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samedi, juin 16 2012

A propos de "Pas si on est de vidéo et de ride"

C'est sur le forum de PlaneteLibre que j'ai découvert cette vidéo au titre légèrement étrange : "Pas si on est de vidéo et de ride".

Après l'avoir visionné, j'ai voulu en savoir plus sur le vidéaste et sur le rider. Comme très souvent, c'est grâce aux réseaux sociaux que j'ai pu rentrer en contacte avec les deux protagonistes de cette vidéo :

Bonjour, à vous deux , pouvez vous vous présenter ?

Alexandre le vidéaste : Salut je m'appelle Alex, j'habite dans le sud de la france près de Perpignan. J'ai 43 ans, designer graphique de formation. J'ai vécu 22 ans en Espagne où j'ai fais une école d'arts et métiers. En 2003 je suis rentré en France.

Alexandre le rider : J'ai toujours eu une activité sportive qui m'accompagne et aide à vivre mieux. Le sport c'est mon opium. J'ai pratiqué de différents sports tel que le tennis pendant 9 ans, 3 ans de sport étude ski, du Bicross, vous vous en souvenez de çà? Héhé! Le ski a toujours été mon sport favori, et il y a deux ans je m’asphyxiais au moindre effort sur mes skis et à mon niveau ce n'était pas normal. J'ai décidé alors d'accompagner mon frère dans une de ses sorties en VTT. Un guerrier sortie du sous bois m'a interpellé. On l'a arrêté et assailli de questions. A midi à mon retour, je filais acheter un VTT. Je ne suis plus remonté une seule journée au ski. Je retrouve ces sensations sur mon spad (vélo).

Question pour Alexandre le vidéaste, comment t'es venu l'idée de "Pas si on est de vidéo et de ride" ?

L'idée de ce scénario me hante depuis l'an dernier quand j'ai conclu le tournage de "La pelle de la forêt". Mais j'étais limité à ce moment là car il s'agissait de mes débuts et je ne savais pas encore comment masquer une vidéo. Bien que j'en avais une légère idée. Et il y a quelques semaines de çà, dans un forum, j'ai lu les explications d'un monsieur pas du tout branché ordi expliquer comment il s'y prenait pour masquer dans une video. Là je me suis rendu compte que ce n'était pas différent à comment j'aurais fais avec un logiciel de photo. Du coup le projet s'est mis en route tout seul sans même réfléchir un scénario (première scène au téléphone). J'ai ressorti le scénario et je l'ai fini.

Question pour Alexandre le vidéaste, comment c'est passé le tournage et le montage ?

Le tournage a été long bien sur. Le jeux des regards et des gestes a été le plus difficile. Ce sont ces jeux là qui font la crédibilité des scènes. Le montage peut paraitre casse tête, mais pas tant que çà, car j'ai beaucoup gambergé en amont pour ne pas faire de grosses erreurs. C'est surtout le coté acteur qui aura été le plus long. Le montage est toujours un régal quand on est passionné de vidéo et qu'on a de la patience bien sur.

Question pour Alexandre le rider : pas trop dur le tournage ?

Le plus dur aura été tourner les scènes de rides avec la chemise en flanelle. J'ai commencé le tournage en intérieurs il faisait encore frais, mais pour le ride le beau temps est arrivé entre temps. Plus d'une fois j'ai pensé à insérer une figure de mon invention, le "no jacket can" . Retirer sa chemise en un saut, sur le coté. C'était vraiment dément la chaleur que j'ai passé. Mais j'y tenais à cette chemise verte. Je l'aime bien, puis c'était la touche écolo du personnage. Et la cape du super héros qui vole au vent. Le niveau n'est pas fulgurant je sais, mais le cœur y est.

Question pour Alexandre le rider : peux tu nous présenter ton spot ?

Quand au sentier, que vous dire? Sinon que c'est un petit bijoux de 1.6km tout fait à la main par mon ami Fab. Nous avions un tout petit spot d'où on nous a mis dehors, et maintenant nous avons deux spots. Le premier est une école du ride et le second l'éclate de la région. Il ne finit pas vraiment dans l'eau comme dans le film. Ce serait trop beau. Mais nous avons vue sur la mer depuis plusieurs points. C'est un truc que bien d'autre doivent rêver, pour nous il n'y a rien de plus normal. J'ai juste voulu le faire valoir. Nous avons une grande chance de vivre un endroit comme celui ci. VTT à l'année avec vue sur la mer. Quoi de plus à part les gazelles monster des revues?

Question pour Alexandre le rider: le message à la fin fait suite une mauvaise expérience personnelle ?

Le message de la fin est un simple message. Il n'y a aucune mauvaise expérience derrière. Juste du bon sens et de la prudence. Je commence a me faire connaitre avec mes films, surtout au sein de ma commune où je suis devenu une star pour les petits. J'ai entrepris de leur faire porter le casque avec un atelier video/ride basé sur un règlement de mon invention, "Cacahuète celui qui..." Nous avons commencé quelques épisodes de cette série qui n'est autre qu'un message de prévention et bon comportement du rider. Depuis j'essaie de rester dans l'exemple pour ceux qui viennent derrière. Aujourd'hui tous mettent leur casque pour rider. J'en suis spécialement fier. Vous pouvez voir les cacahuètes à ce suivant lien : Video

Merci à vous deux, d'avoir pris le temps de répondre aux questions, un petit mot pour la fin ?

Alex et moi sommes touchés de tant de succès et nous vous sommes très reconnaissants tout les deux. Dès qu'on nous relâche on en fait une autre. ;)

mardi, avril 17 2012

Fred Austruy

De retour des Vienna Air King, Fred répond à mes questions :

Nous allons revenir sur cette première compétition, mais avant comment c'est passé cette fin d'hivers ?

Cette hiver je suis partit trois semaines au soleil, histoire de faire un break ! Ensuite je suis revenue environ 1 mois avant le Vienna Air King histoire de me remettre dans le bain… J’ai fait pas mal de ski de fond, de musculation et de course à pied afin d’avoir un minimum de préparation

Les, Vienna Air King, première compétition de la saison, comment c'est passé le contest ?

