gérer, plus grand monde devant ni derrière, s'ensuit une descente rapide et sympathique dans des marnes grises puis la descente du chenil, beaucoup plus technique, qui rejoint le morceau de route avant le dernier ravitaillement à Aspremont. Je m'en mets une belle en voulant doubler un concurrent (dérapage, soleil, roulé-boulé 5m plus bas), Ouf ! Pas de mal; et rebelote peu après dans une épingle ou je n'arrive pas à déclipser: la lucidité commence à faire défaut ! J'arrive enfin sur la route où quelques gars me repassent, ça dure assez longtemps, mais enfin la dernière porte est là, il est 15h49, voilà, sauf accident, je serais finisher !! Je fais la plus grosse pause sur ce ravitaillement en y restant plus de 11 minutes ! Je bois, je mange, discute avec des participants qui sont aussi contents que moi d'être arrivés là; mais ce n'est pas encore fini, il faut repartir vers le Mont Chauve par un portage presque aussi pénible que celui du Brec à cause du sol instable. Puis, la descente du Chauve et ses pierres plantées m'attendent, il faut bien chercher sa trajectoire et avoir suffisamment de vitesse pour ne pas buter dans les obstacles, je descends tranquillement et soudain, pssshhhi; ça faisait une heure que je roulais un peu mou derrière, mais je n'ai pas voulu regonfler ! Après réparation, je repars sur le gr5 qu'on quitte rapidement pour une spéciale enduro bien sympa, puis c'est du plat en singletrack avant d'arriver sur la jungle de Falicon sans intérêt.

Encore un dernier obstacle avant l'arrivée sur Cimiez : le Paillon, pour y cheminer, c'est simple, il faut suivre les marques rouges sur certains cailloux, mais des milliers de coquelicots y poussent et comme je n'ai personne en ligne de mire, je jardine un peu, après plusieurs traversées avec de l'eau jusqu'aux genoux, j'arrive tout de même à rouler dans cette merde (le mot n'est pas mal choisi). Allez, dernière ligne droite, un bout de route montant puis des volées d'escalier pour l'ultime portage et enfin l'arrivée aux arènes; un gars m'a rejoint dans les escaliers et on sprinte jusqu'à la ligne où il me règle pour une roue ! Mais, je m'en fous ! Ca y est, c'est bon, j'ai mon sticker, en une seconde j'efface la frustration accumulée et la déception de mon abandon il y a un an!

Je finis 315ème en 11h03, c'est ce que je m'étais fixé au niveau du temps, mais en analysant ma course, je me rends compte que j'ai beaucoup surestimé la fin de parcours que je ne connaissais pas, que j'ai un peu trop géré la partie entre la 2ème et la 3ème porte et que j'ai passé plus de 30 minutes aux pauses ravitaillements (officiels ou pas), je ne parle même pas de la crevaison que j'aurais du éviter ! Facile à dire après coup, bien entendu, mais je pense que tourner en 10h était possible, ce que je n'aurait pas cru possible pour moi avant dimanche.

Que dire en conclusion ?

  • C'est vraiment une belle course tant par son cheminement que par sa difficulté dans le montant et le descendant et il faut un minimum d'entraînement et de bagage technique pour venir s'y frotter.
  • L'arrivée sur Nice gâche un peu le parcours (passage dans la jungle et le Paillon).
  • Je n'arrive pas à comprendre le manque d'eau aux ravitos de la Madonne et du Pont du Cros, mais peut-être l'organisation a-t-elle une explication pour ça ?
  • Merci à tous les spectateurs pour leur encouragements tout au long de la course !
  • Bravo à tous les finishers et en particulier aux explorers (une vingtaine seulement à l'arrivée), et aux autres de s'être confronté au « Mythe ».
  • Meilleur rétablissement aux blessés, en particulier à Hervé.

