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mardi, juillet 20 2010

Loïs Debievre de Draille Bike

loisPlanete Libre : Salut Loïs, tu es le patron de Draille Bike , importateur de VTT et accessoires exotiques. Que faisais-tu avant ?
Loïs Debievre : Je suis depuis longtemps dans le monde du VTT, puisque j’ai fais mes 1eres compétitions en 1995 ! J’ai fais pas mal de trial en compétition, puis j’ai continué à être actif dans le milieu en créant un site web dédié au VTT Trial en Provence et en réalisant de nombreuses vidéos durant mes études (à voir sous le pseudo ‘Stuntrial’ sur Youtube). Puis j’ai commencé ma vie pro en tant que responsable de la communication et du team chez Vario quand la marque était encore en France. Ensuite, je suis passé chez Mountain Cycle pour m’occuper du marketing européen.

PL : Comment l'idée de devenir importateur t’est venue ?
LD : C’est une question d’opportunité en fait ! Vincent, un pote qui avait une petite structure d’import et bossait avec Chumba, Twenty6 et Voodoo, partait vivre aux USA. Comme je voulais depuis longtemps créer ma propre boite, j’ai donc repris l’activité en créant Draille Bike, et en passant à la vitesse supérieure au niveau des imports et de la communication. Mais il ne faut surtout pas croire que c’est facile ! C’est énormément de boulot, de temps passé et d’énergie dépensée pour en arriver là !

PL : Comment as-tu choisi de travailler avec Chumba et Twenty6 ?
LD : C’est donc Vincent qui m’a donné le contact de Chumba et Twenty6. Pour Twenty6, c’était encore une toute petite boite artisanale… Aujourd’hui, ils sont 3 et bossent 3 fois plus, un peu grâce à nous car nous sommes leur acheteur n°1. Toutes les pièces sont encore faites à la main, usinées CNC, anodisées et gravées laser directement aux USA.

PL : Pourquoi as-tu décidé d'importer Dobermann et El Gallo ?
LD : Pour Dobermann, j’avais rencontré le boss il y a quelques années et en 2009 Christopher Hatton cherchait un bike et discutait avec eux. Ils n’avaient pas d’importateur français, donc c’est parti comme ca !
Pour El Gallo, je connaissais aussi le boss depuis quelques années et j’ai repris contact l’année dernière avec eux parce que j’aimais bien leur philosophie et leurs produits qui étaient de bonne qualité et pas chers ! Puis ils ont signés Cédric Gracia et ça a donné le coup d’envoi de la marque en France !

PL : Pourquoi as-tu fait le choix de n'être présent que chez des revendeurs et pas sur le net ?
LD : Nos produits sont sur les 2 circuits en fait ! Mais ils sont au même prix partout ! Pour nous, il n’y a pas d’opposition internet/magasins, mais prix discount/ prix normaux. On se place clairement sur ce dernier créneau, qui permet de faire vivre tout le monde (marque/distributeur/magasin) sans forcément avoir des prix exorbitants au final! Ça permet aussi d’avoir des produits de qualité, avec un suivi en amont lors de la commande, et en aval quand le pilote l’utilise.

PL : Tu viens de rentrer une nouvelle marque, Nicolaï, comment cela s'est-il passé ?
LD : Pour Nicolaï, je connais bien la famille Bigoni, avec Joris qui roule sur ces vélos depuis longtemps. Je connais aussi Hoshi, le team manager, depuis longtemps. On était donc en relation depuis quelques temps.

PL : Nicolaï est réputé pour faire du beau matos bien costaud mais souffre d'un problème d'image en France suite à des soucis de diffusion, non ?
LD : En effet, cette année ils ont voulu avoir 2 distributeurs différents pour la marque, et ils ont eu des difficultés avec leurs 2 distributeurs. Ils m’ont donc proposé de reprendre la marque, de manière exclusive. On a commencé en réglant les quelques soucis en cours et maintenant ca roule !
Pour revenir à la marque, les cadres sont fait à la main en Allemagne et on peut quasiment tout choisir sur le vélo (couleur de cadre, des biellettes, axes de 9 ou 12mm… jusqu'à la géométrie perso !), c’est donc des produits qui correspondent parfaitement à notre philosophie de produits haut de gamme, vendus avec de très nombreux services à la carte et un suivi client de qualité.

PL : Un des avantages de Nicolaï est le choix : coloris, amortisseurs, géométrie….. Cela ne devient pas une contrainte pour toi ?
LD : Les nombreuses options possibles sont vraiment à l’avantage de Nicolaï, parce qu’elles permettent de se monter un bike unique, qu’on ne verra nulle part ailleurs au niveau du design, et qui sera avec une géométrie parfaitement adaptée à vos besoins !
Pour nous, ca reste donc un avantage, même si en effet c’est plus compliqué qu’un bike de grande série. Avec un peu d’habitude, ces options sont faciles à mettre en œuvre, donc ce n’est pas un inconvénient du tout, par contre ca demande une petite formation produit auprès des magasins revendeurs, pour qu’eux puissent facilement proposer la marque et les options aux consommateurs passionnés.

PL : Tu étais présent sur le Mondial (et ce fut éprouvant) et sur la Passporte. Ces deux événements se sont bien passés ?
LD : Le mondial et la Passporte se sont supers bien passés ! Dans des ambiances un peu différentes, mais c’était super. De nombreuses personnes sont venues nous voir, pour se renseigner, pour essayer, ou simplement pour dire bonjour (ou boire des coups ;-) … c’est vraiment bien de voir que la société est maintenant reconnue et appréciée par les pratiquants.

PL : Quels sont les prochains événements où tu seras présent ?
LD : Le prochain grand rendez vous d’exposition sera le Roc d’Azur, avec un stand dans l’espace pro comme les 2 années précédentes. Il y aura de nombreuses nouveautés dans les différentes marques que nous importons, donc il faudra venir nous voir !

PL : Où en est le nouvel enduro de Chumba ? Que peux tu nous en dire ?
LD : Je viens de le dire… Il devrait y avoir de belles nouveautés sur le Roc !

PL : Un petit mot pour conclure ?
LD : Et bien… Merci ! A Planète Libre de nous donner la parole, à ma femme qui me voit travailler beaucoup trop longtemps tous les jours en continuant à me soutenir, aux shops qui croient en nous, et aux riders passionnés qui choisissent nos produits !

jeudi, juin 24 2010

Romain Olmos d'HXR-VTT

romain_olmos.jpgPlanete Libre: Salut Romain. Nous nous sommes rencontrés au Mondial du VTT où tu faisais stand commun avec Draille Bike . Le lundi n'a pas été trop dur ?
Romain Olmos: Oui effectivement, j'ai fait un stand avec Loïs de Draille Bike, même si on est concurrent, Loïs est l'un de mes partenaires via Twenty 6 et El gallo. Nous nous connaissons depuis pas mal d'années donc petite entraide.
Le retour a été un peu dur.Lundi, retour à 1h30 du matin, rangement du camion et levé à 7h30 pour lire les tonnes de mails de HXR!

PL: Tu es le boss de HXR-VTT mais avant cela je crois que tu as eu une vie ? Tu as été Tatoueur? Videur? Chef de bande ?
RO: Mdr, rien de tout cela! mais videur on me l'a déja proposé ;). Concernant ma vie avant la création de HXR, petit flash back : j'ai arrêté l'école très tôt, à peine 16 ans (exemple à ne pas prendre les jeunes svp). Puis j'ai touché un peu à tout : déménageur, cloisonneur, vendeur, mécano .... mais avec toujours l'envie d'être dans le milieu du vtt. J'ai travaillé pour de grosses boites comme Décathlon (on est tous passé par là, lol), Culture vélo, Streak'x, Koxx et aussi pilote testeur pour le magazine Ride it!

PL: Tu viens de Tremblay-Lès-Gonesse, c'est vraiment dur comme endroit ? Je suppose que les médias ne nous montrent que le mauvais coté de la ville.
RO: Oui, je suis né à Tremblay (devenu Tremblay en France depuis quelques années déjà). Dur, je ne pense pas, après les médias grossissent toujours tout mais ce qui est vrai, tu dois te faire respecter pour ne pas te faire marcher dessus!

PL: Le VTT t'a aidé à ne pas passer du côté obscur ?
RO: Le sport en général, oui. En vivant là-bas, c'est beaucoup plus facile de passer du mauvais côté. C'est pour cela que j'essaye de motiver plein de jeunes du quartier à se mettre au VTT.

PL: Tu courais en 4X et en DH, qu'est ce qui te plait dans ces 2 disciplines ?
RO: J'ai même fait de la DH marathon pour tout te dire. Tout me plaît dans le vélo, n'importe quelle discipline, j'essaye de me faire plaisir dès que j'ai un guidon entre les mains! 4x/dirt/dh/ marathon /cross ... tout me plaît, même la mécanique et la préparation des vélos pour chaque discipline.

PL: Avoir encore de l'alcool dans le sang pendant la course donne plus d'engagement ?
RO: mdr, de l'engagement sûrement et se mettre la tête dans un arbre plus vite aussi! Boire ou rider il faut choisir!

PL: Ton pire souvenir sur une course ?
RO: Mon énorme crash, sur le 4X du Roc d'azur lors des entraînements. Après plus de 2 heures d'entrainement Karim Amour me demande si j'ai roulé sur l'extérieur des bosses. Je lui dis que non et que je vais justement tester. Sortie de grille au taquet, la rampe est à 6 mètres du sol, je prends la première bosse qui fait 9 mètres de long et là c'est le drame. La bosse n'était pas tassée, juste l'arête était dure comme de la pierre. Mon vélo pique de l'avant, mon short reste accroché au bike, pas possible de m'échapper. J'atterris 2 mètres derrière la réception sur le plat. Bilan: cage thoracique enfoncée , ligaments du genou et ménisques touchés.