Premier contest de la saison qui fût « Hard » ! Rien de positif au final car au niveau météo on a eu un vent terrible pendant trois jours, de la pluie donc des réceptions molles notamment la deuxième bosse… et il faisait également très froid ! Bref des conditions ultra difficile pour rider ! Le moment des repérages est toujours un peu crucial car tu as les premières sensations du parcours et pour ma part comme pour beaucoup de pilotes d'ailleurs j’ai eu un mauvais feeling avec les bosses ! Je n’ai pas réussi à faire le bon choix de mes figures au bon endroit… J’étais très frustré

Cependant je passe les qualifications en faisant un backflip et un tailwhip… Dimanche jour des finales nous avons eu droit à quelques flocons de neige le matin ! Sympa…

J’ai pris la décision de ne pas faire de figure sur le drop car je n’avais pas envie de finir se premier contest en « vrac » Et finalement c’est sur un frontflip figure pourtant que je maitrise bien que je vais me faire bien mal ! La rotation fût parfaite hors j’atterris un peu cour et j’ai donc accroché la roue arrière ce qui ma propulser vers l’avant, réception tête la première en bas à plat… Le Vienna Air King finit à l’hôpital pour moi ! Heureusement pas de grosse blessure mais je dois tout de même récupérer car le choc a été très violent…

Je crois savoir que tu travailles avec Fred (moquette de Ridekore), pour ce qui est de l'image, tu peux nous en dire un peu plus sur votre collaboration ?

Oui Fred est un passionné de vidéo et de photos, et nous travaillons ensemble depuis cette année sur divers projets ! Fred est très actif sur la médiatisation du Bike Park de Ridekore, il s’occupe aussi du site internet et n’est pas le dernier pour avoir des idées folles dans ces montages !ah ! Je travaille aussi sur la promo de Ridekore donc quelques parts Fred et moi-même somme liés dans notre activité pour le park

Ta prochaine compétition ?

Fise de Montpellier dans un petit mois ! J’espère prendre une petite revanche sur Vienne !!! On verra bien car il y a beaucoup de facteurs au final qui rentre en jeux pour réussir une compétition donc je ne me mets pas la pression non plus : je tiens à conserver mes os tout de même…

Un petit mot pour finir.

Rendez-vous au Fise de Montpellier en espérant que cette année le beau temps soit avec nous !!! GOOD RIDE !!!

lundi, janvier 30 2012

Topwheels

Depuis quelques années, on voit éclore plusieurs petites entreprises de montage de roues artisanales. Parmi elles, Topwheels, créée par François FEYT.

Bonjour François. Tu fais parti du petit monde des artisans monteurs de roues. Raconte nous ton parcours professionnel et ce qui t’a mené là où tu en es aujourd’hui.

Je travaille dans le milieu du vélo depuis 1993, chez Décathlon pour commencer, puis en magasin de cycles, et comme responsable chez un tour operator spécialisé dans les séjours cyclistes.
Parallèlement à cela, j'ai commencé à monter des roues il y a plus de 10 ans, d'abord pour moi puis rapidement pour mes amis. J'ai beaucoup appris durant cette période. La fréquentation des forums comme vélovert m'a permis de créer des contacts avec quelques très bons professionnels comme Pierre Yves Facomprez, et de collecter de nombreuses informations sur le montage des roues. J'ai également eu la chance d'échanger avec des personnes comme Bill Shook (Boss d'American Classic) ou Patrice Fuchs (ex ingénieur Mavic). J'ai également glané beaucoup d'informations pointues sur des sites comme celui de Sheldon Brown ou du Barnett Bike Institute.

As tu fait un premier bilan de ces dernières années ?

L'entreprise Topwheels existe officiellement depuis 2010. Tout est encore très récent. J'arrive aujourd'hui à vivre de mon activité, ce qui est déjà très bien pour une entreprise aussi jeune. Il y a encore tellement de choses que j'aimerais développer qu'il est difficile de vraiment dresser un bilan.
Depuis que j'ai lancé Topwheels, tout va très vite. Au début, j'étais constamment dans le provisoire, à essayer de résoudre 1000 problèmes à la fois. Aujourd'hui, cela commence à aller mieux, mon quotidien est nettement plus serein, et cela s'améliore de jour en jour. Mais il me reste encore tant de choses à réaliser. Repose moi la question dans 2 ans, je pense que j'aurais une meilleure réponse.

Tu es connu comme le loup blanc sur le forum vélovert sous le pseudo de Taupe. Cette notoriété a-t-elle été déterminante quand à ton choix professionnel ?

C'est surtout de ce surnom que vient le nom de Topwheels ! Plus sérieusement, les forums comme vélovert m'ont surtout de permis de rencontrer des gens, en ligne comme dans la vraie vie. Quelques uns m'y ont donné d'excellents conseils, d'autres m'ont contacté pour un montage de roues, et certains sont devenus des amis. Je m'y suis fait connaitre petit à petit, bien avant que l'idée de créer Topwheels ne me vienne à l'esprit. Au début, j'échangeais surtout mes points de vue avec des passionnés pour optimiser des montages de roues, et progressivement, j'y ai gagné une certaine notoriété.
Aujourd'hui, je dirais que la moitié des gens qui me contactent pour un montage de roues le font via un forum.


Combien y a-t-il de monteurs de roues en France qui travaillent sur le même créneau que toi ?

Nous sommes quelques uns en France à nous partager ce marché encore assez confidentiel. Aujourd'hui, si on parle de professionnels dédiés au montage de roues de vélo haut de gamme, nous sommes une poignée (je dirais environ 5) à savoir monter d'excellentes roues, et je pense qu'il y a encore de la place pour tous les monteurs sérieux, passionnés et compétents. Après, la différence se fait surtout sur le relationnel, la proximité et le contact. La plupart des gens qui me commandent des roues apprécient ma façon d'être et les conseils que je donne. J'essaie surtout de valoriser l'aspect conseil, surtout pas de vendre un produit. Quand un futur client me contacte, je passe toujours beaucoup de temps à discuter avec lui pour cerner au mieux ses besoins, ses attentes et ses habitudes. C'est à mon avis vraiment le plus que je peux apporter, proposer une réponse entièrement personnalisée et adaptée à chacun selon son niveau, son poids, son âge, sa pratique... Et puis, je ne me limite pas à la France, j'ai de plus en plus de clients en Suisse ou en Belgique.

Que penses tu du marché de la roue de vtt aujourd’hui ?