jeudi, juin 3 2010

Leçons de pilotage aux 4X de Combes

logo_4X.jpgCertains d'entre vous connaissent mes "talents" de pilote.
L'idée a donc germé dans mon cerveau illuminé: et si je prenais des cours pour améliorer mes talents de preneur de courbes à haute vitesse ?
Je contact Antoine du club 4XCombes.
Le gars me paraissant sérieux et sympathique je décide de convaincre d'autres amoureux des crampons qui avancent dans la pente: David, Pierre et Harold.
Ce dernier préférant avoir quelque chose de gros, chaud et bruyant entre les jambes nous ne seront que trois à aller améliorer nos techniques de pilotes de l'extrême.
Dimanche 27 mai (jour de la fête des mères...... aie ! ) nous voila parti dans la voiture de Pierre avec un David au meilleur de sa forme, qui nous fera la conversation tout le long de la route.
Arrivée sur place le Saint-Bernard d'Antoine nous dira de faire demi tour car nous avions dépasser la piste. ;)
Nous rencontrons notre instructeur de la matinée avec un autre élève, Bernard (pas le saint, un autre), qui vient se perfectionner car il passe un examen pour être accompagnateur VTT en montagne.
La première heure Antoine la passe à nous découvrir en nous faisant faire différents exercices, plus ou moins réussi.
Croiser les mains sur la potence c'est pas évident mais carrément inverser les mains sur les poignées.......
Contrôle du freinage, prise de virage relevé, accélérer dans les bosses, cabrer, maniabilité, tout y passe.
Nous quittons la piste de 4X pour tenter de faire quelques sauts de table naturelle et apprendre à replaquer.
David se la joue cabri, Pierre et moi arrivons à un peu décoller et replaquer, Bernard s'en met une belle. Il s'en sort avec une belle frayeur et quelques égratignures.
Direction la Rocket.
Une belle petite piste de descente que l'on a envie de reprendre plusieurs fois.
Antoine nous donne tout un tas d'infos tout le long de la remontée de la piste: freinage, relance, pompage, saut de marche, enrouler.....
Une fois la piste descendue nous nous apercevons que la matinée est passée.......... bien trop vite !
Il va falloir revenir mais la leçon la plus importante de la matinée sera: "recommence 1000 fois pour que cela devienne naturel".
Love the Ride.

mercredi, juin 2 2010

Fred Austruy au Fise et au slopestyle Champion’s League.

Fred Austruy revient, pour PlaneteLibre, sur ces deux contests du moi de Mai.

Le Fise :

Le Fise 2010 n’aura pas été aussi bien réussi que celui de l’année précédente. La principale cause : la météo qui cette année n’a pas été notre meilleur amie. En effet, je suis arrivé le lundi sur Montpellier pour constater malheureusement que le slopestyle était très humide dût au forte pluie. Toute la semaine des orages se sont acharnés sur les différents spots du Fise ne facilitant pas la tache des shapeurs. Arrivé le samedi jour de qualification, le vent a fait son apparition. La plupart des rideurs ne prennent pas de risque et décident de retenter le coup le dimanche matin à 8H !! (pas mal le réveil sur le drop du pont) Les premiers pilotes passent, puis à nouveau le vent se remet à souffler et vient interrompre à nouveau les qualifications pro. Les organisateurs ferment le drop du pont ainsi que le step up, et ouvrent une autre ligne. Au entraînement je chute a cause du vent et je me fait mal au bras. Du coup je n’est pas voulue continuer plus loin, ça devenait n’importe quoi. Chapeau bas à la poignée de rideurs qui ont roulé la finale car c’était plus que chaud. Ainsi qu’aux organisateurs qui n’ont rien lâché. En espérant que le temps soit de notre côté pour 2011 !

Après une semaine de balade de ride à Cannes direction le Slopestyle Champion’s League à Toulouse la ville rose soit disant.

Slopestyle Champion’s League à Toulouse

On arrive sur les lieux le vendredi soir très tard pour faire un petit coucou aux organisateurs qui fignolent le spot à 1H du mat quand même. D’autres plus fatigué se consolent au bar construit tout en bois spécialement pour l’Event. Le lendemain matin on se lève avec le soleil et surtout une chaleur de ouf ! On ride le bike park dans tout les sens mais avec cette chaleur (au moins 35 degrés) on fait des poses toute les 10 minutes. La compétition commence sur le slopestyle, c’est la boucherie la première fait huit mètres pour ma part je me lance en flip du pur bonheur ! Bizet y va lui en flip condor, Romain baghe nous fait les plus beaux superman seat grab de la planète quand à Yannick lui sort du drop du tronc en whip, et ce n’est que quelques exemples.