PL: Ton meilleur souvenir ?
RO: Ils sont tous bons, même celui du crash du Roc. On s'était encore bien amusé même après cette énorme chute.
Mais mon meilleur souvenir je pense que c'est la Mountain of Hell où je me suis fait vraiment plaisir tout le long de ce week-end. Avec le team 4 tristan vienne/ meunier/titou/ les paname freeriders/ niklaroot etc. Autant en soirée que sur mon vélo de 4X pour la course. Où je me casse un doigt et où je me suis fait un peu secouer en bas avec 100 mm de débattement et frein en 160 mm (mdr). Mais je finis 19eme donc bien content de ce week-end!!!

PL: Quand tu as su que ta carrière de top pilote ne pourrait aboutir qu'est ce que tu t'es dit ?
RO: En fait, j'ai pris une grosse claque de la part des médecins. Je sortais de mon ligament du genou après 4 mois de rééducation comme un fou, je reprends le bike et je me broie la clavicule ! Les médecins ont été très clairs: "Romain tu ne remonteras pas sur le vélo, tu peux oublier". Prends ça dans la tête!!!
Grosse opération, 2 ans de rééducation et de doutes. Envie de montrer que je ride toujours mais ton corps te fait comprendre que c'est plus possible. Il ne me reste que 80% de mobilité de l'épaule. Voila un peu ce qui s'est passé dans ma tête.

PL: Qu'as tu fait après cela ?
RO: Je voulais monter ma boite, vers 30 ans mais là j'ai du me réveiller. J'ai décidé de monter HXR plus tôt que prévu.

PL: Tu es aujourd'hui le boss de HXR-VTT, importateur exclusif de Zumbi. Comment en es-tu arrivé là ?
RO: Je me suis battu, j'ai rien lâché! Je voulais importer une marque qui me plaisait, je voulais une marque artisanale et surtout qui ne se casse pas!
Je voulais importer PDC Racing. Une marque US. Mais la boite avait fermé.
J'ai passé des mois sur des forums du monde entier et je suis tombé sur Zumbi, qui a la même cinématique que PDC Racing.
Je les ai contactés et l'on a trouvé un accord commercial. Je pensais que c'était gagné et non ! Vive la France! 6 mois pour que les banques me disent ok. J'ai failli perdre la marque avec leurs conneries. Le 1 mars 2009 HXR était né!!

PL: Être son propre patron c'est cool mais hard, non ?
RO: Hard oui, comme tu peux le dire. Je gère tout de A à Z: site internet, commandes des clients, salon, compétitions (je ride encore sur certaines courses), communication avec la presse et clients, les pilotes ....
Mais quel bonheur de voir que mon petit bébé HXR avance sur le bon chemin. Même si c'est pas facile, surtout en France, quand tu vois que dès que tu es patron, à leurs yeux on est blindé!!!

PL: Tu nous en dis plus sur Zumbi ? Les meilleurs vélos du monde ?
RO: Zumbi, est une marque polonaise créée par Pawel Matusszynski qui conçoit et réalise la production en Pologne, 100% européenne!
Pawel a travaillé dans l'aéronautique pendant des années avant de créer Zumbi.
Chez eux: zéro stock. Chaque vélo est conçu à la commande. Pourquoi? Car vous pouvez choisir la couleur que vous souhaitez, la taille aussi et en option le sur-mesure pour seulement 150€ de plus!
Le système PFS, système créé par Pawel, est vraiment bluffant. Le vélo est vraiment très sensible sur les petits chocs et très ferme en fin de course, même avec un amortisseur d'entrée de gamme.
En parlant d' amortisseur chez Zumbi on peut aussi commander le cadre seul sans amorto ou nous avons le choix entre du Fox, du Elka ou de l'Avalanche.
Zumbi est vraiment une marque artisanale où chaque client peut faire son propre vélo unique!!!

PL: Une des attractions de ce Mondial glacial était le Boosty qui équipe 2 de tes bikes. Peux tu nous en dire plus ?
RO: Boosty a été créé par Juerg P. Lanz (qui était présent lors du mondial). Il s'est associé avec Zumbi pour faire des cadres sur-mesure afin de placer son moteur et son système électronique.
Le système Boosty est simple. Un moteur placé devant le boitier de pédalier qui entraine un plateau et un autre qui entraine la transmission comme un vélo classique via un pédalier de trial avec roue libre devant. Le tout boosté par la batterie qui est placée dans le sac à dos. Nous avons une autonomie de 4 h. Le système Boosty est une assistance électrique mais vous pouvez vous amuser à tourner la poignée de gaz sans pédaler pour les plus feignants.

PL: Antoine Bizet, le pilote Identi/Halo/Gusset par le biais de Mtbl parts, est pilote ZUMBI sur un F22 en slopestyle. Comment se passe votre collaboration ? Qu'est-ce qui t'a plu chez lui (au niveau pilotage bien sûr…..) ?
RO: Pour tout te dire, c'est Olivier, le boss de MTBL Parts qui m'a contacté en me disant qu'il avait Antoine comme super pilote. Comme Identiti n'a pas de vélo de slopestyle, il voulait que l'on s'associe pour faire quelque chose de bien avec Antoine.
J'ai contacté de suite Zumbi et le deal est passé.
Antoine n'est pas très loin de chez moi donc un petit plus pour que je puisse bien m'occuper de son bike.
Concernant son pilotage, Antoine est vraiment un extraterrestre. C'est le premier français à avoir rentré le double back flip. Ses 3.6 sont magnifiques.
Bref un super rider qui n'a pas fini de faire parler de lui!

PL: Tu as mis 4 heures pour monter le F22 d'un client car tu avais un petit souci de pièces, tout cela dans le plus grand calme. D'où te vient cette zen attitude ?
RO: Oui petits soucis. Quelques fournisseurs ont un peu de mal à bien lire les bons de commande! Je pense qu'en vieillissant je deviens un peu plus calme.
J'ai fait 6 ans de kung fu où j'ai appris la zen attitude. Mais fallait pas trop me chercher non plus après ces 4 h. lol!!

PL: Comment vois tu l'année 2010 pour HXR-VTT ?
RO: Je pense que 2010 va être l'année qui va bien faire connaitre HXR. En croisant les doigts. De toute manière je lâche rien et continue sur ma lancée, pour travailler du mieux possible et que Zumbi soit vu correctement.

PL: Tu seras présent sur quels événements cette année ?
RO: Je serai sur le championnat Nord Pas de Calais où je suis mon pilote de DH: Matthieu Beaube. Actuellement troisième au classement général.
En plus HXR est partenaire de l'épreuve et fait gagner un cadre Zumbi!
Je serais présent sur quelques coupes de France et au Roc d'azur mais avec les vélos sur le dos car plus assez de budget pour le stand.

PL: Comment es-tu devenu végétarien ? Un peu atypique dans le milieu du VTT, non ?
RO: Houla, ça remonte à 18 ans!!! Petite rencontre avec un abattoir quand j'étais minot chez moi en Italie. Le choc total. J'ai décidé d'arrêter de manger de la viande.
Les gens ne comprennent pas trop. C'est pas toujours facile dans le monde du VTT où t'as toujours un bout de saucisson ou de tartiflette qui traine. Mais bon je le vis très bien, no stress.

PL: Je sais que tout ce qui se passe sur le Mondial reste au Mondial mais tu confirmes que les Zumbi tiennent mieux l'alcool que les Chumba ?
RO: L'organisateur de cette soirée Chumba (dont je tairai le nom) a voulu s'attaquer à Zumbi. Il a du oublier qu'en Pologne nous avons la vodka!!!
Zumbi a mis K.O Chumba. Mais comme Zumbi est cool il l'a ramené tranquillement, avec Mr Boosty, dans son lit.

PL: Je te remercie pour avoir répondu à mes questions, ce fut un plaisir de te rencontrer, si tu passes dans le Sud il faudra que je te fasse découvrir nos spots. Un petit mot pour conclure ?
RO: Merci à toi pour cette interview qui m'a bien fait plaisir. Rencontre fort sympathique aussi pour ma part, avec grand plaisir pour un riding dans le Sud.
A bientôt!!!

Pour conclure gros gros remerciements:
à mon winnie (denis) qui est bien présent en ce moment pour me soutenir et me donner un vrai coup de pouce, merci à toi.
à Loïs de Draille Bike pour cette fabuleuse soirée et pour tout le reste.
à mon roudoudou (David) et Alex (kustom culture) , ma mère pour les papiers et tous les gens qui me soutiennent!
à mon chat (héléna) qui me soutient depuis les débuts et à mon tof (mountainbikers) et ma Romy depuis plus de 15ans !!!!!
à Benoit pour le voyage en vito et son aide sur le stand ;) et à la tienne aussi
Merci à tous!!! Crédit photo : Bloono Cherry

samedi, mai 8 2010

Vinz, Mister Enduro

Tous les participants au Trophée Régional d'Enduro Languedoc Roussillon le connaissent sous le diminutif de Vinz. Il s'appelle Vincent Ducailar, et... et quoi d'ailleurs ?
Le plus simple est qu'il vous raconte la suite lui même. Mais accrochez vous à votre cintre, le bonhomme est aussi bavard qu'il est passionné.


PL : Bonjour Vincent. Première question : nom, prénom, âge et qualité(s) ? Non, non, je déconne ! Le vélo, tu es tombé dedans tout petit ou c’est une passion tardive ?

Vinz : Le vélo est devenu une passion sur le tard pour moi (comparé à certains qui y baignent depuis leur tendre enfance). C'est dans mes années Lycée que j'ai pris goût à la discipline, étant scolarisé dans un des berceaux du VTT héraultais (le Lycée était à quelques tours de roues du Lac du Salagou et au pied de la descente bien nommée de "la ramasse"). C'est toute la ville de Clermont-l'Hérault qui baigne dans le VTT, difficile de ne pas tomber dedans. Il y avait une section VTT au Lycée qui courrait en UNSS (championnat scolaire), dont l'un des principaux acteurs était Olivier Nicole (le frère de Myriam).
Originaire de sports très différents (Volley-ball, Badminton, Équitation, etc…), j'avais bien sûr une expérience très différente. J'ai donc commencé par un peu de BMX, monté des cols dans les Pyrénées, fait des raids multisports, et des randos bien sympas. Puis rapidement, j'en suis venu au Freeride. Il faut dire que c'était la discipline émergente à ce moment là, et que les spots autour de la maison ne tarissent pas de superbes traces.
J'ai alors créé un véritable champ de bosses à côté de la maison de mes parents (aujourd'hui rasé par un lotissement !), et shapé des passerelles en bois de palette à profusion dans un petit coin de verdure pentue. Et comme c'est aussi à côté de la maison qu'étaient organisé les premiers contests freeride, j'y ai aussi pris goût. Il s'agissait des 26 Trail Games. Et j'ai par la même occasion découvert les coupes régionales de descente. Puis j'ai continué par les Kordova Cup pour finir par les prémices de ce qui est devenu le WRT dans le Vaucluse où j'ai très lourdement chuté, m'entrainant de nombreux mois d'arrêt, (malgré le port des protections, ça ne fait pas tout !) avec la perspective de ne pas pouvoir remonter sur un vélo, et certainement éprouver des difficultés à pouvoir remarcher un jour.

