
Je peux bien l'avouer maintenant, j'ai fait mon pénible en insistant plus que lourdement sur le forum pour mobiliser les troupes en vue de cet enduro.
Pourquoi ?
Tout d'abord parce que l'enduro ne recueille pas forcément les suffrages qu'il mérite sur Planète Libre, mais aussi parce que j'ai l'impression que certains n'osent pas se lancer dans le bain de la compétition. Vu qu'il ne s'agit pas d'un championnat du Monde, et que cette étape est réputée peu technique, donc, à priori, accessible au plus grand nombre, c'était l'idéal pour découvrir l'enduro en compétition.CQFD.
Au final, je crois pouvoir dire que ni Décibel, ni Kerson, ni Fred Dom, ni Néou ne me tiendront rigueur d'avoir été aussi insistant, bien au contraire.
C'est parti pour un flashback de deux jours.
Samedi : journée recos
En préambule, petit descriptif des caractéristiques de cet enduro : le Castel'Roc 2011, c'est 7 spéciales plutôt courtes (aux alentours de 4' en moyenne pour les humains !), réparties sur un parcours de 28 km et 1200 m de dénivelé positif.
Et pour commencer la journée en beauté, mention spéciale "boulet de compète" à un ami d'un ami, que je ne citerais pas, histoire de rester en bons termes avec lui. Il est arrivé avec un vélo dont il a fallu purger un frein et raccourcir la chaîne. Vous avouerez que le matin même, c'est plutôt moyen, d'autant plus quand on n'y connait rien en mécanique... Bref, on a fait des ronds pendant une demi heure sur le parking.
Départ pour le roc de Majorque, le sommet du coin, qui surplombe le très joli village de Castelnou. La vue est magnifique de là haut, avec, en toile de fond, sa Seigneurie le Canigou.

Le départ de la SP 1 demande de la prudence sur un court passage un poil technique ; ce serait dommage de s'en coller une d'entrée... Ce sera le passage le plus chaud du weekend, mais qui donne le ton : c'est très sec, donc très glissant.
Il fait beau et chaud (fameuse contrepèterie Belge !), mais à 10h00, c'est encore supportable.
La journée fut bonne pour certains, moins bonne pour d'autres...
Bonne pour moi, puisque remonté sur le vélo il y a 3 semaines à peine après 7 mois d'arrêt, j'ai la motivation de Scrat devant son gland ! Et quand la motivation est là, tout va !
Moins bonne pour l'autre phénomène du jour : Fred Dom, notre mécano embarqué, coule une bielle dès la fin de la SP2. Et c'est allé de mal en pis tout au long des 7 spéciales.
Bref, parlons plutôt des spéciales : courtes, mais variées. On a donc droit à :
- du rapide
- du très rapide (pour quelques missiles, car interdiction de se sortir, les arbres nous tendent les bras)
- du sinueux ponctué de relances assassines
- quelques courts passages un tout petit peu techniques (rappelez vous qu'au début de cet article, j'avais annoncé que le Castel'Roc était accessible. Je ne vais pas me contredire maintenant !)
- mais surtout, du beau, merci aux traceurs et autres shappeurs
Vers midi, il fait chaud, très chaud même, et pas une once d'air.
On termine les recos de toutes les spéciales, un peu fatigués certes, mais après une belle journée de VTT.
Au cours de la journée, on a croisé quelques cyclistes connus :
- le Fred, le Monsieur caméra embarqué de VTT34
- JMP, toujours au top
- Brice Epailly, organisateur de la future mythique épreuve "Transbiking 66"
- Damien Oton, missile sol-sol Catalan
La journée s'est achevée avec la traditionnelle bière, pardon, les bières, sur la place de Thuir. Je rappelle qu'il a fait 30 degrés, et qu'il n'y a pas eu un souffle de vent de la journée. Il fallait bien réhydrater nos organismes, non ?
Après récupération des plaques de cadres et horaires de départ, on file chez Kerson, qui nous accueille pour la soirée et la nuit. Merci à Juliette d'avoir supporté les 5 fenecs de la montagne.
La soirée s'est avérée peu propice à la préparation d'une compétition, ce qui veut dire fort sympathique !