Ah oui j'oublié les Espagnols ont déclaré forfaits du coup on a fait un match entre frenchies dommage qu’ils n’aient pas joué le jeux. Dimanche, toujours cette chaleur insupportable, alors on décide de se faire une petite jam dans le champs de bosses sous les arbres AHHHH ! On ride tous à la cool un petit condor par si un petit table par la juste pour le fun !!! Les bonnes choses on une fin retour sur le bike park ou les arbres sont inexistants. Les finales sont là et il va falloir envoyer. Je décide d’assurer mon premier run à base de flip table, flip superman, whip can can, 360… Le premier run passe bien, du coup au deuxième je me suis permis de tenter des choses du genre Flip superman sur la bosse de 9 M que je n’ai pas sentit en l’air. Du coup mon second run était moins bien que le premier mais bon je me suis bien fait plaisir et je repart avec une 3ème place plutôt correcte vue le niveau.

lundi, mai 31 2010

ENDURO VIBES DES GORGES DU TARN - Mai 2010

C’est parti !

Enfin, le départ ! La semaine de boulot est derrière nous ! Le temps de charger nos vélos et nous voilà partis Fabrice et moi direction Sainte Enimie, dans les gorges du Tarn, pour participer à la deuxième édition des Enduro Vibes, week-end Enduro sans chrono organisé par Camino (www.caminobike.com). Greg, le boss, s’est déjà forgé de longue date une belle réputation dans le voyage à vélo, en France ou à l’étranger. Nous n’avons lu que des commentaires élogieux des premiers Opus (3 week end en 2009), et c’est donc aussi impatients que le ciel est chargé que nous prenons la route des montagnes.

… Tant que le ciel ne nous tombe pas sur la tête !

Notre approche de l’Aigoual ne fait dans un brouillard épais chargé d’humidité. Funeste présage qui nous donne à penser que, malheureusement, la météo sera conforme aux pluvieuses prévisions. A postériori, nous avons de quoi nous réjouir d’être passé à côté (mais tout à côté) de la neige ! La pluie ne nous lâchera pas, mais je n’ai entendu personne s’en plaindre. Notre pilotage fut d’autant plus mis à l’épreuve, mais c’est un peu ce que nous étions venu chercher, non ?!

Avant de gouter les singles…

Briefing le matin et mise au point des précautions à respecter. Premiers contact avec l’esprit Enduro selon Camino : Nous allons avoir le privilège de rouler dans la Nature avec un grand « N », environnement qu’il est crucial de respecter. Leitmotiv de Greg : Nous offrir des itinéraires sur lesquels aucune compétition ne pourrait nous envoyer (le côté officiel de la chose édulcorant les traces jugées trop « wild »). L’Enduro Spirit est là et bien là !

Une journée « spéciales ».

Une première descente a vite fait de nous faire oublier la fraicheur de la pluie. Car avant la mise en jambe et le tour de chauffe, nous avons étés gratifiés d’une belle côte dans les bois ! Les descentes s’enchainent, 4 spéciales le matin, 3 l’après midi, plus belles, plus variées, et plus techniques les unes que les autres pour le plus grand bonheur de chacun. Tout le monde descend à son rythme et apprécie comme il l’entend le terrain et les paysages qui, quoiqu’un peu bouchés par les nuages, n’en sont pas moins magnifiques. Les navettes nous donnent l’occasion de commenter les singles, de partager nos impressions, d’apprécier l’équipe d’organisation, la musique des chauffeurs, et… de passer un peu de temps au sec. En milieu de journée dame pluie a, dans sa grande générosité, daigné nous octroyer une pause le temps d’apprécier notre repas champêtre. La table garnie de saucissons, fromages, pains, salades, crudités à volonté eut vite fait de revigorer nos organismes pour la suite des évènements. Cerise sur le gâteau, le café bien chaud était accompagné d’une boite de nounours à la guimauve… Retour à l’âge tendre pour les grands enfants que nous sommes !