J'ai mis ces longs mois de rééducation à profit pour réaliser quelle avait été mon erreur de m'engager dans une discipline aussi extrême et de ne pas toujours en mesurer les conséquences. J'ai alors fait pas mal de XC, et même un peu de Cyclocross (mais pas de route) et surtout beaucoup de randos. Je suis devenu moniteur à l'école VTT de Roc Evasion (Salagou), et j'animais beaucoup de séjours sportifs pour le centre de loisir avec les jeunes du secteur.
C'est pendant cette période que j'ai rêvé au développement d'un concept plus sympa à mes yeux : celui du rallye-enduro VTT. Et c'est comme cela qu'est né le premier Back to the Trail en 2007, avec la complicité indispensable de Flo, Elo et toute la tribu de Levas. Le concept était simple, inspiré de ce que nous connaissions déjà : remonter les sommets à la force des mollets, et chronométrer les descentes pour se tirer la bourre entre potes. Ce que nous faisions tout les dimanches en somme. Nous avions un peu moins d'une centaine de participants pour cette première édition qui comptait déjà 7 spéciales sur deux jours.
Mais je n'ai rien inventé, le premier enduro étais celui de la Garoutade à Ille-sur-Têt en 2005, auquel nous avions pris part entre copains (nous étions une soixantaine de participants, dont Sylvain des Riders Catalans qui organise aujourd'hui l'enduro des châteaux). Cet enduro comptais deux spéciales tracées par les frangins Epailly (ACI). A l'époque, il n'y avait pas vraiment de vélos spécifiques pour l'enduro, nous utilisions principalement des vélos de freeride à double-plateau (pour ma part c'étais un GT Ruckus). La plupart avaient des Kona Stinky. Qu'est-ce que les liaisons à vélo et le pédalage étaient dur !

Et depuis ces prémices, l'ambiance est restée inchangée : toujours aussi conviviale. Cela me fait très plaisir de pouvoir constater que maintenant le noyau des participants reste le même. Les pilotes se connaissent entre eux et certains roulent de plus en plus ensemble le dimanche. Une véritable émulation est née autour de la discipline, et nous sommes maintenant reconnus comme un challenge à part entière, de plus en plus convoité. Mais il y a encore beaucoup d'efforts à faire pour perfectionner les épreuves et être mieux compris des responsables locaux (élus, institutions). Nous manquons encore cruellement de reconnaissance institutionnelle, et surtout d'aides.

PL : Tu es connu comme le loup blanc en tant qu'organisateur/coordinateur du Trophée Régional d'Enduro.
Peux tu nous en retracer l’historique ?

Vinz : Connu comme le loup blanc, c'est peut-être un peu fort. Les gens finissent forcément par me connaître, car ils voient ma frimousse sur chaque enduro dans la région depuis les débuts, je n'en ai pas loupé un seul, c'est plutôt devenu une habitude.

Dès 2008, l'idée à été de regrouper ces épreuves pour en faire un challenge local : le Trophée Régional d'Enduro VTT Languedoc Roussillon. A l'époque, Il n'y avait que 3 enduros préexistants : l'enduro de la Garoutade à Ille-sur-Têt, qui sortait tout juste des cendres du plus grand incendie qui ait ravagé les Pyrénées-Orientales, le meg'enduro de l'Aigoual et Back to the Trail.
Sont venus se greffer deux nouveaux enduros : l'enduro du Paty et l'endur'haut languedoc. Comme toute première organisation, les débuts ont été difficiles.
Les deux principales épreuves : la Garoutade et Back to the Trail, se sont déroulés merveilleusement bien, l'un sous un soleil radieux en avril, l'autre sous la pluie début Septembre.
L'Aigoual a posé problème pour l'organisation, car une société d’évènementiel privée est venu mettre son nez dedans proposant un tracé qui était loin d'être à la hauteur.
Le Paty et Vieussan, qui étaient les deux dernières épreuves du calendrier, ont réussi le pari et ont offert des parcours de folie, l'un par sa ludicité, l'autre par sa difficulté.
Mais que du bonheur sur 5 manches. Une première année réussie remportée par un Greg Noce impérial (4 participations et 3 victoires).

C'est donc logiquement que la seconde édition, a fait le plein de participants dès la manche d'ouverture. Ont commencés à se poser les problèmes de places et de liste d'attente. Le calendrier 2009 s'étalait sur 4 manches d’avril à octobre.
La première manche pyrénéenne changeait de site pour s'installer à St Michel de Llotes, sous la pluie.
La seconde manche était la première édition de l'endur'aude et ses 4 spéciales à rejoindre par des liaisons dantesques.
L'enduro gardois du Paty a été un succès, très plébiscité pour sa ludicité.
Et pour la finale, Vieussan dans l'Hérault n'a pas failli à sa réputation de difficulté technique et physique sur 2 spéciales (dont une inédite). C'est donc à domicile que la révélation de l'année Théo Galy, a été couronné, un poil devant Greg Noce qui s'est blessé dans la première spéciale et a été contraint à l'abandon. L'année s'est terminée par le premier Trophée de France d'enduro VTT. Retour dans les Pyrénées-Orientales pour 4 spéciales (et une SP3 de folie !!!) sous une météo de Novembre bienveillante, qui a logiquement couronné la star nationale Jérôme Clémentz, juste devant notre star locale : Damien Oton.

Et 2010 commence sur une nouvelle dynamique. Le dernier pilote précité est ex-aqueo après deux manche avec Yannick Pontal ; espérons que cette année il ne se blessera pas ! La manche d'ouverture a changé de site pour se trouver dans le Gard, ou Joël à réussi le pari de tracer un bel enduro, très ludique, alors que beaucoup n'y croyaient pas aux vues du relief.
La seconde manche s'est déroulé sur le désormais célèbre enduro des châteaux. La saison se poursuivra pour la seconde fois dans l'Aude avant de retrouver les monts héraultais du caroux, et se terminer par une finale qui fait peau neuve dans les Pyrénées-Orientales, sur un tracé que vous n'êtes pas prêt d'oublier, je vous le garanti !!!

PL : Avec le 1001 Enduro tour, l'enduro régional Languedoc Roussillon est le seul circuit qui regroupe des organisateurs multiples.
Qui est à l'origine de cette idée ?

Vinz : C'est moi qui ai lancé le concept et qui ai contacté les organisateurs au début. Aujourd'hui, c'est l'inverse, ce sont les clubs qui me contactent pour candidater. Preuve qu'il y a une tendance qui est en train de changer. Effectivement, le Trophée ressemble sur ce point en partie au 1001 Enduro Tour coordonné avec brio par Greg Germain. J'ai d'ailleurs pas mal roulé sur ces épreuves, et continue régulièrement à y faire un tour (d'autant plus que je passe pas mal de temps sur le secteur de Toulon pour mon boulot).
Mais il faut noter beaucoup de différences fondamentales entre nos deux challenges enduro : presque une dizaine de dates sur la côte d'azur, et moitié moins chez nous. Les inscriptions aussi ne sont pas gérées de la même manière, le profil des épreuves est aussi un peu différent. Seul le déroulement des épreuves s'en rapproche et surtout l'esprit convivial autour du concept rallye-enduro (liaison à vélo et exceptionnellement en véhicule).


PL : Y-a-t-il un cahier des charges précis imposé aux organisateurs ?

Vinz : Il y a en effet un cahier des charges assez drastique imposé aux organisateurs (prix, parcours, repas, inscriptions, etc.). Chaque organisateur doit l'approuver avant d'intégrer le Trophée. Ce cahier des charges évolue tout les ans. Il est accompagné d'un "manuel pour les organisateurs" qui donne quelques tuyaux pour bien organiser son épreuve. Il se négocie et est appliqué en bonne intelligence avec l'ensemble des organisateurs et cela se passe très bien.

Pour revenir sur les différences avec le 1001 Enduro tour, en Languedoc-Roussillon les inscriptions sont centralisées, il y a un règlement relativement contraignant pour les clubs, chaque épreuve à une typicité particulière, il y a chaque année un renouvellement soit des tracés (spéciales), soit du site (un autre département ou une autre commune).
Sur la côte d'azur, les inscriptions sont à réaliser auprès de chaque organisateur qui est entièrement libre de définir en tous points le déroulement de son épreuve. Même si j'ai entièrement confiance en mes camarades organisateurs, je passe régulièrement faire un tour pour reconnaitre et valider les parcours lorsque c'est nécessaire.

En ce qui concerne les dits "organisateurs", il faut savoir que en Languedoc-Roussillon, cela représente un gotha très restreint de personnes, ils se comptent presque sur les doigts d'une main. En général, le concept et le tracé sont définis par une ou deux personnes maximum qui mènent le projet à bout de bras jusqu'à maturation. Il n'est pas toujours facile d'avoir toute la marge de manœuvre et la réactivité que l'on souhaiterait avec son propre club ou sa propre commune ! Le travail d'un organisateur se transforme rapidement en parcours du combattant. Il est parfois difficile d'expliquer, de motiver notre démarche. Mais heureusement les clubs et surtout le réseau d'amis sont là pour venir en aide à l'approche du grand jour.

PL : Pourquoi un nom aussi long, complexe et à consonance officielle ?