Historiquement, les roues étaient montées en magasin par les mécanos et les vendeurs de cycles à partir de composants achetés au détail.
Dans les années 90, Mavic a vraiment répandu le concept de roues complètes, rapidement suivi par d'autres comme American Classic, Shimano, Campagnolo. Ceci a tiré le marché vers le haut.
Aujourd'hui, on a une belle offre haut de gamme et aussi une forte demande pour des produits de plus en plus pointus, voire à la limite du prototype. Conseiller et monter ces produits réclame du savoir-faire. C'est ce qui a rendu légitime l'activité de monteur spécialisé. Aujourd'hui, je pense que l'on se dirige vers un marché ou coexisteront simultanément des produits grands public très marketés, bien distribués, et faciles à produire, et également des produits plus confidentiels, plus pointus, correspondant à des usages plus ciblés et plus spécifiques.

Tubeless or not tubeless ?

Tubeless. En route comme en VTT. Aujourd'hui, mis à part le côté ésotérique des premiers gonflages et des rares réparations, je n'y vois que des avantages.

Tubeless toujours : le standard UST est-il la panacée ?
Le standard UST a eu le mérite de démocratiser le Tubeless, et a aussi permis d'imposer certaines normes de dimensionnement de jantes et de pneus. L'UST est très bien adapté au grand public. Si on veut faire plus léger ou plus performant (Notubes, boyaux...), on est obligé de contourner certaines de ses contraintes.

Comment se répartit ton activité ?

Je monte 2/3 de roues de VTT pour 1/3 de roues de route. Mes journées se répartissent environ à 50% entre le conseil et les réponses aux clients, et 50% de montage à proprement parler. Parallèlement, je travaille aussi avec certains fabricants comme AWL Aerowheels ou Aivee pour le développement ou la définition de produits et le test/validation de prototypes.

Et ce site internet, c’est pour quand ?

Chuuuuuuuuut... Bientôt. Le Webmaster est embauché, il a les directives, les contenus sont en cours de rédaction. Concrètement... Le plus tôt possible.

Quand tu roules pour toi, tu vas où, sur quel vélo et avec quelles roues ?

J'habite à Vacqueyras, au pied des dentelles de Montmirail. Je roule donc beaucoup autour de chez moi, le terrain de jeu y est assez exigeant, ce qui me permet de vraiment tester les produits que je conseille.
En VTT, je roule sur un Tall Boy (29" de chez Santa Cruz) sur un montage à base de moyeux Chris King Iso roses, rayons Sapim CX Ray et jantes Notubes ZTR Crest 29". Je change de pneus régulièrement selon les conditions. Sinon, j'avoue aussi être tenté de me monter une autre paire plus légère sur la base de moyeux Tune blancs.
En route, je roule sur un Scott Adict SL, et j'ai deux paires de roues : une paire de Notubes Alpha 340 Tubeless, moyeux Alchemy Elf et Orc, rayons Sapim CX Ray, et également une paire de AWL Aerowheels en carbone à boyaux.

Enfin, une question sérieuse : saucisson/pinard ou big burger/coca ?

Côte de boeuf/Côte Rotie....

Merci François, bonne continuation, et bons rayonnages

Topwheels, le site (bientôt)
Topwheels, sur Facebook
Topwhels, le mail

mardi, janvier 24 2012

Fred Austruy : actu

Suite à la sortie de la vidéo sur la fourche Sr Suntour Duro DJ, j'ai posé quelques questions à Fred :

Salut Fred, comment se passe ton hiver ?

Me concernant, je fais comme chaque année du renforcement musculaire en salle de sport, je vais courir pour la caisse et je fais aussi du ski de fond. Je ride dans le sud de temps en temps vers Nice et Ridekore histoire de garder toujours un bon feeling avec le vélo Le 31 janvier je part au Costa Rica pour le Fise et je poursuis avec un voyage de trois semaines sur l'île de Mayotte de façon à faire le plein d'énergie pour une saison qui s'annonce très chargée ! Donc voilà hiver fini à partir du 31 janvier... puisque après je rentre le 6 mars ! cool !!!

Ton programme pour 2012 ?

La saison 2012 s’annonce chargé avec pas mal de contests à l'étranger je vais essayer de faire de bonnes places sur la scène internationale... Ensuite je vais avoir beaucoup de travail avec Freestyl'air au niveau des shows ! Notre 5ème place à l'émission la France à un Incroyable Talent nous auras boosté dans le bon sens. Beaucoup de trip photos et vidéo avec Antoine Bussier vidéaste/photographe !

Peux tu m'en dire plus sur cette fourche ?

La nouvelle fourche Sr Suntour Duro DJ air Qlc 20mm est plus légère, possède un ressort pneumatique, réglage des hautes vitesses... On à conservé tout de même le pivot acier qui permet bien entendu d'avoir quelques chose de plus solide et de plus rassurant, ainsi que le système Qlc (serrage rapide) très spécifique à Sr Suntour ! Son poids reste très correct à 1950g. Les riders peuvent bénéficier d'un produit fiable et résistant sans casser la tirelire puisque la Duro sortira autour des 300euros. http://www.srsuntour-cycling.com/

mardi, janvier 3 2012

Bikehorizon

Suite à la sortie de la vidéo d'Antoine Bussier sur le Dalienduro, j'ai voulu en savoir plus sur Bikehorizon.

Bonjour Flo, peux tu te présenter, ainsi que ton parcours ?

Après avoir beaucoup roulé en VTT cross country pour mon entrainement moto (8 saisons en enduro régional et national moto de 1990 à 2000) je découvre grâce à l'évolution des nouveaux vélos, une nouvelle manière de rouler, privilégiant le pilotage. J'ai depuis participé à de nombreuses courses de type Enduroséries, Maxiavalanche, DH régionales mais aussi à des raids VTT et multisports comme le Shark X trem. Possédant un Brevet de maîtrise en Prothésiste dentaire, j'ai pratiqué ce métier pendant 18 ans. Je me retrouve au chômage en 2010 et en profite pour entamer les formations d'éducateur sportif en vélo et moto. Une fois mes diplômes en poche, j'ai créé Bikehorizon.

Bike Horizon c'est quoi ?