J’ai roulé (boulé) dans « la Farine »

Drôle de nom pour une descente ! A quoi pensais-je donc quand, alors que je ma roue avant s’apprêtait à tutoyer les crampons arrières de Joël, je freinais pile au moment le plus inopportun ? Ne JAMAIS freiner sur une dalle, humide qui plus est !! Sans comprendre ce qui m’arrivait je déboulais soudainement dans la pente, ne devant mon arrêt 10 bons mètres plus bas, qu’à un petit arbre salvateur que je réussissais à agripper. A part un énorme hématome mal placé et une côte douloureuse, je m’en suis plutôt bien sorti !

Chauds les chemins !

Les singles des gorges du Tarn se méritent ! Certains tronçons pourraient donner le vertige et nous obligent à serrer les fesses. Pas question de faire n’importe quoi et de se lâcher partout sans arrière pensées. Cette nature force le respect et le profil bas est parfois de mise ! Ceci dit, les participants n’étaient pas tous des pointures de la discipline. Pendant que les missile se tiraient la bourre devant les plus modestes, dont votre serviteur, appréhendaient le relief avec modestie. Point commun pour tous : Le plaisir! Dès que le dernier est passé, le débalisage est assuré par ceux qui ferment les chemins. En l’occurrence, des stagiaires BE dont notre ami Denis, bien connu des habitués de RideKore. Immédiatement après notre passage, nos traces sont effacées et la nature retrouve son aspect premier. Bien vu ! Rappelons que Camino est partenaire dans le cadre de la Charte Européenne du Tourisme Durable depuis 2006 !

Snouf voit rouge !

Au moment d’entamer la dernière spéciale, super rapide, qui va nous ramener directement au bercail, Snouf (alias Fabrice) est introuvable ! J’apprenais plus tard qu’irrésistiblement attiré par un groupe de crosseux à l’accent belge, tous de rouge vêtus, il a suivi leurs traces… en tournant le dos aux navettes ! Lui-même n’a pas encore trouvé d’explication à son étrange conduite. Le mystère de son égarement restera donc entier !

Go Ali Go !

Au repas du soir, si toutes les mines accusent une certaine fatigue, elles sont aussi unanimement réjouies. Nous avons passé une sacrée journée qu’un aligot-saucisse de derrière les fagots précédé d’un apéro (la recette du cocktail maison est restée secrète) ont conclue de manière magistrale ! Au dodo et vivement demain !

Bon anniversaire Joël !

50 ans ça se fête, et pas n’importe comment ! C’est sans doute ce que s’est dit Joël avant d’avoir la généreuse idée d’inviter ses meilleurs copains de ride pour tout le we ! De quoi partager entre amis de longue date des moments forts dans un environnement digne d’un tel jubilé !

Bis répétita, mais pas vraiment …

Deuxième journée aussi forte que la première avec, en prime, quelques sporadiques rayons d’un timide soleil. De nouvelles traces au caractère toujours bien trempé mais à chaque fois différentes, une bonne ambiance, un encadrement aux petits soins, des paysages magnifiques … Le rêve de tout enduriste !

Ce n’est qu’un au revoir…

Quel week-end !! Les avis sont unanimes ; Jeunes et moins jeunes, des confirmés aux moins aguerris, nous avons tous eu notre compte ! La pluie n’a en rien gâché la fête, et je pense déjà au prochain. Greg et sa bande, on sent bien qu’ils connaissent le site par cœur, ont eu a cœur de nous offrir ce que la région a de mieux pour nos crampons. Apres ces deux jours d’exception, nous reprenons tous à regret le chemin du quotidien…

Les photos

jeudi, mai 27 2010

[#1] : Projet cadre W.I.P.

Jibé membre du forum de PlaneteLibre, va nous faire partager sur plusieurs articles la réalisation d'un cadre de Dirt en Chromo.

A travers plusieurs comptes rendus je vais vous présenter l’histoire des différentes étapes de la construction de notre cadre rigide de dirt .... le W.I.P..

Commençons par les présentations: nous sommes une association (Crazy Race Custom) basée au pays Basque et plus précisément à Itxassou. L’association a des activités différentes mais avec la même passion: la mécanique.La création / modification des vélos (Kustom, pignon fixe, peinture personnalisée, ....) est la base de l’association.