Vinz : Je me suis remué les méninges pendant de longs mois avant d'annoncer le nom que j'allais donner à ce challenge, puisqu'il en fallait bien un !
Trophée :
parce que je souhaitais créer un challenge proche de ce que je connaissais en XC et en DH. Mais comme ce n'est pas une discipline officielle, il est interdit d'utiliser les termes "coupe" et "championnat", que seule la FFC est habilitée à décerner. Et comme ce n'est toujours pas une discipline officiellement reconnue, ce nom me convenait très bien. Je ne voulais pas de nom anglais (je suis bien trop attaché à ma patrie), c'est pourquoi le terme de "Trophée", fréquemment utilisé dans les autres sports que je pratique, m'est venu naturellement.
J'estime que le niveau des meilleurs enduristes est comparable à ceux des élites dans les autres disciplines, il me semble logique de leur apporter une légitimité ne serait-ce que par la dénomination des compétitions auxquelles ils concourent.

Régional :
parce que je souhaitais rester sur la similitude des coupes XC et DH, et que de toute façon, je ne me sentais ni l'ambition ni l'envie de développer le concept sur une zone géographique plus étendue. Il y a déjà beaucoup de travail à mener au plan local. De plus ma volonté était de montrer qu'il y a une alternative aux Enduro-Series et au Riderz Cup de l'époque.
Pour montrer et faire connaitre notre région comme un territoire qui présente par ailleurs un potentiel et des paysages exceptionnels pour cette discipline.
Pour rester dans une optique plus modeste, avec des enjeux amateurs, juste pour la passion. Rassembler les amateurs locaux afin qu'ils se connaissent entre eux et puissent partager.

Enduro :
pour qualifier et différencier du XC, DH, trial et descente-marathon.
Cela sous-entend : rallye-enduro (montées effectués à vélo ou exceptionnellement en véhicule dans un temps imparti mais large. Les portions majoritairement descendantes, les spéciales, étant chronométrées. Un sport complet, aux origines mêmes de la pratique du VTT).


PL : Mais dis moi, ce n'est pas un peu complexe à coordonner tout ça ?

Vinz : Étant moi même avant tout organisateur d'épreuves (et pas forcément que d'enduro, j'ai aussi organisé d'autres manifestations sportives : XC, Run and Bike, et bien d'autres sports), je comprends relativement bien les difficultés que peuvent rencontrer chacun des organisateurs. C'est pourquoi, pour les aider, j'ai mis en place "enduro régional", association loi 1901 à but non lucratif, affiliée à l'UFOLEP. C'est le socle du Trophée Régional qui permet de coordonner les épreuves, souscrire les assurances, gérer les inscriptions, retenir et évaluer les candidatures, édicter les règlements, gérer la communication, être un interlocuteur unique, etc… C'est un véritable organisme de gestion, mais de taille modeste, et adapté à notre discipline. C'est surtout un fabuleux outil pour centraliser l'ensemble des actions à mener. Cela évite donc les dispersions d'énergies et permet d'avoir un challenge à la gestion la plus homogène possible (compréhensible et accessible au niveau des informations pour un participant).
Le point important est surtout que cela permet d'alléger considérablement la charge de travail de chaque organisateur en leur facilitant de nombreuses procédures : gestion des inscriptions, des plaques de cadre, etc.).

La complexité dans la coordination tient au fait qu'il y a différents intérêts à ménager.
Je le disais, le support de chaque course est obligatoirement un club local. C'est aussi un impératif que je fixe, il faut que l'épreuve leur soit profitable ne serait-ce que pour justifier leur présence. Mais chaque club, chaque organisateur à ses exigences particulières, il faut donc négocier. Et parfois, la rhétorique va plus loin encore lorsqu'il s'agit de mener des actions qualifiables de diplomatiques avec les institutions locales (mairies, ONF, propriétaires, etc…).
La partie la plus âpre des négociations intra-organisation est la définition du prix d'inscription, que j'ai souhaité harmoniser cette année, autant que faire se peut. Pour moi, avant tout participant et passionné, il est impératif d'avoir un prix d'inscription raisonnable, pour rester accessible à tous. Je ne veux pas rendre élitiste cette pratique en surfant sur la vague marketing.
Sur chaque épreuve, nous recueillons tout juste de quoi rentrer dans les frais de l'organisation et assurer le fonctionnement de l'association jusqu'à la prochaine manche. Il faut savoir que l'effort fait sur les prix est assez significatif en comparaison avec beaucoup d'autres épreuves similaires. Considérant bien sûr que chaque manche comprend dans ses 23 euros de tarif d'inscription, les ravitaillements et toute la logistique course en plus du repas de midi, qui est systématiquement servi sur chaque épreuve : c’est pour nous un gage de convivialité.
Dans l'ensemble, cela se passe très bien entre organisateurs ; nous sommes tous en relation, et entretenons des relations amicales. Croyez-moi, du côté des organisateurs, il y a des individus au cœur plus gros qu'un cœur de lion, à l'autodérision, au sourire, à l'entrain et à l'obstination qui dépassent de bien loin la limite humaine. Et c'est pourquoi, il est tellement plaisant de mener l'expérience avec eux. Alors le fait que ce soit plus ou moins complexe m'importe peu : tant que nous y mettons tous la même bonne volonté, ça restera un plaisir et une passion avant tout. Et comme dit l'adage : quand on aime... on ne compte pas !

PL : Une course comme l'Enduro des Châteaux, ça représente quoi en chiffres (nombre de bénévoles, temps passé, budget, ...) ?

Vinz : Ça représente environ une quarantaine de bénévoles (dont environ 8 secouristes). Ça fait du monde : chrono, retrait des plaques, repas, sécurité, gestion générale, etc… Le temps passé peut se compter de plusieurs manières : le temps effectivement passé à crapahuter dans les sentiers, et le temps occupé dans l'esprit de l'organisateur.
Le temps sur le terrain est impossible à chiffrer avec certitude mais il est certain que ça s'approche d'une centaine d'heures. Si cela peut paraître énorme, il faut bien décomposer toutes les étapes : reconnaissances et choix du tracé, débroussaillage (le plus long), adaptation des traces, prospection des terrains, repérages des obstacles dangereux et sécurisation, roulage et reroulage pour valider les trajectoires et les options de chrono choisies (c'est souvent à cette étape qu'on modifie certains parcours), et enfin : le balisage (et ce n'est pas toujours facile !).

Et il y a aussi toute la paperasse. Demandes d'autorisations aux municipalités, département, intercommunalité, ONF, autres propriétaires publics et privés. Recherche de partenaires pour les secours, pour les financements (sponsors, subventions, etc.), convention d'assurance, inscription au calendrier de la fédération, mise sur plan du parcours, courriers aux différents services concernés (DDE, Gendarmerie, service départemental d'incendie et de secours), réservation de salle, d'emplacement pour le parking, fabrication du fléchage, budgétisation, déclaration de la manifestation à la Préfecture, liste de courses pour le ravitaillement et le repas, contact et planification de l'emplacement des bénévoles, mise au point du chronométrage, évaluation des temps de spéciales et de liaisons, impression des cartons horaires individuels et des tickets repas, commande des plaques de cadre et des rilsans, réception et gestion des inscriptions, mise en place des listes d'inscrits et ordre de départ, etc…
Voilà comment un enduro peut hanter entre 6 et 8 mois vos nuits et vos journées.

Pour parler budget (le nerf de la guerre) : il s'élève à environ 3000 euros.
Il est réparti de la manière suivante : un tiers en frais de bouche (repas de midi, apéro et ravitaillement), un tiers en assurance, frais de secours et autres frais obligatoires. Le dernier tiers étant consacré aux dépenses diverses (fonctionnement de l'association, frais de correspondances, frais bancaires, achat des lots, etc.).

PL : Il n'y a que des bénévoles pour faire tourner le trophée ?

Vinz : Il y a exclusivement des bénévoles pour faire fonctionner le Trophée, j'y tiens énormément. A commencer par l'ensemble des organisateurs (moi y compris). Nous avons tous un travail et une famille. A la différence de nos familles et travail respectif, notre passion nous est commune.
C'est à mon sens, ce qui fait tout l'intérêt et tout le succès de ce Trophée en matière de convivialité.
Il faut bien tenir compte du fait que hormis nos partenaires traditionnels (planetelibre.net et endurotribe.com) nous ne faisons aucune communication dans la presse ou dans les commerces spécialisés. La seule raison qui fait déferler les participants sur nos épreuves, c'est le réseau d'initiés (internet) et le bouche à oreille. Cela nous suffit amplement et nous n'avons pas vocation à ouvrir plus notre coquille, car gérer entre 150 et 200 pilotes par épreuve est déjà un grand défi.

Bien sûr, être bénévole veut souvent dire que vous laisserez des plumes dans l'organisation : frais de déplacement, pneus crevés sur les épines que vous avez taillés la veille, toutes ces écorchures provoqués par les ronces que vous essayez de couper depuis un quart d'heure pour élargir le virage, ce mal de dos après avoir pioché toute la matinée pour enlever ce satané rocher au milieu de la trajectoire, ce sandwich amoureusement préparé par votre douce et tendre qui vous reprochera encore une fois d'être rentré trop tard, bien après la tombée de la nuit, alors que négociiez encore l'autorisation de passer sur la propriété du berger du village ! C'est effectivement un investissement personnel continu et intense.

Chacun des traceurs de chaque parcours est un pilote qui participe lui-même au Trophée. Voilà pourquoi les tracés sont de qualité, et voilà pourquoi chaque enduro est réalisé au plus près des attentes des participants avec un tel élan de partage et de convivialité. C'est une valeur fondamentale pour moi, qui lorsqu'elle ne sera plus vérifiée signera l'arrêt du Trophée. Cette volonté de faire partager aux autres de nouveaux sentiers, de nouveaux sites, d'inviter au voyage dans la bonne humeur est l'une des composantes de la discipline de l'enduro. C'est en organisant autant de weekend et faisant tout pour qu'ils restent inoubliables que notre petite communauté d'enduristes nous offrira toujours plus de visages, certes marqués par l'effort, mais surtout enthousiasmés. Et c'est tous ces sourires qui composent le salaire que nous percevons de ces longs mois passés à arpenter collines et montagnes pour le plaisir des autres. Et c'est précisément parce que cela n'a pas de prix que nous sommes heureux et fier d'être bénévoles.