Bikhorizon est une Sarl basée à Argelés sur mer à côté de Perpignan et qui organise des stages de pilotage vtt et moto, ainsi que des séjours dans différentes régions, mais principalement dans les Pyrénées Orientales et la Catalogne, car le potentiel ici est énorme et le climat propice à rouler toute l'année. Nous nous occupons aussi de l'école MCF les samedis et mercredis matins destinée aux plus jeunes. Nos parcours privilégient l'aspect ludique et technique du VTT. Pour parler comme un journaliste je dirai qu'on fait du All-mountain, de l'enduro, du Freeride ou encore de la DH!!.... enfin bref du VTT de montagne... Je suis aussi co-gérant du magasin de vélo Alberabike à Argelès avec Guillaume mon associé. Ceci me permet de louer et faire essayer les vélos des marques que nous proposons (Lapierre, Kona, Mondraker, Rocky Mountain) aux clients dans les meilleures conditions. Ces deux activités sont extrêmement complémentaires et nous permet d'apporter un conseil de véritable professionnel du vélo à nos clients et non de simple vendeur de grande surface...

Le programme de Bike Horizon pour 2012 ?

Pour 2012, nous allons programmer dès Janvier des Dali Enduro de Collioure à Cadaqués dont nous venons de sortir une petite vidéo, mais aussi Conflent Attack, les plus belles traces enduros du Canigou à la mer, ou encore Ride on Neoulous, du très gros enduro avec du 1100m de négatif à chaque run sur deux jours. Des stages enduros avec des pilotes de renom, des stages de saut chez mon pote Denis sur le bike-park de RideKore, de l'enduro aux alentours de Montpellier et beaucoup de stages à Argelès destinés à tous les publics notamment aux filles. D'autres destinations de séjours sont possibles, toujours typés enduro sur la Lozère, l'Ardèche, Le Verdon, la Haute Avoie, la vallée de L'Ubaye grâce à un gros réseau de moniteurs vélos locaux qui ont chacun leurs secret spot et avec qui nous collaborons, ce qui nous permet de proposer des séjours de qualité.

La vidéo d'Antoine :

Plus d'information :

mercredi, décembre 14 2011

Denis : Enduro Free-Ride

Denis travaille activement sur le développement de son activité autour du VTT. Fred de D. Short Film, ayant sorti un clip sur celui-ci, j'ai voulu en savoir un peu plus :


Salut Denis, peux tu te présenter ainsi que ton parcours ?

Denis Madenspacher, j'ai 45 ans et je suis natif de Mulhouse en Alsace et je vis depuis plus de 20 ans dans le sud sous le soleil et le ciel bleu. Pour faire court, j'ai décidé en 2009 d'entamer une reconversion professionnelle, passionné par le cyclisme et le VTT en particulier. Je me suis engagé à suivre une formation diplômante, le beesac, brevet d'état d'éducateur sportif des activités du cyclisme avec une spécialité dans le VTT. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu mes fesses vissées sur une selle de vélo.

Quel est ton programme pour 2012 ?

Mon programme pour 2012, développer mon activité autour du VTT avec des cours et stages en enduro, descente et dirt, en collaboration avec Ridekore Bike Park et proposer des circuit de randos accompagnées. Continuer aussi ma collaboration avec Floriant Pouches, MCF et fondateur de Bike Horizon.

Je sais que tu travailles beaucoup à Ridekore, peux tu nous faire un point sur la situation en cette fin d'année ?

Belle année pour le park, car la fréquentation a été en très forte hausse, je peux aussi te dire que SR Suntour a reconduit son partenariat avec nous. C'est vrai qu'en ce début début d'automne, la région a subit de gros épisodes pluvieux. Le park n'a pas été épargné par un bon mois de pluies consécutives, de plus le fleuve Hérault a débordé. Mais avec Rodolphe et l'aide ponctuelle de quelques autres personnes, on travaille dur pour remettre le parc en état. Je voudrai en profiter, au nom de Ridekore, pour remercier le propriétaire des lieux pour son soutien.

un petit mot pour la fin ?

Que souhaiter pour 2012 ? Je dirais peace and ride et santé pour tous.

Pour contacter Denis :

  • Email : d.madenspacher@hotmail.fr
  • Téléphone : 0611286294

lundi, novembre 28 2011

[Interview] : Laurent Vendittelli

J'ai rencontré Laurent sur les courses de BMX, il en était le speaker. Après plusieurs échanges de messages, j'ai voulu en savoir plus sur cette voix.

Salut, Laurent peux-tu te présenter rapidement ?

Bonjour Jean, Laurent Vendittelli, je suis né à Lyon il y a 38 ans, je suis marié et père d’un enfant et bientôt 2. Je suis animateur micro professionnel, également éducateur sportif breveté d’Etat et très investi dans le milieu du BMX depuis 20 ans maintenant. J’occupe plusieurs postes et je remplis pas mal de missions, arbitre national, speaker, coach du team provence, créateur du magazine Génération BMX, créateur de la BMX Académy, technicien piste, président de club… j’ai écris beaucoup d’articles dans les années 2000 pour les magazines ou sites web.

Comment es tu arrivé dans le BMX ?

IL y a trois raisons, tout d’abord, mon père baigne dans la moto depuis qu’il est tout jeune, il en fait encore aujourd’hui (il en construit et en rénove même !!!). Pendant 10 ans, j’ai trainé mes fesses dans les paddocks de motocross (il faisait du side-car) et forcément, comme tous les jeunes j’avais soit un BMX (un yamaha BYZ 250 ouah !!!) ou un PW 50… la seconde raison est simple : j’ai vu Bercy 1 à la télévision en 1984 qui a été le facteur déclencheur de ma passion pour ce sport… enfin, une piste s’est monté à Carpentras dans le Vaucluse et j’allais roulé là-bas avec les copains…

Depuis 2009, tu es président de L'ECT, tu peux nous en dire un peu plus sur le club ? si j'ai bien suivis, une nouvelle piste ?