Après cette courte présentation on passe aux choses sérieuses avec les premiers travaux qui serviront à la construction du cadre: le marbre. Il va nous servir au bon positionnement des tubes pour régler la géométrie. Il sera réglable en longueur (totale ou uniquement les bases arrières), hauteur de la douille de direction et du boitier de pédalier.

La construction :

Fini :

Prochaine étape: la découpe et ajustage des tubes ainsi que la présentation des pièces qui vont concrétiser le montage (merci à Nexsen Bike).

samedi, mai 22 2010

Métabief : Ca glisse au pays des merveilles

Tom Garcia revient sa course :

Ca y est, c’est le début des hostilités ce weekend à Métabief ! J’adore le coin : c’est vert à perte de vue, y a des forêts immenses. C’est dépaysant pour moi ! Je viens à cette manche pour la troisième fois, après deux superbes années à cuire au soleil. Mais cette année c’est une autre histoire…

Je retrouve mes amis Thomas et Théo le vendredi matin pour aller repérer les deux spéciales du samedi ! Nous n’irons pas voir la spéciale du dimanche. Finalement les parcours ont peu changé malgré quelques variantes par rapport à l’an dernier. Une chose est sûre, le terrain est trempé et il va pleuvoir dans la nuit comme s’il n’en était pas encore assez tombé. Il faut chausser les muds !

Samedi matin le réveil est difficile sachant qu’on va rouler dans le froid et la boue ! Bref après les retrouvailles de « toujours les mêmes » on arrive au sommet et je vois à peine le bout de mon nez tellement y a de brouillard. Pour les 3 premiers runs du matin, j’suis pas à l’aise. Le premier je l’assure, je ne chute pas, je suis propre et je suis collé sur le pédalage. Sur le deuxième, je chute une fois dans les racines du bas et je perd du temps, mais mon chrono s’améliore. Le troisième run est lamentable, je n’avance plus du tout dans la Renversée et sur le pédalage ma chaîne n’arrête pas de sauter (je ne m’étais pas aperçu que j’avais écrasé la gaine quand j’ai chuté sur le run précédent) mais bizarrement mon chrono s’améliore toujours ! J’attaque l'après-midi sans trop la pêche ni le moral. L’attente au départ me semble du plus en plus longue tellement on se caille là haut, où la neige vient parfois se mêler au vent et au froid. Mais les conneries et autres rigolades en tout genre nous réchauffent (vu le froid, il fallait en sortir un paquet pour nous réchauffer). Pour les 3 runs, je roule mieux tout le long de la spéciale et je me fais plaisir, malgré quelques frayeurs dans le pierrier du départ qui est devenu glissant comme du verglas avec la pluie ! On rentre trempé mais heureux d’en finir avec cette première journée ! Au repas, j’apprends que je suis 42ème sur la journée. Pas terrible ! Mais vu le plateau et les soucis que j’ai eu tout au long de la journée, je m’en contente largement sachant que l’an dernier j’avais la même place le samedi soir alors que le niveau était bien moins élevé : j’ai donc pas mal progressé !

Après une nuit bien méritée, je repars pour me cailler une journée de plus ! Je suis le seul à avoir gardé mes muds malgré le pédalage qui s’annonce long. Dès le premier run on se fait bouchonner jusqu’au pédalage avec mon collègue de course, David Blanc, avec qui je roulerais toute la journée. Après avoir doublé 5 ou 6 gus je décide d’en garder sous la pédale. Je me souviens que le pédalage est long ! Bref mon temps n’est pas terrible en bas, mais je sais que j’en ai gardé. Le deuxième run se passe à merveille sur le haut, il n’y à plus qu’à bien pédaler en bas mais pour ça faudrait pas tomber, ou du moins qu’on ne me fasse tomber. C’est la première fois que je vois ça : un gars plus rapide arrive à nous gêner. Je m’explique. Cet inconnu me double sur une relance, puis me ralenti un peu dans la descente avant de m’en remettre une couche dans la dernière relance. Il rattrape David, qui avait pris de l’avance dans la descente, et le fais tomber en le doublant sur la piste en l’accrochant au guidon. Je vois ça devant moi, je freine et préviens mon arrivée à cet inconnu qui est en train de se relever. Mais pour me laisser passer il n’a rien trouvé de mieux que de se rabattre sur moi… Gros tampon à 30 ou 40 à l’heure ! Pas de casse mais une grosse perte de temps. En plus je fini le guidon à 45°, je découvre de nouvelles sensations lorsque je me met en danseuse !!!