PL : L'Enduro de Thuir ne fait pas partie du trophée régional en 2010, mais postule pour 2011. A terme, combien d'évènements pourrait comporter le trophée ?

Vinz : Et pour 2011, déjà plein de projets et du changement (quelques surprises)... Chaque année, il y a des changements : soit de spéciales pour les épreuves qui restent implantés sur le même site, soit de lieu lorsqu'on décide de créer une nouvelle épreuve. Mais il faut dire que maintenant, nous connaissons l'effet inverse des débuts de l'enduro dans la région : il y a trop d'épreuves candidates. Je me suis fixé un maximum de 5 épreuves dans le Trophée, pour rester raisonnable, tant en terme de calendrier que de coût pour les pilotes, et que de temps passé, pour nous, les organisateurs.
Cela n'empêche pas que je suis à fond pour soutenir tous les enduros, y compris ceux qui ne font pas partie du Trophée, quand ce n'est pas moi qui les organise personnellement !

La raison principale est qu’au delà de 5 dates, il devient difficile pour ceux qui jouent la compétition de se libérer de leurs obligations professionnelles ou familiales. De plus le coût d'une saison n'est pas anodin. Certes c'est une paille comparé à la plupart des autres challenges, mais j'y reste tout de même très attaché. Lorsqu’on est pilote il faut prendre en compte l'achat du vélo, des pièces de rechanges, les réparations, les équipements (casques et protections), le trajet en voiture, et l'hébergement. Ça représente peu pour certains, mais beaucoup pour d'autres. Je passe par là moi aussi, donc je comprends bien ce que cela représente.

Vous l'aurez compris à la lecture des lignes précédentes, nous sommes bénévoles, donc nous solliciter plus de 5 fois par an nous coûte cher, et nous ampute également du temps sur nos activités professionnelles et familiales. De plus organiser une manche du Trophée, c'est tout un stress, une logistique faramineuse à mettre en place systématiquement, et c'est surtout une sacrée consommation d'énergie humaine. Nous essayons de rester raisonnables à tous points de vue.

PL : Concernant le sponsoring, chacun fait comme il peut, où certains sponsors soutiennent l'ensemble du trophée ?

Vinz : Il y a des sponsors qui soutiennent l'ensemble du Trophée Régional. Je profite de ces lignes pour les en remercier : SUNN Bicycles (avec le SUNN Charger Quest), VELOLAND Perpignan-Narbonne, NEXSEN BIKE, DM3, EXOTIC BIKE, AUDE AVENTURE (composants FUNN, QUAD, etc.), X1 RACING SUSPENSION.

PL : Quelles sont les principales difficultés que rencontrent un organisateur d'enduro ?

Vinz : Il y en a beaucoup, je ne vais lister que les principales et les plus évidentes :

- Propriétaires privés :
Vous avez un superbe sentier qui sillonne la montagne, c'est le top du top du sentier enduro. Il est emprunté tous les dimanches par des wagons de vélos. Personne ne s'est jamais posé la question du propriétaire auquel appartient la parcelle où débouche nécessairement le chemin. Mais vous êtes organisateur d'une manifestation sportive, donc la Préfecture vous impose de lui produire l'autorisation de chaque propriétaire de parcelle traversée, centimètre par centimètre s'il le faut. C'est donc un véritable travail de fourmi qui ne fait que commencer. Il faut donc prendre contact individuellement et recueillir leur autorisations écrites, y compris s'ils sont à l'autre bout de la France ou du monde. Généralement les gens sont compréhensifs, il est fréquent qu'ils ne sachent même pas que ce bout de montagne leur appartiennent. En revanche certains sont plus récalcitrants. D'autres se prétendent propriétaires alors qu'ils ne sont pas enregistrés au cadastre. Ce genre de situation nous à parfois obligé à modifier des tracés, annuler des spéciales, voire contourner des portions du parcours pourtant extraordinaires.

- Propriétaires publics :
Avec les communes et intercommunalités, il y a peu de problèmes car ils réalisent rapidement que ces évènements leurs sont bénéfiques (économie locale). Mais ils restent difficiles à persuader en raison des contraintes de responsabilité et de sécurité. Il faut souvent faire des concessions désavantageuses. Parfois, pour des raisons de cohabitation des usagers et de préservation du patrimoine, il nous est interdit d'emprunter certains sentiers (les plus beaux). Avec le département, les parcs naturels et l'ONF, là c'est une autre paire de manches. Il est extrêmement difficile d'avoir les autorisations qui sont délivrées à titre précaire et révocable. C'est à dire que du jour au lendemain, parce qu'un garde ONF à surpris un vélo sur un sentier interdit, une épreuve peut se voir retirer une autorisation et être contrainte d'annuler. Ça nous est déjà arrivé.

- Préfecture :
La hantise de tout organisateur. Le dossier complet est épluché tel un oignon par les services de la préfecture. Aucune erreur de procédure n'est permise au risque de voir l'autorisation suspendue. C'est un véritable chemin de croix.

- Forces de l'ordre et services de secours :
La Gendarmerie doit être informée de toutes les activités du ressort de la brigade territoriale. Il faut donc transmettre toutes les informations (plans, horaires...) et passer de longues heures à expliquer le déroulement de l'épreuve, car lorsqu’on n’est pas initié à la discipline, ce n'est pas toujours évident à comprendre. Depuis la loi de modernisation de la sécurité civile de 2005, les SDIS (Sapeurs-Pompiers), n'assurent plus les DPS (dispositifs prévisionnels de secours) sur nos courses. Il faut donc trouver d'autres moyens pour parvenir à trouver les secouristes pourtant obligatoires, qu'il faudra payer.

- Repas et ravitaillement :
Trouver un prestataire pour la fourniture du repas à vil prix et en quantité suffisante. Pas toujours facile, surtout que nous essayons de faire travailler les producteurs locaux.

- Chronométrage et bénévoles :
Trouver des bénévoles efficaces, fiables et suffisamment nombreux, répartis en plusieurs équipes, dotés de montres synchronisés, tableurs et stylos, prêts à affronter tous types de météos possibles et imaginables pendant plusieurs heures, relève rapidement de l'opération commando. De plus il aura fallu définir à l'avance des temps de départ et des délais de liaisons adéquats pour qu'il n'y ait pas trop d'attente au départ, tout en laissant le temps pour se reposer, se ravitailler, voire effectuer les petites réparations. Un casse tête qui peut vite se transformer en cauchemar si tout n'est pas réglé au poil.

PL : Si mes informations sont bonnes, je crois que tu as participé à un groupe de travail concernant la reconnaissance de l'enduro comme une discipline officielle de la FFC. Vers quoi s'achemine-t-on d'après toi ?

Vinz : J'ai été effectivement été présent à cette réunion. Mais je n'y ai pas réellement participé. Disons que la FFC souhaite montrer une image démocratique quant à l'intégration de l'enduro et tente de ménager les esprits. C'est la tâche délicate qui a été confié à Manu Hubert.
Il faut savoir qu'au début de l'enduro, la FFC a tiré à grands coups de boulets de canon sur les courses enduro. Nous étions les vilains petits canards qui organisions des courses "sauvages", même pas officielles. Nous avions alors demandé une reconnaissance, il nous avait été opposé une fin de non recevoir.

Mais le contexte a bien changé. Maintenant, l'enduro est à la mode, c'est une discipline marketing qui se "vend bien" auprès de toutes les tranches d'âges. Problème pour la FFC : plus de 70% des participants sont non-licenciés ou licenciés UFOLEP (la fédération concurrente). Et il en va de même chez les organisateurs. Consciente que, vu l'essor de la discipline, il y a un gros manque à gagner et que sa part de licencié VTT est en chute libre, la FFC veut de toute urgence prendre une part du gâteau, à grand renfort médiatique. Elle nous rappelle notamment qu'elle organisait les championnats de France de rallye, qui ressemblait fort à l'enduro d'aujourd'hui, mais en omettant de préciser que c'était en 1990, et que cette discipline a été lâchement abandonnée car la fédération ne la trouvait pas assez rentable car il y avait trop peu de participants.

Nouveau problème : maintenant les organisateurs sont habitués à fonctionner sans la FFC. Et la FFC demande aux organisateurs des droits de réversions (payer une somme d'argent pour avoir le droit d'organiser). L'enduro qui avait réussi à exister en s'émancipant du fonctionnement contraignant des fédérations, ne pourra que très difficilement les réintégrer. Et pour ce faire, en respectant la logique des choses, ce serait à la fédération de s'adapter aux enduros, et non l'inverse. Une doléance et des remarques que j'ai adressées, mais qui n'ont pas été prises en compte. La FFC a donc édicté un règlement, qui à mon sens est loin de pouvoir guider un organisateur, et qui de plus ne permet pas à nos enduros régionaux de rentrer dans le cadre de la réglementation fédérale. Nous ne roulons donc pas enduro au sens de la réglementation de la FFC. Voilà une erreur regrettable.

En revanche ce qui a été bien noté c'est que l'UFOLEP propose aux enduristes des conditions d'assurance, de matériel, de licence, d'adhésion, et de coût beaucoup plus adaptées, tant pour les organisateurs que pour les pilotes. Et sur un autre sujet, j'ai été très vivement critiqué quant à l'organisation du Trophée de France d'enduro l'an dernier. Des réflexions que j'accepte mal venant de personnes qui n’y connaissent rien et qui n'ont jamais rien organisé en enduro. Surtout lorsque j’apprends que c'est précisément ce que la FFC veut mettre en place sur le même modèle... mais qui est encore loin de voir le jour.

Pour l'instant, nous concernant, il n'y a donc pas à mon sens de grandes avancées venant de la FFC.

PL : J'en viens à mon petit credo habituel : notre sport étant une activité de pleine nature, l'aspect développement durable est-il pris en compte par les organisateurs de l'Enduro Régional ?

