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vendredi, juillet 9 2010

Thabor, je te hais.

Comment pourrait-il en être autrement puisqu'il nous a fait faux bond.
Pas de Thabor pour Okcbo et ses acolytes, mais de la belle montagne quand même.
Mais de quoi cause-t-il encore cet olibrius d'Okcbo ?
Allez, je suis bon prince, je m'en vais vous narrer l'historique du projet...

Pour cela, il faut remonter à plus d'un an, presque deux. Assis devant mon i-mac 24 pouces à la définition sans égale, j'étais tombé sur un topo vraiment alléchant d'un grosse virée à bicyclette dans le massif du mont Thabor. Quand, parmi d'autres, j'ai vu cette image, je me suis juré d'aller là haut.

Et le projet a fini par se faire.

Je ne peux vous parler de cette aventure, car c'en est une, assurément, sans vous en présenter les protagonistes.
Phil : monsieur muscles et homme de goût (puisqu'il roule sur un slayer)
Benjamin : Breton Luberonnais, nouvellement converti à cette fonction de la pédale qui permet de monter au sommet de la montagne sur son vélo
Lio : zébulon de l'équipe, toujours de bonne humeur, même quand sa tuyauterie fait des siennes à 2600 m. d'altitude
Charles : instituteur suspendu depuis peu (par Fox et Rock Shox)
Jeff : monsieur j'ai la forme quoi qu'il arrive sur mon beau vélo (un Yéti 575, encore un homme de goût)
Et moi.

L'idée de départ était d'atteindre le sommet du mont Thabor (3178 m.), dans le massif des Cerces. Autour de cet objectif, un joli circuit a pris forme, pour aboutir à 3 jours de vélo de montagne.
Après avoir fait tournicoter les différentes options dans ma petite tête de mono-neuroné du Thabor, je suis arrivé à ça :


JOUR 1
Partis un peu tard de Le Monêtier les Bains, nous sommes mis directement dans l'ambiance par la première ascension où nous poussons plus que nous roulons. Ce sera d'ailleurs le cas le plus souvent pendant ces trois jours : les Cerces, c'est raide, très raide...
Mais motivés par la beauté de la montagne, on avance, on avance, ... et on arrive au col de Buffère pour la première et longue descente (8km/500 m de D-).
Un vrai régal jusqu'à Névache, où une pause s'impose.
Le ciel se charge de plus en plus malgré les prévisions qui n'annoncent pas d'orage pour aujourd'hui. On continue donc vers la deuxième ascension du jour qui doit nous mener au col des acles, puis en Italie. On oubliera l'horrible piste sans un pêt d'ombre ou nous avons tous cru mourir...
L'orage n'est pas loin, mais des randonneurs qui descendent nous rassurent sur sa localisation : on continue.
La section qui part du col et doit nous mener au départ d'une descente réputée est magnifique. En voici une partie :

Il pleut, on attaque la descente (2km/500m de D-). C'est superbe effectivement : des lacets en quantité industrielle, beaucoup de cailloux et pas mal de pente ! C'est technique, voire très technique ; seul Benjamin se joue de certaines épingles en sortant de sa trousse à technique le pivot sur roue avant.
La suite sera bien différente. Arrivé en bas, BAM ! la foudre tombe tout près. Il pleut de plus en plus. La décision est vite prise, on délaisse la montée au col de thures pour la route qui nous mènera à la vallée étroite par le fond de la vallée.
Même si le goudron est par définition roulant, on arrive bien exténués au refuge I Re Magi. Et là, fatigués, trempés et crottés, nous sommes accueillis par Chiara. Aaaaah, charmante Chiara ! Sa seule présence nous réconforte, toutes nos tensions musculaires s'évaporent, nous nous sentons tous déjà beaucoup mieux !
Blague à part, alors qu'on ressemble plus à des clodos, on est accueilli comme des princes : les vélos ont droit à leur garage, nos pieds à des pantoufles, nos fringues de coyotes à la chaufferie, et nos petits corps endoloris à une douche chaude. Le bonheur quoi !
La suite est au diapason : antipasti, saucisses/polenta, fromage, dessert

Ça, ça nous a bien remis d'aplomb. Avec l'apéro pour commencer, le café et le génépi pour finir, on est allé se coucher sans remords aucuns !