On enchaîne sur le troisième un peu énervé, qui s’avèrera être le plus beau run de toute ma vie, autant par le plaisir que j’ai eu dans la pente que par le temps que je réalise. Je m’en souviendrais longtemps. Du départ jusqu’au pédalage, je ne croise personne : j’ai ni lièvre ni ralentisseur, un régal ! Je donne tout ce qui me reste dans la remontée. Arrivée en bas, j’ai le 23ème temps en 10m08s !!! Par contre le quatrième run sera bien plus éprouvant. Je craque dans la descente, mes mains n’en peuvent plus ! Je n’arriverais pas à compenser à la force du cuissot. Je n’améliore pas mon temps : 9s de plus. C’est raisonnable ! Le weekend est terminé. Je me vengerais de ces conditions hivernales sur la douche et le repas, quoique, là bas elles sont peut-être estivales… Bilan du weekend : 38ème scratch (moins bien que l’an dernier, mais vu le plateau, je ne suis pas trop déçu). Après pluie, vent, neige, froid, boue, gadoue, racines, cailloux un grand merci aux frères Noce : Gregou pour l’organisation de cette ES mais surtout pour ses blagues et sa gentillesse et Yann, pour son aide mécanique et aussi sa gentillesse (c’est de famille j’ai l’impression) ! La suite au prochain épisode à Allos, mais avant ça j’irais poser mes roues dans les Pyrénées pour la Maxi de Vallnord, sous un grand ciel bleu !

vendredi, mai 14 2010

Titan Desert

Mohemmed dkhissi, participant, reviens sur cette édition 2010 du Titan Desert :

Après 500 kilomètres d’efforts surhumains, les participants au NISSAN TITAN DESERT ont exprimé leur soulagement en ralliant la ligne d’arrivée près de Ouarzazate Vendredi 07 Mai 2010. Ils étaient 349 vététistes à prendre le départ Lundi 03 Mai du village de Maadid près d’Erfoud, et ont traversé entre autres villes et villages Mcissi, Alnif, Boumalne Dadès et Toundout. Dunes, oueds, montagnes, sentiers, gorges profondes et terrains rocheux étaient au programme, ce qui a poussé les concurrents à puiser au fond d’eux même à la recherche de réserves d’énergie leur évitant l’abandon.

L’édition 2010 du Titan Désert est considéré comme un des plus difficiles raids VTT par étapes au monde. C’est aussi désormais un des plus célèbres grâce –en plus de l’organisation impeccables et du parcours légendaire- à la valeur des champions participants ; citons entre autres les anciens vainqueurs du tour d’Espagne et champions du monde : Laurent Jalabert, Roberto Heras et Abraham Olano, les très célèbres Nicolas Jalabert, Raul Hernandez et Igor Astarloa, les vététistes des meilleurs au monde comme Israel NUÑEZ BATICON, Tinker Juarez et Alejandro DIAZ DE LA PEÑA. Le Maroc était bien présent sur cette épreuve grâce à l’initiative de l’Association Marocaine de VTT qui a engagé 9 de ses bikers. Les participants marocains sont venus des villes d’Oujda, Azrou, Khenifra et Agadir et étaient encadrés par Dr Noureddine Ramdane président de l’AMV et du club VTT Oujda et Mr Abderrahim Riadi secrétaire général de l’AMV et président du club d’Azrou. Les nationaux ont bien lutté avec les meilleurs du monde durant ces 5 jours d’effort surhumain et ont occupé des places très avancées devant des champions de niveau international. Le meilleur Marocain au classement général était Said El Ayoubi qui a pris une très honorable 13ème place. Notons que le triple vainqueur de la Vuelta (tour d’Espagne), l’Espagnol Roberto Heras a remporté cette épreuve devant le tchèque ONDREJ FOJTIK et l’espagnol MARC TRAYTER ALEMANY.

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