Vinz : Nous avons intégré l'aspect développement durable naturellement, sans même y penser ni le revendiquer dans nos organisations.
Depuis le début, notre charte dans le règlement du Trophée, impose le balisage amovible, ce qui est strictement respecté.
Les sentiers sont toujours propres après une organisation et c'est une excellente chose.
Pour les repas, nous achetons chez des producteurs locaux, souvent bio.
Avant, nous utilisions des jeux de plaques de cadre que nous récupérions après chaque manche pour être lavés et réutilisés.
Pour débroussailler, nous n'utilisons que scies, sécateurs, pioches et pelles, pas de matériel thermique. Nous faisons attention à ne pas sur-emprunter les sentiers en changeant les tracés ou les sites sensibles d'année en année. Nous construisons aussi parfois des pontons en passerelles pour ne pas modifier le ruissèlement des eaux du fait de notre passage intensif pendant le week-end.
C'est un ensemble de petits gestes qui font qu'une organisation se déroule bien et peut se pérenniser.
Mais nous sommes bien conscient qu'il y a beaucoup d'améliorations à apporter : tri des déchets, moins d'utilisation de gobelets et couverts jetables, etc…

PL : Tu es plutôt du genre eau claire/banane séchée ou pinard/saucisson ?

Vinz : Les deux mon capitaine, ça dépend des moments et des occasions. Disons que je suis plutôt bon vivant et ne renie pas mes racines du sud, donc je mange bien sûr le saucisson en entrée, je bois le pinard avec un bon roquefort et termine par une succulente banane avant d'aller slalomer entre les buissons avec mon vélo dans la colline d'à côté.

PL : Le mot de la fin ?

Vinz : Merci pour cette interview et tout l'intérêt que tu portes à l'enduro en général et au Trophée en particulier. En espérant avoir répondu convenablement aux questions que tu m'as soumises.
Tu remercieras Jean-Marc Picard, pour ses comptes-rendus toujours aussi géniaux sur chaque enduro. Et si tu peux aussi lui poser une question de ma part : comment fait-il pour rouler aussi fort ? D'ailleurs je vais inscrire un nouvel article dans le règlement : on va mettre des radars sur les spéciales pour limiter la vitesse, à ce qu'il parait c'est à la mode et ça rapporte gros. Avec les amendes ça me permettra d'enlever ce puta...de pneu de 1,5 kilo a l'arrière que j'ai mis pour arrêter de crever sur les branches que je venais de couper, et de le remplacer par des tubeless à la nitroglycérine. Comme ça j'arriverais peut-être à suivre JMP qui sait ? (marre de me faire mettre à l'amende par les vieux !!!). Je souhaite également remercier tout les fidèles qui participent maintenant depuis plusieurs années aux enduros et qui ont grandement contribués à en faire le succès d'aujourd'hui.
Merci à tous et à très vite sur les sentiers.




vendredi, avril 16 2010

Découverte d’une rideuse en herbe

Laurie Capelli 13 ans habitante de st Jean de Fos dans l’Hérault , proche du bike park Ridekore , a commencé le vtt alternatif il y a très peu de temps et progresse à la vitesse de la lumière . Si cette demoiselle continue son ascension aussi vite qu’elle saute des bosses de dirt et des passerelles, elle est promise à un bel avenir dans ce monde typiquement masculin.

Planete libre : Laurie tout d’abord salut. T’ayant vu rouler sur la pump-track , des lignes de dirt et des passerelles, je tiens à te féliciter pour tes débuts bien prometteurs . A quel âge as-tu commencé à faire du vélo et ensuite du vtt ?

Laurie Capelli : J’ai commencé à faire du vélo sans les petites roulettes à 4ans. D’après mes parents, on allait souvent se balader au lac du Salagou où je commençais à prendre de l’assurance, je sautais déjà des petites bosses mais aussi je prenais mes premières gamelles. J’ai eu mon premier VTT à 10ans. Puis un jour, nous sommes allés manger chez Fred, mon frère et moi nous sommes allés rouler sur le bikepark. Fred m’a tout de suite repérée et a dit à mon père : « il faut que tu m’amènes Laurie, elle a du potentiel ».

PL : Qu’est qui te plait dans ce sport en particulier le dirt et le freeride ? parce que je crois savoir que tu pratiques aussi celui-ci !

LC : J’aime bien le dirt , parce que tu fais un tour de pédale et après tu sautes toutes les bosses à la suite. J’aime bien les passerelles aussi parce que là j’ai l’impression d’être un oiseau quand je saute. Dans le freeride, ce que je trouve sympa c’est que tu peux sauter et rouler ou tu veux comme aux Ruffes ou au Salagou.

PL : Dans la pratique du vtt, tu voudrais essayer d’autres disciplines comme de la descente par exemple ?

LC : La descente, j’en ai fait un peu avec mon père autour de St Guilhem le Désert, j’aime bien ça. J’ai hâte que Fred m’emmène sur la piste DH de Ridekore à St Jean de la Blaquière.

PL : Quels sont tes terrains de ride préférés ?

LC : Mes terrains de ride préférés sont : Le Ridekore de Lagamas pour le dirt, les pistes du spot de Liauson, le lac du Salagou, le canyon, les GR autour de St Guilhem le Désert.

PL : Combien de temps consacres tu à la pratique du VTT, trouves-tu que c’est suffisant pour progresser ?

LC : Je pratique en général le mercredi et le samedi après-midi, je progresse très vite, Fred (Moquette) est un très bon prof. J’aimerais en faire plus souvent mais pour le moment ce n’est pas possible (Collège:-s).

PL : Tu trouves du soutien autour de toi pour t’encourager dans ta progression ?

LC : Oui j’ai beaucoup de soutien autour de moi. Au bikepark à Ridekore, je suis un peu la chouchoute (car y a pas beaucoup de fille :-s). Fred m’aide beaucoup, ma famille m’encourage et est très fière de moi.

PL : Tu veux faire du vtt juste pour le plaisir de rouler , ou tu voudrais faire de la compétition ou encore juste des photos pour être dans les magazines de vtt , pour que d’autres filles aient envie de faire la même chose que toi ?

LC : Pour le moment je roule par plaisir, Fred me fait découvrir sa passion et me la transmet. Je ne sais pas si je suis prête pour la compétition, mais j’aimerais bien essayer. Les photos et les magazines pourquoi pas si cela peu donner envie à d’autres filles de pratiquer ce sport.

PL : En parallèle de tes études, faire du vtt comme tu le pratiques, ce n’est pas trop fatiguant ?

LC : C’est vrai que ce sport est physique, après une après-midi de vélo je suis crevée mais c’est de la bonne fatigue. Après un bon plat de pattes et une bonne nuit de sommeil, c’est reparti ! Côté études tout baigne, je suis en 4eme.

PL : A part le 26’’, tu as une idée de ton futur métier ? Et qu'aimes-tu en général dans la vie ?

LC : J’aime le foot, le hand, être avec mes amis, ma famille, mes animaux… J’aimerais faire un métier au côté des animaux, comme assistante vétérinaire. Mais après tout pourquoi ne deviendrais-je pas la première fille en France à vivre de ma passion ?

PL : Si tu avais une baguette magique capable de réaliser tes vœux, qu’aimerais-tu obtenir ?

LC : La baguette magique je l’ai déjà, c’est Ridekore , Nexsenbike et Roulermarcher qui ont réalisé un de mes vœux : ils m’ont offert généreusement un vélo de dirt Commençal, en plus de ma couleur préféré (violet). En plus il y a Insolit Wear pour mon premier contrat amateur.

PL : Laurie on en sait un peu plus sur toi, PlaneteLibre te remercie d’avoir répondu à toutes ses questions, et te souhaite bon courage pour la suite.

LC : Merci à Fred et Ridekore , NexsenBike , Insolit Wear et PlaneteLibre, pour leur aide . Et merci à vous tous pour votre soutien et vos encouragements.

Interview et photos réalisées par Fred de Roulermarcher pour PlaneteLibre.

jeudi, avril 8 2010

Camino

Planete Libre : Salut Greg. Nous nous étions quitté en 2009 après la 1ère étape des Enduro Vibes. Quel bilan tires-tu de cette 1ère année ?
Grégory JEAN : Une réussite, 2 dates à 60 pilotes (Gorges du Tarn et Ubaye) et une à 100 pilotes (Cantal). Le concept a plu

Planete Libre : 3 étapes en 2009, 2 en 2010. Pourquoi ?
GJ : J'ai besoin de dormir. J'organise seul 100 % des dates de A à Z. Bref c'est beaucoup de travail en plus des séjours et de l'encadrement.

Planete Libre : Y-a-t-il de gros changements dans l'organisation, ou le principe reste-t-il le même ?
GJ : Rien ne change. Les Enduro Vibes s'appuient sur une expérience de longue date : les séjours enduro Trips®. Il a fallu transposé notre avoir faire du séjour encadré aux parcours balisés. Principal changement en 2010 : le prix est passé de 215 € à 220 € et je n'offre plus de maillot de vélo.
Je n'ai aucuns bénévoles, tout le staff est professionnel et les prestations haut de gamme avec un bon hébergement et de la bonne bouffe. Bref, perso je ne me suis pas payé à hauteur du travail fourni. J'y aspire donc en 2010.

Planete Libre : Les 12 et 13 juin prochain, c'est le Big Bike Festival à Villard de Lans. Et, ô surprise, dans le programme, on trouve les Camino Days. N'as tu pas peur que l'image de Camino soit un peu noyée dans l'évènement ?
GJ : Non. Big Bike et Villard ne peuvent que m'amener des pilotes en plus. Et s'il y a un peu de perte d'exclusivité , celle ci sera largement compensée par les avantages à collaborer avec les 2 autres acteurs (mutualisation de moyens, communication, logistique, autorisations,…)

Planete Libre : Peux tu nous expliquer la différence entre les Camino Days et les Enduro Vibes ?
GJ : Enduro Vibes = enduro pur. Pas de chrono mais un max de D- pour un minimum de D+. Parcours possibles avec un vélo en 180 avec des ressorts. Casques intégral + dorsale autorisés.
Camino Days = 2 jours de VTT de montagne pour pilotes rando et enduro. Vélo en 160 maxi , à air. Casques intégral + dorsale fortement déconseillés. Un peu plus de D+ que sur les Enduro Vibes.