Oui je suis président depuis 2 ans, mais investit en tant que membre du bureau depuis 6 ans. Ce club est une entente Cycliste, avec du BMX et du VTT (on a même eu de la route et du cyclotourisme, mais ça n’a pas donné grand-chose, dommage). L’ECT a été relancé par Wilfrid Antoine en 1999 (1 ancien champion de France de BMX), moi j’étais entraîneur aux Angles puis à Cavaillon. Ces deux expériences étant des échecs cuisants (emploi-jeune), en 2003 j’ai démissionné du club de Cavaillon, et comme Tarascon cherchait un coach, je me suis proposé… cela fait maintenant 8 années que j’entraîne la section BMX. C’est un club dynamique, plein de bénévoles, qui se construit et est en train de rattraper les autres clubs de Provence en terme de structure avec une grille sécurisée, un éclairage, des locaux divers,une piste remaniée et aux normes depuis 3 ans, une main courante en construction et un futur pump track et trail… bref, 12 ans ça a toujours bougé dans ce club, en grande partie grâce à mon engagement, celui des bénévoles et bien sûr la municipalité de Tarascon. Nous avons aussi construit une politique de développement du BMX qui nous a mené de 8 pilote à 200 de nos jours, l’accueil de tous les publics et désormais une orientation plus « déterminante » avec un groupe compétition que nous organisons et prenons en main. Tout cela est basé sur une expérience que nous partageons tous sur le sport, notamment avec Mathieu Menet, second breveté d’Etat au club. Lorsque la section BMX sera à notre goût définitivement structuré comme nous le souhaitons, nous nous lancerons beaucoup plus dans le développement du VTT (c’est pour bientôt…).

Cette saison en plus de l'ECT, tu t'occupes du TEAM SE, peux tu nous en dire plus ?

En effet, le distributeur Frenchys a laissé SE qui a été récupéré par Race Company, spécialisé dans le VTT. Plusieurs personnes ont été contactées par Christophe Morera le patron, mais cela ne s’est pas fait. Il m’a alors demandé si je souhaitais m’en occuper, ce que j’ai accepté, car je n’aime pas rester sans rien faire LOL et avec mes multiples activités je n’en ai pas assez mdr… donc je gère le team France, bientôt les co-factory, le développement de la marque et sa promotion. Mais je ne suis pas rémunéré pour ce poste, j’ai quelques avantages en pièce, cela s’arrête là. Donc je fais ce que je peux avec les moyens dont je dispose… cela dit, c’est une transition aussi pour Race Company et il va falloir digérer tout ça, car le BMX reste du vélo, mais cela ne fonctionne pas toujours comme le VTT.

En dehors de SE, y a t il d'autres partenaires ?

Nous avons évidemment les marques distribuées par Race Company comme les protections TRICKX, quelques marques de pièces comme SB3… allez voir le site de Race Company, vous les découvrirez toutes (www.raceco-mtb.com )… Sinon, on a mon association Spike Coach Organisation qui gère le team, l’intendance, la communication… depuis peu, nous avons aussi la marque de fringues NO FEAR. Qu'elles sont les objectifs du Team ? J’aimerais bien souligner que je ne compte pas révolutionner le BMX, il faudrait être prétentieux pour estimer le contraire… le BMX est un petit milieu, il faut rester humble. Redline et GT sont les numéros un sur le marché avec quelques marques qui font leur place. L’objectif du team est de montrer que nous existons, que les vélos progressent aussi et évidemment apporter une belle image de chacun, de la discipline, du sport dans son ensemble… Comme tout manager, si on a des résultats, c’est le top… et le team que nous avons est constitué de quelques têtes de séries, donc du coup on s’attend à une belle année… et s’ils jouent le jeu, je pense que nous ferons des efforts supplémentaires en 2013…

La Commission National BMX a sortie son programme pour la saison 2012 et 2013, tu peux nous en dire plus ? Ton avis ?

Je n’ai plus trop d’avis sur la commission BMX, j’ai été écarté volontairement de plusieurs compétitions en tant que speaker car certains n’ont pas fait la différence entre un speaker pro et une personne bénévole engagée… j’ai proposé un document sous forme de questionnaire qui permettait de faire un « recensement » du BMX… le nombre de clubs, le nombre de vélos d’initiations dans les clubs, ceux qui sont dotés d’éclairage ou pas… bref de faire un état des lieux du BMX en France (c’était il y a 5 ans)… ça n’a jamais donné de suite et pourtant j’étais engagé à accompagner cette démarche, comme je le fais toujours, car je vais toujours au bout des choses… si les gens suivent le mouvement. Comme tout le monde je pense qu’il y a de bonnes choses et des mauvaises, les gens de la CNBMX sont aussi des bénévoles très investis dans leurs propres clubs et font du bon boulot… mais je n’ai pas apprécié qu’une personne de la CNBMX vienne me faire la morale en disant que je mélangeais les genres en faisant des articles sur les sites web, en commentant des courses et en étant par exemple pilote et/ou entraîneur… alors que cette même personne est investie à différents niveaux du BMX. C’est juste que je dérange et que je ne suis pas apprécié par tout le monde… mais ce n’est pas grave, je dors le soir…

C'est quoi ton programme en tant que speaker pour 2012 ?

Je vais retrouver la finale du championnat de France à Bordeaux en juillet, pour le BMX Race… depuis 2008, je n’ai pas commenté ce type de compétition, ça va me faire du bien, car j’aime ce sport par-dessus tout. Sinon des régionales en Provence, une ou deux inter régions, certainement la coupe de France à Marseille, et bien évidemment le championnat de France de Jet ski dans lequel je me suis investi cette saison car on me refuse pas mal de contrats en BMX Race, et il faut bien travailler et manger non ? Evidemment, à partir d’avril il y aura les spectacles STARLIGHT, l’équipe de freestyle BMX à laquelle j’appartiens depuis 10 ans et avec laquelle nous faisons pas mal de démonstrations, tournées dans toute la France…

Avec tout ça tu arrives à trouver le temps pour de rouler ?

J’ai été victime d’un gros crash en mars dernier, me fracturant l’épaule au passage… j’ai repris le sport il y a 10 jours… je comptais arrêter totalement, mais il est vrai que suite à l’opportunité de SE Racing, j’ai repris un vélo et je ferais quelques courses si je ne suis pas speaker… Mais là je m’impose une discipline minimum depuis 3 semaines avec un léger régime, de la muscul en circuit training et un travail technique léger avec les pilotes pendant l’entraînement à Tarascon… on verra ce que cela donne, mais j’ai maintenant 38 ans, bientôt un second enfant, il est donc évident de ne plus rouler comme il y a 10 ou 15 ans en arrière… Merci beaucoup pour cette interview….

lundi, juin 27 2011

[Interview] : REILHAN Gaetan

Salut Gaetan, peux tu te présenter pour nos amis lecteurs ?

REILHAN Gaetan, 25 ans, j'habite en pays Viganais depuis ma naissance, niveau étude j'ai un BTS en maintenance automobile, mais je me suis reconverti dans mon domaine de prédilection celui du deux roues, je suis également Président du Club de VTT de descente de la Bicyclette Cévenole.

