loisPlanete Libre : Salut Loïs, tu es le patron de Draille Bike , importateur de VTT et accessoires exotiques. Que faisais-tu avant ?
Loïs Debievre : Je suis depuis longtemps dans le monde du VTT, puisque j’ai fais mes 1eres compétitions en 1995 ! J’ai fais pas mal de trial en compétition, puis j’ai continué à être actif dans le milieu en créant un site web dédié au VTT Trial en Provence et en réalisant de nombreuses vidéos durant mes études (à voir sous le pseudo ‘Stuntrial’ sur Youtube). Puis j’ai commencé ma vie pro en tant que responsable de la communication et du team chez Vario quand la marque était encore en France. Ensuite, je suis passé chez Mountain Cycle pour m’occuper du marketing européen.

PL : Comment l'idée de devenir importateur t’est venue ?
LD : C’est une question d’opportunité en fait ! Vincent, un pote qui avait une petite structure d’import et bossait avec Chumba, Twenty6 et Voodoo, partait vivre aux USA. Comme je voulais depuis longtemps créer ma propre boite, j’ai donc repris l’activité en créant Draille Bike, et en passant à la vitesse supérieure au niveau des imports et de la communication. Mais il ne faut surtout pas croire que c’est facile ! C’est énormément de boulot, de temps passé et d’énergie dépensée pour en arriver là !

PL : Comment as-tu choisi de travailler avec Chumba et Twenty6 ?
LD : C’est donc Vincent qui m’a donné le contact de Chumba et Twenty6. Pour Twenty6, c’était encore une toute petite boite artisanale… Aujourd’hui, ils sont 3 et bossent 3 fois plus, un peu grâce à nous car nous sommes leur acheteur n°1. Toutes les pièces sont encore faites à la main, usinées CNC, anodisées et gravées laser directement aux USA.

PL : Pourquoi as-tu décidé d'importer Dobermann et El Gallo ?
LD : Pour Dobermann, j’avais rencontré le boss il y a quelques années et en 2009 Christopher Hatton cherchait un bike et discutait avec eux. Ils n’avaient pas d’importateur français, donc c’est parti comme ca !
Pour El Gallo, je connaissais aussi le boss depuis quelques années et j’ai repris contact l’année dernière avec eux parce que j’aimais bien leur philosophie et leurs produits qui étaient de bonne qualité et pas chers ! Puis ils ont signés Cédric Gracia et ça a donné le coup d’envoi de la marque en France !

PL : Pourquoi as-tu fait le choix de n'être présent que chez des revendeurs et pas sur le net ?
LD : Nos produits sont sur les 2 circuits en fait ! Mais ils sont au même prix partout ! Pour nous, il n’y a pas d’opposition internet/magasins, mais prix discount/ prix normaux. On se place clairement sur ce dernier créneau, qui permet de faire vivre tout le monde (marque/distributeur/magasin) sans forcément avoir des prix exorbitants au final! Ça permet aussi d’avoir des produits de qualité, avec un suivi en amont lors de la commande, et en aval quand le pilote l’utilise.

PL : Tu viens de rentrer une nouvelle marque, Nicolaï, comment cela s'est-il passé ?
LD : Pour Nicolaï, je connais bien la famille Bigoni, avec Joris qui roule sur ces vélos depuis longtemps. Je connais aussi Hoshi, le team manager, depuis longtemps. On était donc en relation depuis quelques temps.

PL : Nicolaï est réputé pour faire du beau matos bien costaud mais souffre d'un problème d'image en France suite à des soucis de diffusion, non ?
LD : En effet, cette année ils ont voulu avoir 2 distributeurs différents pour la marque, et ils ont eu des difficultés avec leurs 2 distributeurs. Ils m’ont donc proposé de reprendre la marque, de manière exclusive. On a commencé en réglant les quelques soucis en cours et maintenant ca roule !
Pour revenir à la marque, les cadres sont fait à la main en Allemagne et on peut quasiment tout choisir sur le vélo (couleur de cadre, des biellettes, axes de 9 ou 12mm… jusqu'à la géométrie perso !), c’est donc des produits qui correspondent parfaitement à notre philosophie de produits haut de gamme, vendus avec de très nombreux services à la carte et un suivi client de qualité.

PL : Un des avantages de Nicolaï est le choix : coloris, amortisseurs, géométrie….. Cela ne devient pas une contrainte pour toi ?
LD : Les nombreuses options possibles sont vraiment à l’avantage de Nicolaï, parce qu’elles permettent de se monter un bike unique, qu’on ne verra nulle part ailleurs au niveau du design, et qui sera avec une géométrie parfaitement adaptée à vos besoins !
Pour nous, ca reste donc un avantage, même si en effet c’est plus compliqué qu’un bike de grande série. Avec un peu d’habitude, ces options sont faciles à mettre en œuvre, donc ce n’est pas un inconvénient du tout, par contre ca demande une petite formation produit auprès des magasins revendeurs, pour qu’eux puissent facilement proposer la marque et les options aux consommateurs passionnés.

PL : Tu étais présent sur le Mondial (et ce fut éprouvant) et sur la Passporte. Ces deux événements se sont bien passés ?
LD : Le mondial et la Passporte se sont supers bien passés ! Dans des ambiances un peu différentes, mais c’était super. De nombreuses personnes sont venues nous voir, pour se renseigner, pour essayer, ou simplement pour dire bonjour (ou boire des coups ;-) … c’est vraiment bien de voir que la société est maintenant reconnue et appréciée par les pratiquants.

PL : Quels sont les prochains événements où tu seras présent ?
LD : Le prochain grand rendez vous d’exposition sera le Roc d’Azur, avec un stand dans l’espace pro comme les 2 années précédentes. Il y aura de nombreuses nouveautés dans les différentes marques que nous importons, donc il faudra venir nous voir !

PL : Où en est le nouvel enduro de Chumba ? Que peux tu nous en dire ?
LD : Je viens de le dire… Il devrait y avoir de belles nouveautés sur le Roc !

PL : Un petit mot pour conclure ?
LD : Et bien… Merci ! A Planète Libre de nous donner la parole, à ma femme qui me voit travailler beaucoup trop longtemps tous les jours en continuant à me soutenir, aux shops qui croient en nous, et aux riders passionnés qui choisissent nos produits !