Planete Libre : Sachant qu'il y a déjà très peu de pédalage sur les endurovibes, pourrait on imaginer qu'un jour, tu organises les DH-Vibes ?
GJ : Je ne crois pas mais sait on jamais ? Sur les Enduro Vibes on trouve quelques compétiteurs en DH mais qui justement ne viennent pas chercher la même chose.

Planete Libre : Si on veut rouler sans chrono, on ne trouve au calendrier que des randos. Pour l'enduro, hormis les endurovibes, il n'y a que des courses. Les enduristes seraient ils (presque) tous compétiteurs ?
GJ : Je ne crois pas, et j'ai plus le sentiment que c'est la demande qui s'adapte à l'offre. Un grand nombre de pratiquants n'osent pas se mettre à l'enduro à cause du chrono et craignant de ne pas avoir le niveau puisque c'est une compétition.

Planete Libre : En tant qu'éducateur sportif, quel regard portes tu sur la sensibilisation à une "bonne pratique" dans le milieu du VTT ?
GJ : La définition de la bonne pratique fait déjà polémique. Qu'est-ce donc ? Sujet vaste qui mérite une ITW a lui seul. En quelques mots, Camino encadre toutes ses activités, le séjour est un cadre privilégié pour faire passer un message par exemple.
Sur les événements, Camino Days et Enduro Vibes, il y a peu de pratiquants et des moniteurs ouvrent, ferment les parcours et d'autres circulent au milieu des pratiquants pour assurer une assistance volante et veiller au grain si nécessaire.

Planete Libre : Ta version préférée du mountain bike ?
GJ : L'enduro et le raid. Le VTT est un sport de pilotage avant d'être du cyclisme. Donc du single un max, tant que possible en montagne mais je me régale aussi sur un beau parcours en plaine. Bref une bonne tranche de rigolade sur le VTT et à côté, dans un spot sympatoche à partager avec d'autres pilotes, c'est l'idéal pour moi.

Planete Libre : Le mot de la fin ?
GJ : A bientôt et au plaisir de rouler ensemble.

Liens vidéos :
Abo et Okcbo aux Enduro Vibes 2009 - étape du Tarn
Le Lioran 2009

lundi, mars 15 2010

Dr Smooth: Mister Granieri se confie à Planète libre

Stylé, voici le premier mot qui me vient à l'esprit quand j'entends le nom de Granieri!!!!! Eh oui, Yannick du haut de ses 23 ans est sans aucun doute un des riders les plus doués et les plus beaux à voir rouler à ce jour!!! Les plus beaux flips viennent tout droit du 69 de Traponne exactement. Ce qui me saute aux yeux, c'est ce flow très typé bmx dans son ride avec par exemple des gros 3.6 nose dive de folie. L'étoile montante de la scène alternative est aujourd'hui sur Planète Libre et vous raconte comment il est arrivé au firmament de sa discipline en commençant l'année par une 3ième place au Leogang Whitestyle devant Mc Caul et Berrecloth, sans oublier sa 10ième place au dernier Canckworx de Whistler, excusez du peu!!!!

Planete Libre- Bon Yannick , laisse nous déjà nous prosterner à tes pieds et te féliciter de représenter si bien le pays du camembert dans le monde du Dirt !!! Ensuite, j'aimerais bien que tu m'expliques comment un gars qui ride depuis 3 ans à peine sur un 26" arrive à ce niveau là et si le BMX ne t'a pas un peu aidé?? 

Yannick Granieri- Oui bien sûr, le BMX m'avait donné certaines bases pour sauter, mais n'ayant pas fait de Race avant l'année dernière je n'avais que peu d'expérience quand je suis monté sur un 26 pouces. J'ai un peu tout fait à l'envers, j'ai commencé direct par le Dirt car je ne connaissais même pas l'existence de la Race à l'époque...( Ahahhah, la honte !! ) Donc j'ai appris à sauter par mes propres moyens, ce qui était assez freeride.....!!! Ensuite le trampoline m'a beaucoup aidé à être à l'aise en l'air, ce qui ma permis assez rapidement de faire mes premières rotations.... Ensuite la rencontre des bonnes personnes aux bons moments m'ont permis d'avancer très vite...

PL- Fin du Team Ayton-giant cette année, c'est donc sur un Absolut avec le Team Commencal qu'on te verra évoluer !! Tu n'auras plus Myriam "Pompon" NICOLE, mais Caroline BUCHANAN comme partenaire de team. Pas trop décu (sourire)

YG- lol, si un peu, je l'aimais bien ma Mimi, on a bien rigolé avec tout le Team pendant ces 2 belles années... Ça va me manquer, c'est sûr...!! Mais le plus important à mes yeux, c'est que je reste en contact et en bonne relation avec eux....!! Et puis au final, on est presque Team-Mate avec la Mimi, car elle ridera Commencal aussi cette saison, donc je n'ai pas à me plaindre parce que je passe d'une blonde à deux blondes dans mon Team... Donc c'est le top. J'espère pouvoir rouler avec elles pour qu'elles me mettent la rouste en descente... Je resterai derrière au cas où elles tombent !!! lol...

PL- Ton programme d'Event cette année ?? 

YG- Oulaaaa !!! Tous les contests Européen ou presque , les plus gros contests Français, et le Claymore challenge, les Crankworx, la tournée des Masters Of Dirt.... Cela devrait bien remplir ma saison tout ça...!!

PL- Y a t-il un projet de "Pro model" chez Commençal ou tu rouleras sur un modèle stock ? (chromo, alu ou titane

YG- Non il n'y a pas de projet Pro Model cette année, donc oui je suis actuellement à l'essai sur l'alu, le chromo et j'attends mon titane avec impatience....

PL-Tu te plaignais un peu à l'époque de ne pas avoir la possibilité d'avoir des sponsors additionnels pour ta saison, comment cela se passe t-il cette année ??? 

YG- Alors cette année j'ai choisi de confier la partie sponsoring à l'agence Proride qui s'occupe des meilleurs Freestylers et Freeriders français dans tous les domaines (Candide Thovex, Kevin Rolland, Antoine Auriol, etc...) Je suis donc le premier vttiste de la famille....Il s'occupe de me trouver des partenaires, de négocier mes contrats pour l'année 2010 et je suis très satisfait de leur travail. Tout se passe pour le mieux....

PL- J'ai vraiment apprécié ton interview dans le Big Bike n°50 et plus particulièrement le passage sur le Cranckworx !! En revanche, ma curiosité me pousse à te poser cette question : que s'est il passé entre le moment où "la fille chargée des inscriptions m'a dit que je ne roulerais pas...." et "au final, tout s'est bien terminé." J'avoue être intrigué par les méthodes de nos amis d'outre atlantique, et vu que Planète Libre est un site "confidentiel", j'espère que nous connaîtrons enfin la vérité sur cette histoire trouble :) (est ce que Monster a joué un rôle ou non

YG- Oui on ne peut rien vous cacher à vous...!!! Le truc est que pour nos amis les Américains, Canadiens, nous ne sommes que de petits européens qui n'ont aucune valeur à leurs yeux... Alors autant dire que pour se faire inviter ça a été vraiment la merde... J'ai d'abord essayé par mes propres moyens, mais c'était comme pisser dans un violon !!!! Cam Mc Caul est venu à mon secours en essayant de me vendre tant bien que mal, mais toujours sans résultat. Le seul moyen de me faire inviter était qu'un rider de la liste se blesse pendant les trainings.... Donc n'allez pas croire que j'ai joué à la sorcière avec des poupées vaudou ou je ne sais quoi, mais il y a eu une liste incroyable de riders qui se sont blessés pendant les trainings... Mais la très gentille dame qui gérait les invitations, trouvait toujours quelqu'un d'autre pour me remplacer.... Cela commençait à me rendre dingue... Du coup, un jour avant le contest, j'ai envoyé un petit message à mon ami Simon de chez Monster Europe. A son tour il a envoyé un message au Team Manager de Sam Hill qui se trouve être aussi le Team Manager US Monster, et d'un coup comme une baguette magique, j'étais sur la liste des invités....!!! comme quoi c'est bien d'avoir des connaissances, mais cela prouve vraiment la mauvaise foi de l'organisation.... Mais bon j'ai fini 10ième et je leur ai prouvé qu'en Europe on était pas des charlots et qu'on avait aussi nos places sur les gros contests comme l'avait déjà fait à l'époque Christopher Hatton et Pierre Edouard Ferry...

PL-C'est quoi ta journée type quand tu ne te déplaces pas sur des compétitions??? 

YG- Réveil tranquille vers 10h, petit dej devant mon ordi à cheker mes mails, ensuite musculation, bricolage du vélo ou de la moto suivant l'envie du jour.... Et l'après-midi, grosse session avec mes potes Rocci, Ferry, Tomassi et tous ceux qui le veulent... Le soir copine.... Dodo et rebelote...

PL-T'as quand même fait pas mal de foot dans ta vie mon cher Yannick , on se doit de dire la vérité à nos lecteurs:)!!!!!! Pas trop déçu de voir Lyon cette année en championnat  

YG- Franchement oui, j'ai fait du Foot pendant 8 ans même, et j'en suis plutôt fier. Je suis Lyonnais et tout Lyonnais digne de ce nom se doit de jouer au foot...lol... Voila, le foot à été une bonne partie de mon enfance, mais maintenant la page est tournée et je t'avouerais que je ne suis plus vraiment fan !!!!! J'écoute toujours pour savoir les résultats qu'ils font, mais rien de plus...

PL-And what about the Trampoline? 

YG- Le trampoline à été le deuxième sport que j'ai pratiqué en compétition pendant 6 ans. Je pense que c'est mon petit plus par rapport aux autres... Au fil des années je pense avoir acquis des sensations aériennes qui me permettent de toujours savoir où je suis dans l'espace et m'aide à avancer plus vite que les autres....