Quel est ton activité principale ?

Après différents jobs : Mécanicien auto, Plongeurs, Serveurs, Maçon, Blanchisseur, Planteur d' Oignons Doux des Cévennes, Maraîcher pour finir serrurier, soudeur, je suis actuellement entrain de passer mon diplôme d'éducateur sportif des activités du cyclisme pour dans le futur pouvoir vivre de ma passion ce qui est pour moi un nouvel objectif en plus de mes ambitions sportives.

Comment s'est passé l'organisation de la descente de la cascade 2011 ?

Cette édition 2011 s'est déroulée dans un climat humide ce qui a considérablement compliqué le travail des bénévoles, je pense aux signaleurs qui sont restés au bord de la piste sous la pluie, aux navettes etc...Avec notre expérience pluvieuse de 2008 nous sommes arrivé à gérer, le seul regret, c'est le championnat 4X ou il a manqué considérablement de pilotes pour effectuer un championnat régional digne d'une organisation pour la LBC, Pour moi ça reste l'évènement du Languedoc-Roussillon a ne pas manquer.

Le tracé de la DH a été un peu modifié par rapport aux autres années, comment c'est passé le tracé et le choix de la ligne ?

La piste a été modifiée par les membres de La Bicyclette Cévenole. La piste reste fermée au public et même à nous car elle traverse des parcelles privées. Nous organisons avec le club 3 entraînements sur la piste, comme cette année nous organisions le Championnat régional nous avons voulu changer la piste et la rendre plus technique en lui rajoutant du devers, de nouvelles courbes, des sauts pour que la DH de la Cascade sorte du lots des coupes régionales. Les membres de la bicyclette voulaient une épreuve très singulière et originale.

Tu signes le meilleur temps 3:00:08, comment s'est passé ta descente ?

A vrai dire cela faisait 2 ans que je me retrouvais au pied du podium et cela me faisait vraiment trop mal au cœur car je m’investit à 200% pour cet évènement et pour moi cette victoire est une sorte de récompense personnelle, donc cette année je voulais à tous prix gagner cette épreuve sans laisser la moindre chance à mes adversaires, j'avais le temps avec moi car la boue j'adore, j'ai fait les deux run avec tous ce qui me restait dans les jambes, et je ne pouvais pas décevoir le public et les jeunes donc j'ai donner le maximum de moi et voilà c'est passé !!!

Cette année, La descente de la cascade a accueillit une manche de la coupe régionale et le championnat régional de 4X, pourquoi ?

C'était un défit que je me suis lancé, d'organiser un 4X car chaque année on cherchait une activité complémentaire pour l'animation de l'évènement. Le 4X s'inscrivait parfaitement dans le thème de la DH de la Cascade .

C'est toi qui a fait le tracé du 4X et pour y avoir participé je l'ai trouvé très orienté DH, pourquoi ce choix ?

Par rapport au relief du parcours et à la situation géographique d'Alzon nous avons fait au mieux pour la réalisation du 4X, j'avais la piste dans la tête depuis un moment mais il a fallut beaucoup d'huile de coude et de matériel pour la concrétiser. On voulait aussi faire un tracer pour que tous participant de la DH puisse faire le 4X avec le même vélo.

La question d'Okcbo : saucisson /pinard ou hot dog/coca ?

Saucisson/pinard sans hésiter car je préfère le côté traditionnel.

Un petit mot pour la fin ?

Tout d'abord merci à toi pour cet interview, je rajouterais juste que pour l'avenir j'espère que l'esprit "DH" restera simple, respectueux " on se prend pas tête", et surtout que le côté financier ne vienne pas trop polluer cet esprit là !

Bon ride à tous !

samedi, juin 4 2011

Trophée Régional Enduro Languedoc Roussillon - l'interview de Vinz

Représenté au Castel Roc par Okcbo, Décibel, Neou, Kerson, Wango et Fred Dom, Planete Libre revient sur le début de saison du Trophée Régional d'Enduro avec Vincent Ducailar, alias Vinz, organisateur et coordinateur de l'évènement.

Planete Libre : Bonjour Vincent. Le trophée vient de redémarrer ; content du début de saison ?

Vinz : En ce début 2011, nous attaquons la 4 édition du Trophée Régional. Les épreuves ont été renouvelées (3 nouveaux enduros sur 5 manches !), ce qui permet de continuer à faire découvrir la région (ce qui est l’objectif principal).
L’enduro remporte un franc succès auprès des vététistes, c’est indéniable. Les épreuves sont combles. Mais c’est aussi le revers de la médaille : à mon avis il y a trop de participants. C’est l’erreur que j’ai commise en souhaitant accepter plus de participants. En effet, il est difficile de refuser des inscriptions. C’est moi qui centralise les inscriptions (désormais sur internet, plus facile à gérer pour moi). Il m’est difficile de refuser une place à un amateur d’enduro qui a envie de venir se régaler ou de découvrir une épreuve dans sa région. Je suis moi aussi pratiquant, et je trouve dommage de ne pas pouvoir participer aux courses dont j’ai envie si l’épreuve est complète. Je suis bien conscient qu’il est difficile de savoir suffisamment longtemps à l’avance si le weekend sera libre pour aller rouler (boulot, famille, etc.). Je m’efforce d’être le plus arrangeant possible sur les inscriptions. Mais du fait de la masse importante de pilotes en début d’année (environ 250 par manche toutes catégories confondues), l’aspect convivial des débuts se perd. La convivialité est pour moi l’élément essentiel qui est partie intégrante de « l’esprit enduro » et ne doit être éludée sous aucun prétexte. Nous avons fait le choix de recentrer les épreuves sur un quota de pilotes plus raisonnable (entre 180 et 200).
La difficulté demeurant la gestion des désistements. Statistiquement, sur 200 pilotes, une quinzaine ne se présenterons pas, autant de places qui auraient pu faire plaisir à d'autres enduristes. Je n’ai pas encore de solution face à la problématique des désistements de dernière minute.
En revanche, je suis merveilleusement surpris par la capacité des traceurs des parcours et des bénévoles de s’adapter à cette augmentation volumétrique. Notons que je souhaite avant-tout conserver notre fil conducteur : « préférer la qualité à la quantité ».

Planete Libre : Il y a eu une évolution notable dans l'organisation ; le Trophée Enduro Languedoc/Roussillon est maintenant transfrontalier. Comment est ce né ?