Mais la fatigue étant passée par là, nous abdiquerons avant le traditionnel rhum de Kerson ; il faudra revenir !
Dimanche : the D Day
Réveil à 7h00, petit déjeuner, chargement des vélos, et départ pour Castelnou.
On arrive en avance au départ de la SP1, ce qui nous permet de profiter du paysage, et de regarder passer quelques concurrents.

Kerson, fidèle à sa légende, commence par casser du matériel. J'entends déjà les mauvaises langues : "il est tombé ?" Langues de vipères que vous êtes, il a juste cassé sa chaîne dans les premiers mètres de la liaison. Trop de puissance sans doute...
C'est donc parti pour une deuxième journée de vélo, en mode compétition cette fois ci.
A l'arrivée de la SP1, tout le monde est entier : jusqu'ici, tout va bien !
Les escaliers de la SP2 seront fatals au pneu arrière de Néou, qui finira en courant : quel athlète !
Tiens, Fred Dom semble moins à la peine qu'hier. Tant mieux pour lui, ... et pour nous, nous n'aurons pas à l'attendre ! Encore que personne ne l'aurait attendu, vu que les horaires de départ sont impératives.
La SP3 est un pur plaisir : le gros morceau est un petit single étroit serpentant entre les chênes verts, farci de petits virages, et "agrémenté" de quelques courtes, mais vigoureuses relances.
La journée se déroule plutôt bien pour tout le monde, hormis quelques petits soucis inhérents à tout enduro.
Kerson a transmit sa maladie, la Kersonite, à quelques uns, dont moi. Touché par le mal, j'embrasse un buisson dans la SP4 ! Décibel, atteint lui aussi, est allé tâter le sol Pyrénéen. Nous avons été vengé quand Kerson a tenté d'écarter un arbre à pleine vitesse avec le coude : c'est dur le chêne vert !
Bref, il m'est difficile, voire impossible de résumer ici le déroulement de chaque spéciale, d'autant plus que nous étions cinq.
De toutes manières, un weekend comme celui là est à vivre, pas à lire. (Petit appel du pied à peine voilé !)
Juste un mot cependant de l'arrivée de la SP7, où Décibel nous a fait une démonstration de tombage/cascadage/trainage de vélo à deux mètres de la ligne d'arrivée du plus bel effet !
Je passe sur les bombasses dealeuses de Red Bull, j'ai trouvé ça assez anachronique...
Le weekend se termine par une superbe fideua (parfaitement dans le ton pour le coup !) dont nos estomacs avaient bien besoin ! 
Mais pour Planete Libre, le point d'orgue du weekend, ce sont les très attendus podiums.
Pourquoi le point d'orgue ? Parce que le team Planète Libre a fait très fort, puisque dans la catégorie "bras cassés", nous trustons le podium.
Bravo les gars !
Merci à tous d'être venu tester ça.
J'espère que vous vous êtes fait plaisir, et que nous serons encore plus nombreux la prochaine fois. Le format des courses d'enduro me parait totalement en phase avec l'esprit Planète Libre : on y croise (presque) que des gens sympas, on rigole bien, on se fait plaisir sur de belles traces, on passe un bon weekend entre potes, et mine de rien, on se prend au jeu !
Un clin d'œil à Wango, bien présent, mais avec qui nous n'avons pu rouler pour cause de numéros trop éloignés.
Un grand bravo à son fils qui monte sur la 3ème place du podium !
Abo était là aussi, et bien là puisqu'il fait 16ème au scratch.
JMP, toujours en forme, gagne en M1, mais fait surtout 5ème au scratch.
Concernant la fine équipe :
- Décibel n° 169 : 56ème en SEN2, 124ème au scratch
- Fred Dom n° 171 : 37ème en SEN1, 141ème au scratch
- Kerson n° 170 : 69ème en SEN2, 159ème au scratch
- Néou n° 172 : 42ème en M1, 182ème au scratch
- Okcbo n° 168 : 12ème en M1, 81ème au scratch
- et Wango n° 109 : 29ème en M1, 131ème au scratch
Pour finir, petit salut amical et personnel à Julien et aux Colombera Brothers que je n'avais pas revu depuis 2 ans : c'était chouette de vous revoir les gars.
Milles merci aussi à la Décibel Family pour l'accueil du vendredi soir.
Tous les classements
Les vidéos en caméra embarquée de Le Fred :
SP1
SP2
SP3
SP4
SP5
SP6
SP7