PL- On connait les frères Lacondeguy , mais moins les frères Granieri !! Y a t-il une chance de voir ton petit frère sur un 26" un de ces jours ... Et les connaissant, penses tu que les Spanish Bro partiront vers le FMX -Y a t'il des tricks secrets que tu nous prépares ?? 

YG- Ahhahh mon petit frère Jérémy est ma doublure en cas de coup dur...lol... Je ne sais pas s'il montera sur un vtt un jour. Il a déjà essayé, il n'accroche pas trop, mais bordel de merde qu'est-ce qu'il est fort sur son petit vélo. Si moi j'ai des facilités en rotation ce n'est rien comparé à lui....Il a une facilité à acquérir un mouvement et cela me rend dingue à chaque fois....!!! Pour les Lacon's, Andreu c'est sûr qu'il va se lancer dans une carrière de FMX dans les années à venir, Luis lui, est plus tranquille et va rester sur son VTT et son BMX, il fait aussi de la moto mais juste du MX pas de FMX....

PL-As tu des projets de vidéo française ou étrangère?

YG- Oui, je bosse tout au long de l'année avec Vince Saccomanni qui fait des vidéos pour son website www.lowfibicycleclub.com. Il me suit toute l'année sur les events et me fait toujours une vidéo de fin de saison... Pour les vidéos étrangères non, rien de prévu ...

PL- Je te remercie du temps que tu accordes aux lecteurs de Planète Libre et je te laisse le dernier mot et les remerciements usuels dans ces cas là:

YG- Merci à l'équipe de Planète Libre, merci à vous tous de m'avoir lu en espérant ne pas avoir dit trop de conneries...bon ride à tous et à bientôt...

Yannick roulera cette année pour : Commencal, Dakine, New gasoil, Sram, Chromag, Skull candy, Spy, A-class....

lundi, septembre 21 2009

Fred Austruy signe avec O'Neal Europe

Fred Austruy signe avec O'Neal Europe, la marque lui fournira toute la panoplie de protections. A cette occasion PlaneteLibre lui a posé quelques questions :

Tu viens régulièrement sur le Bike Parc de Ridekore, tu peux nous dire ce que tu en penses ?

En fait il y a une petite histoire entre moi et le bike park de Ridekore. Lorsque je suis venu pour la première fois sur le site je suis tombé bêtement la tête la première d'un drop et j'étais pas mal amoché. Pendant les premières secondes qui ont suivi ma chute je ne savais vraiment plus ce qu'il m'était arrivé. C'est alors que Denis, un des responsables du bike park, m'a dit : "reste dormir chez moi tu vas pas repartir dans cet état!" du coup une amitié entre les gens du park et moi même est née et depuis je viens régulièrement; c'est un spot complet et les responsables sont des personnes à qui on peut tirer le chapeau vu le travail mis en place !

Quels sont tes prochains rdv en cette fin d'année ?

Le prochain rendez-vous sera le Roc d'Azur où je vais faire des démonstrations avec Event Performance. Je participerai également au contest; j'espère y faire un bon résultat. Après le Roc va arriver l'hiver donc je vais faire ma préparation physique et je vais beaucoup rouler notamment sur Montpellier dont Ridekore.

2010 ?

Pour 2010 je serai sur la plupart des contests Français je vais aussi tenter ma chance sur les évènements européens et je vais également continuer de travailler avec Event Performance sur une quarantaine de démos. Donc j'ai de quoi faire!!! Par rapport à 2009 où j'ai été absent des contests je veux vraiment que pour 2010 cette absence soit rattrapée. Donc je serait bien là et normalement très en forme !!

jeudi, septembre 10 2009

Jean Bort

Cela quelques années que je connais Jean à travers nos rides et ma participation à Planète mais j'ai voulu en savoir plus, voici donc une petite interview de cet homme orchestre.

Planète Libre: Planète Libre a désormais 4 ans. Et si nous profitions de cet anniversaire pour en savoir un peu plus, sur le fondateur de PL ?
Tout d'abord, pourquoi avoir ce blog ?

Jean Bort: Planète Libre existe depuis bien plus longtemps, 10 ans environs. Mais sous la forme d'un blog cela fait 4 ans ½ que je l'ai ouvert. J'aime bien l'idée de partager ses expériences sur une passion, le blog de par son format est un moyen très efficace pour le faire. De plus au fil des articles celui-ci s'enrichit et devient une source de lecture et d'archives très intéressante.

PL: D'où t'es venu l'idée du nom Planète Libre ?

JB: A l'époque j'étais très impliqué dans le logiciel libre, mais je voulais un nom qui puisse être appliqué à n'importe quel domaine. J'ai gardé ce nom lorsque j'ai changé le contenu du site.

PL: Dans ton billet sur l'anniversaire nous avons pu voir l'évolution de ton logo, comment tu explique cette évolution ?

JB: Je pense que Planète Libre à suivi mon parcours, au début très logiciel libre puis la passion du VTT a été plus grande. Merci à Pascal et Pierre qui ont conçu certains logos.

PL: Quand on suit ton blog on constate que d'un blog généraliste il est devenu un blog spécialisé dans le domaine du VTT. Pourquoi cette évolution ?

JB: Comme pour le logo, la ligne éditorial a suivi mon évolution, au début se sont des articles perso sur ce que je faisais (courses, rando et mon matériel) et puis au fur et à mesure je me suis ouvert en acceptant des contributions puis des rédacteurs.

PL: La majorité d'entre nous ont découvert le blog Planète Libre sur le forum de Vélo Vert puis est apparu le forum Planète Libre. Pourquoi avoir créé ce forum ?

JB: Le forum est apparu parce que certains membres héraultais de VV se sont sentis à l'étroit sur un seul topic.

PL: Es-tu content de l'essor qu'a pris le forum ? Vas-tu lui apporter des modifications et l'améliorer ?

JB: Oui très content, même si je ne peux contenter tout le monde. Le forum évoluera tout comme le site, mais les évolutions dépendent beaucoup de mon temps. Je suis bien sur ouvert à toutes aides : développeurs, modérateurs et rédacteurs.
PL: En parlant d'essor, depuis quelques temps tu t'es doté de rédacteurs (excellents d'ailleurs) pourquoi ce choix ?

JB: Pour ouvrir encore plus Planète Libre vers les autres. Pour proposer d'autres visions que la mienne sur notre pratique.

PL: Parlons un peu VTT, ta passion. Cela fait combien de temps que tu pratiques ? Comment as-tu commencé ?

JB : j'ai fais du VTT vers mes 19 ans pendant 2ans. Puis après un arrêt complet pour cause d'étude et diverses choses, j'ai repris en 2003. Je ne sais plus trop comment, mais je me souviendrai toujours de l'une de mes premières sorties en 2003 : je me suis retrouvé avec Jean-Pierre, Daniel et Nico (peut être d'autres) et mon Kona Nunu (vélo de XC/Rando) au sommet du Pic Baudile. Arrivé en bas, impossible d'enlever les mains du guidon tellement j'étais crispé !)

PL: Rigide ou tout mou ? Question piège, hein ?

JB: les deux, un rigide pour le bike parc et un tout mou pour le reste.

PL: Qu'est-ce qui te fait lever aux aurores pour un ride ?

JB: Le simple plaisir de me retrouver dans la nature avec les potes, mais aussi pour une course comme par exemple lors des Championnats du Monde Master à Praloup.

PL: Tu viens de créer NexsenBike, pourquoi ?

JB: L'envie de découvrir une autre facette du VTT, et de devenir un acteur dans ce monde. L'envie de créer quelques choses en partant de zéro, je n'ai aucune expérience dans ce domaine, aucune formation de commercial. L'envie de faire découvrir et de vendre des produits que j'apprécie, comme DM3, Identiti, Ashima, El-Gallo,...

PL: Comment vois tu l'avenir de cette petite entreprise ? Le CRC à la française ?

JB: Oula!, je suis encore en phase de création, je mets en place mon réseau et je me forme aux produits que je vends. Je me donne 3 ans pour réussir ce projet, j'ai encore plein d'idée pour le développer. Et puis même si NexsenBike doit s'arrêter cela aura été une super aventure. D'ailleurs je remercie tout ceux qui me font confiance : famille, fournisseurs et clients.

PL: Le blog, le forum, NexsenBike, le travail (le vrai), la femme, les enfants, les rides..... Tu arrives à tout concilier ?

JB: Je fais en sorte que tout se passe bien ;)

PL: Pour conclure je vole une question à un autre des fabuleux rédacteurs de Planète Libre: saucisson /pinard ou hot dog/coca ?
JB: Je pense que certains lecteurs de Planète Libre seront un peu déçu mais je vais répondre hot dog/coca même si je remplacerai le hotdog par une pizza et le coca par une bière.

Merci pour tes réponses, et longue vie à Planète Libre et NexsenBike.

samedi, août 1 2009

Lazare un rider made in Ridekore

Aujourd'hui j'ai passé la journée au bike parc de Ridekore avec au programme shappage, ride et déconnade avec les potes. Mais au lieu de vous parler de ce que j'ai fait, je préfère vous présenter en photo et en vidéo un jeune rider (17ans) qui évolue chez Ridekore : Lazare Costa

Lazare 3.6 from Jean BORT on Vimeo.

lundi, juillet 13 2009

Ride & Shoot

Vous avez certainement déjà vu ces clichés quelque part ? C’est normal ! Ils font maintenant partie intégrante du paysage de leurs disciplines respectives, ils diffusent une image jeune du sport extrême, c’est en quelque sorte la nouvelle génération de photographes. Ils se lancent dans un nouveau projet, dénommé Ride & Shoot.

Ride & Shoot est un collectif de passionnés spécialiste de l’image dans leurs sports respectifs : VTT, Ski, Snow, Surf, Wake, FMX. Des services à destination de tous les médias mais aussi des marques, collectivités, associations, teams, riders, etc.

Un webzine, une banque d’images, Une agence … un sacré projet.

Alors la prochaine fois que vous verrez un copyright RAS, vous saurez que c’est la signature de gars qui à leurs façons font aussi avancer le sport.

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