Vinz : Il faut désormais distinguer : d’une part, le Trophée Régional d’Enduro VTT Languedoc-Roussillon (interne aux régions administratives françaises), et d’autre part, le Challenge Enduro Zenith Series/pays catalan.
Le premier existe depuis 4 ans, le second vient de naître cette année de la volonté de soutenir le développement de l’enduro VTT en Espagne et plus précisément en Catalogne.
Ce développement a été possible, grâce au soutien notamment de l’UFOLEP. La naissance des enduros côté espagnol est à attribuer à Roma PUEYO (la tribu BTT), qui a participé aux enduros côté français, et qui a souhaité l’exporter. Nous sommes aller reconnaître les parcours et nous les avons conseillés sur l’organisation. La première manche espagnole a été une véritable réussite, avec un site extraordinaire et une convivialité sans égal. Nous aimons a penser que l’enduro amateur puisse ainsi sortir de nos frontières avec autant de réussite.

Planete Libre : Comment expliques tu que vous soyez les seuls à avoir réussi a structurer un circuit régional ?

Vinz : Nous ne sommes pas les seuls. Il y a d’autres challenges locaux (EREC, Elsass Enduro Tour, Trophée des Pyrénées, 1001 enduro tour). Mais nous sommes les seuls avoir donné un nom à consonance « officielle ». Nous avons souhaité développer l’enduro sur le modèle des autres championnats déjà existants en VTT pour le considérer comme une discipline à part entière.

Planete Libre : Oups ! Je me documenterais mieux la prochaine fois...
L'avenir de l'enduro ne serait-il pas dans la liberté d'organisation telle qu'elle a prouvée qu'elle fonctionnait jusqu'à présent ?

Vinz : L’enduro est né dans ce climat de liberté, il est normal qu’il y demeure.
Cependant, comme bien des « libertés » il s’agit d’en faire une liberté relative. Il est impératif de ne pas accorder « trop de libertés » aux organisateurs en matière de sécurité, d’assurance, et de responsabilité. Dans l’organisation, il est facile de se laisser griser par le volume d’inscrits (plus de recettes en droits d’engagements), de diminuer le budget sécurité pour en augmenter le chapitre chronométrage par exemple, de négliger quelques clauses du contrat d’assurance ou d’omettre de demander une autorisation de passage. Ce sont des éléments qui sont partie intégrante de l’organisation, il en va du bon déroulement de l’épreuve. C’est un enjeu de sécurité publique qu’il est indispensable de surveiller. La réglementation en matière d’organisation « hors-stade » mise en œuvre par les sous-préfectures (parfois avec excès) est là pour la garantir. Il relève de la responsabilité de chaque organisateur de s’y conformer pour conforter l’image de l’enduro VTT auprès des autorités.

Planete Libre : Entendu récemment dans une vidéo : "aujourd'hui c'est façon rallye, tout sur le vélo, demain c'est enduro, montée au point haut en voiture"
Mais alors, qu'est ce que l'enduro ? De la DH au rabais ??

Vinz : Certainement pas de la DH au rabais. Dans la région, nous restons fidèles au principe du rallye. L’égérie de l’enduro étant les « Enduro Series » qui utilisent les remontées mécaniques ont tendance à véhiculer cette image. L’enduro est aussi devenu un produit marketing pour les stations qui s’en servent pour rentabiliser leur exploitation estivale. C’est de bonne guerre. Selon moi, il existe plusieurs façons de faire de l’enduro. C’est justement cette diversité qui est intéressante. Mais l’enduro n’a rien d’un concurrent au XC ou à la DH. C’est une autre manière de faire du vélo qui participe à l’évolution du petit monde du VTT, ce qui, selon moi, est un signe très positif.

Planete Libre : Question technique, à laquelle vous avez déjà du penser : des transpondeurs, ce serait envisageable sur l'Enduro Régional ?

Vinz : C’est plus qu’envisageable, c’est envisagé, et en cours de mise en place. Cela prend du temps car le financement est très lourd. Grâce au soutien de l’UFOLEP, et à la contribution des organisateurs cela sera prochainement possible. Ce procédé allègera énormément la tâche des bénévoles. Il faut penser qu’à Thuir, certains bénévoles ont passés près de 4 heures devant le chrono, c’est exténuant !

Planete Libre : Bonne transition ! Parlons du Castel Roc maintenant : c'est la première année que l'épreuve fait parti du Trophée Régional. L'équipe bénévole n'a pas eu trop la pression ?

Vinz : Il y avait eu l’année dernière pour se roder et appréhender tous les soucis que peut rencontrer une organisation. Le VTT club de Thuir et sa solide équipe de bénévoles ont parfaitement su tirer les enseignements de l’an passé et mettre leur expérience au profit de cette manche du Trophée Régional. Il faut souligner que c’est souvent les mêmes bénévoles qui se retrouvent sur les différentes épreuves de la saison. Mais il y a toujours une certaine pression. L’enduro VTT est une discipline qui demande beaucoup de préparation. Désormais, le nombre de pilotes accueillis est plus important, c’est toujours un défi, mais surtout beaucoup de plaisir !

Planete Libre : Et d'ailleurs, qui sont ils, et combien sont ils ces travailleurs de l'ombre ?

Vinz : Par course il faut compter une soixantaine de bénévoles minimum. Mais il n’y en a jamais trop !
C’est une logistique assez complexe à mettre en œuvre. Ils doivent faire preuve de grandes facultés d’adaptation. Les journées sont fatigantes. Certains sont mobilisés pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines en amont et en aval de la date de l’événement.
Je profite de l’occasion pour les remercier une nouvelle fois.

Planete Libre : Et pour finir : après une grosse journée comme celle là, tu serais plutôt porté sur eau claire/pomme ou bière/sandwich ?

Vinz : Bière/sandwich, forcément !

Planete Libre : Merci à toi d'avoir pris le temps de répondre à ces questions, merci à tous les bénévoles qui nous permettent de profiter de tous ces magnifiques sentiers, et bon vent pour la suite du Trophée.

# Classement Trophée Régional
# Classement Challenge Catalan Enduro Zenith

samedi, avril 23 2011

Sixmotion

Je connais Sixmotion et Romana depuis plusieurs années et je porte très souvent ses Jersey. Avec l'arrivée de la nouvelle collection, je lui ai posé quelques questions afin de vous faire découvrir un peu plus Sixmotion.

