Je n'avais pas posé mes crampons à l'Aigoual depuis au moins 3 ans et ça me manquait.
Histoire de découvrir de nouveaux sentiers, on s'est inscrits à l'une des journées organisées par Gaëtan Reilhan le descendeur régional en forme du moment (il remporte la coupe régionale d'Alzon le week-end suivant). Vu le coup de guidon du lascar et le fait qu'il habite au Vigan, on se dit avec Max qu'on ne peut rêver mieux pour trouver du nouveau et du lourd.
Lundi 27 mai (jour férié) on se retrouve à 9 h à Pont d'Hérault, à mi-chemin entre Montpellier et le Mont Aigoual. Dans le groupe, il y a Gaëtan notre guide, Marti le chauffeur, Max, Pascal qui a fait la route avec moi et je retrouve David expatrié en Ardèche avec qui j'arpentais l'Aigoual il y a quelques années. Il est accompagné d'un pote aveyronnais.
C'est parti pour une énorme journée de ride.
On commence par la classique descente de l'Aigoual : 1200 m de dénivelé négatif pour rallier Valleraugue par, grosso modo, le parcours de l'enduro d'il y a 3 ans. C'est un parcours connu mais toujours aussi bon.
Arrivés à Valleraugue, dans la vallée, on remonte à mi parcours au niveau d'une grande croix et on décide de pique-niquer car ensuite il y a du pédalage. Là, c'est pantagruelique, la brochure annonçait buffet lozérien et on est servis ! que des produits du terroir et des bons!
La reprise est un peu dure, sur la digestion. ça monte un peu dans des pierriers bien techniques, je m'en mets une en montée! Puis on change de décor, on passe sur terrain granitique, il y a de la gravette et de grosses pierres, on se régale jusqu'à l'arrivée. C'est rapide, un peu fuyant, juste ce qu'il faut pour se faire peur, en glisse.
Marti nous remonte pour une 3ème descente. A nouveau un petit pédalage, puis c'est une descente rapide, plus typée "garrigue" qui nous attend. Après un nouveau pierrier on finit sur un enchainement d'épingles dont une ne sera vaincue que par Pascal. Nouvelle pose goûter.
Le temps commence à se gâter mais on est chauds pour un extra. C'est parti pour le col de la Vieille, 4ème navette. Un versant que je ne connais pas du tout. On traverse des étendues de terrasses cultivées d'oignons. Je ne pensais pas que la Lozère produisait autant d'oignons! On ressent le terroir, l'amour de la terre sur cette minuscule route qui serpente le long des cultures, tellement étroite que tout croisement est impossible. Gaëtan nous explique le programme, après sa description la majorité préfère éviter de faire le circuit complet. Les Ardéchois abdiquent même pour cette 4ème portion dont on ne fera pas le sommet. (Je compte bien revenir la faire avec Gaétan). La première partie est bien technique et physique, du vrai VTT où on ne profite du technique qu'en forçant au niveau physique, puis arrive la partie finale et là on découvre une section carrément engagée où avec la fatigue on s'attend à enchainer les chutes. Pour moi, l'objectif, à vue, c'est de rester au contact de Gaétan pour prendre ses traj. Seul, je ne serai jamais passé sur le vélo, mais je me dis que s'il y arrive c'est que c'est possible! Max tord son disque avant et Pascal crève une deuxième fois. Le ciel s'assombrit et le tonnerre gronde. Il est temps d'arriver... A peine à la voiture, il se met à pleuvoir, gréler, même. On aura donc fini par une spéciale à ne pas mettre sous tous les crampons, mais quand le niveau du groupe le permet, c'est vraiment un single mémorable à rider.
Bilan de la journée plus de 3 000 m de dénivelé négatif et pas loin de 800 de positif, tout de même!
Une sortie à recommander, pour 65 €, repas et navette compris. Je prévois de tester les autres sorties au programme, dès que possible.
contact : http://lecomptoirduvelo.gandi-site.net/#/enduro-tour/3948998





Il existe de nombreux services de partage de trace GPS, Randoo se distingue par sa simplicité. En plus celui-ci a été développé par une équipe française de Castres exactement.
Toute personne ayant fréquenté Ridekore que ce soit au Bikepark ou sur la piste de DH, connait Denis.