Salut Romana, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Romana, 35 ans, fondateur de Sixmotion

Peux-tu revenir sur l'histoire de Sixmotion ?

Sixmotion est né en 2002 sous l'impulsion d'une bande de copains.

Il faut se replonger dans le contexte de l'époque, c'était les débuts du VTT newschool : le freeride, le dirt puis un peu plus tard le slopestyle, on commençait seulement à aménager des spots pour rouler et à organiser des jams comme les 26" Trail Games pour se rassembler ! A l'époque il n'existait pas de fringues adaptées à ces nouvelles disciplines : les influences majeures étaient le XC ou la route, le motocross ou le bmx, le skate ou le surf ! Avec les copains on refaisait souvent le monde après une bonne session, et on a commencé à imaginer les fringues idéales: des vêtements à la fois confortables et pratiques, avec un design sobre! Les premiers prototypes étaient de simples t-shirts floqués avec le logo de la marque, le succès a été immédiat, les gens que l'on rencontrait sur les différents spots étaient très enthousiastes et supportaient le projet : je pense en particulier à Fabien Glâtre (fondateur de Exhauss Racing) et au team MTB RACING (Loic Gaden, Alexia Beyaert, Estelle Vuillemin, Xavier Vache, Ben Stoclet ) sans qui rien n'aurait été possible.

On a donc décidé de casser la tirelire et de lancer une première série de tshirts sérigraphiés, qui se sont vendus sur les courses et les rassemblements vtt de la saison 2003. Le mondial du VTT de cette année reste notre meilleur souvenir : en partenariat avec MTB racing et Big Bike on offrait une Hoegaarden avec chaque t-shirt vendu ! Autant vous dire que l’accueil avait été extraordinaire !! Grâce à ces premières ventes, on a pu investir dans notre première série de jersey, le fameux Allstar avec un design très épuré : torse noir et manches noir ou rouge et un seul logo imprimé sur le flanc gauche. Ensuite de nouveaux produits ont été commercialisés rapidement : les premiers shorts en 2005, les gants en 2006 et les masques en 2007 ! En 2008 on comptait plus de 30 revendeurs en France. Malheureusement la même année on a subi la crise financière de plein fouet et ce fut la fin de l'aventure, il a fallu se résigner à mettre la société en sommeil, puis se résoudre à fermer.

Que représente cette nouvelle collection ?

Cette nouvelle collection est l'aboutissement d'une longue gestation : Après cette fermeture, il a fallu choisir si Sixmotion devait poursuivre sa route ou si cette interruption était une mort annoncée …

Les mœurs, les habitudes et les modes de consommation ont changés depuis nos débuts. Le VTT sous toutes ses formes a continué de se développer et de plus en plus ces disciplines prennent une place à part entière dans le monde "sportif". Mais comme dans tout domaine en plein essor, les grands groupes ont aussi pris une part importante dans le milieu.

Il a fallu repenser les choses et renforcer notre image. Inutile de faire des copier-coller des maillots Troy Lee, les clients ne s'y retrouveraient pas … On a donc remis les choses à plat et avec une nouvelle équipe, on a décidé de reprendre les choses dans l'ordre. Il a fallu un peu tout reconstruire parce que les choses bougent vite et il fallait rester cohérent avec ce que nous étions. Je profite de l’occasion pour faire remercier Jérémie Jourdan notre nouveau directeur artistique ;-)

Nous avons décidé de faire essentiellement de la vente par internet pour alléger nos frais de fonctionnement. Les choses évolueront par la suite mais cela reste pour le moment notre colonne vertébrale commerciale. On ne sacrifie pas pour autant le mode de vente traditionnel via les revendeurs : le prix public conseillé a été fixé à 45€. (39€ + 6€ de port sur le site) Mais n'oublions pas qu'ils ne prendront des risques que s’ils ont des demandes… eux aussi ont des contraintes.

Nous renforçons aussi notre offre de maillots personnalisés. Nous proposons des produits de la même qualité que les maillots Sixmotion à partir de 15pièces. Nous équipons de plus en plus de clubs, associations… qui ont envie d'un peu de qualité dans leur équipement. N'hésitez pas à nous en parler.

Pour revenir à l’essentiel, nous avons pris une place que personne d'autre n'occupe dans le monde du VTT : nous faisons des maillots originaux, dynamiques et qui ne ressemble pas aux grandes marques… C'est ce qui fait notre force!

Plus il y a de pratiquants, plus on uniformise les tenues, les styles… Nos clients veulent pouvoir se distinguer sans forcement être habillé en jaune fluo… Nos maillots répondent à cette recherche : rouler différemment et marquer une singularité. C'est comme ça que c'est construit notre gamme.

Le symbole du renouveau est sans doute le Raimbault… Qui aurait dit il y a 3 ans qu'un maillot "arc-en-ciel" aurait eu autant de succès… ??? On a longuement hésité au moment du design de ce modèle… On savait que c'était "osé" mais on savait aussi qu'il nous fallait prendre des risques. Encore une fois, à quoi bon copier Fox ? Il nous fallait des designs qui marquent la différence.

Et la réussite est au RDV: c'est la 3eme version de ce polos que nous rééditons, quasiment à l'identique… Il faut dire que le maillot à de la gueule en pleine action… regardez les images des fans sur la page Facebook, ça a une autre gueule que les ensembles Troy Lee ;)

Il y a une chose plus importante que tout pour continuer à faire du bon boulot : Le Plaisir! Nous continuerons avec ce leitmotiv. On ne peut pas lutter contre les gros si on ne prend pas de plaisir ! Du plaisir à imaginer des modèles originaux, du plaisir à les porter, à s'habiller différemment, à transmettre une certaine conception de la vie qui va avec nos maillots. Si les mecs continuent de jeter leur ordure en haut des pistes après avoir bouffer, on ne peut pas faire grand chose mais on continuera de défendre un état d’esprit qui nous tient à cœur.

Et c'est peut-être ça qui marche au fond, les riders aussi sont dans le même état d'esprit. Coincés avec l'impression d'être un panneau publicitaire géant… Il faut bien avouer que jusqu'à maintenant le choix n'était pas forcement très excitant côté personnalité…

Restez branchés, Sixmotion revient pour de bon et nous avons encore de belles surprises en préparation pour ces prochains mois…

http://sixmotion.com/

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