JOUR 2
Je le savais.
Je le savais, mais je ne voulais par me rendre à la raison. Il y a trop de neige sur le Thabor, il faut renoncer au sommet. Voilà pourquoi je le hais. Tant pis, nous reviendrons. En discutant avec Chiara (Aaaahhh....), nous avons établi un tracé alternatif.
Pas simple de se remettre en selle, mais il suffit de lever le nez pour que la vue nous recharge les accus.

Après une pause touristique au lac vert, on attaque la longue remontée de la vallée étroite. C'est beau, vraiment très beau.
Quand, après du pédalage/poussage/portage/"longeage" de torrent on arrive au col des méandes (2700 m.), on se trouve au pied du Thabor, juste au dessus du grand Séru. Il nous manque 400m. pour atteindre le sommet, mais bon...
Une bonne grosse descente nous attend, mais la remontée au col du vallon nous nargue avec ces 2,5km et ses 400m de D+. Regardez plutôt :

On se dit qu'il n'y a pas tant de neige que ça, mais quand on y est, pas le choix, ça passe en plein dans le névé final...
Mais en attendant, il y a une fameuse descente à s'infuser : c'est parti pour 2,5km de descente et 500 m de D- !
Quand, après s'être gavé à la descente, en avoir bavé à la montée, on atteint enfin le col du vallon, on bascule face sud. A peine deux mètres sous le col, plus de vent : c'est plus fort que nous, on s'allonge dans l'herbe, et on profite quelques minutes du panorama. Certains on même failli s'endormir...
Ce qui nous attend est un vrai gros gâteau comme on n'en rencontre que rarement. Une descente de 7 kilomètres et 1000 m. de D-, d'une qualité et d'une variété sans égale dans un environnement fabuleux.

Arrivés à Névache, nous avons tous le sourire niais du gars content scotché sur la figure. Et là, est ce un signe du ciel ? On tombe par hasard sur une brasserie tenue par un Italien qui nous annonce fièrement qu'il brasse sa bière. Ni une, ni deux, en bons sportifs, nous profitons de ces bons sels minéraux qui tombent du ciel ! Il peut être fier le brasseur, elle est excellente sa bière.

Après trois pintes, direction le gîte. Et malgré la fatigue accumulée, on s'attable avec une horde de randonneurs bruyants qui fêtent l'anniversaire de Gaëtan (à moins que ce ne soit Constant, ou Pierre, ou Marcel, je ne sais plus). Gilbert en profite pour venir nous vanter l'excellent tracé vtt Sarreguemines/Nice. Peut être notre prochain périple, qui sait ?
Allez, au lit.

JOUR 3
Modification de l'itinéraire prévu. On revient à la toute première version, plus longue, mais moins rude.
Le petit échauffement matinal sur la route est bien venu. Et après, crac ! "Dré dans l'pentu" !
Une fois les 400 m. de dénivelé avalés, c'est du pur bonheur ! Nous sommes sur le chemin de ronde pendant presque 8 km. Ça monte juste un petit peu, c'est parfois plat ou descendant , la vue est magnifique, les rhododendrons sont en fleurs, le single est au top.

Et encore une descente ! Classe, toute en single, roulante au début puis avec quelques bons passages bien trialisants. Après 2 km et 370 m de descente, on a encore le sourire niais scotché au visage. Ça devient une habitude...
A partir de là, ça monte, progressivement, mais longtemps. On fini par arriver au lac rond, les pieds dans la neige .

Et on attaque la montée du col des Cerces, encore bien enneigé. On bascule derrière, et, devinez quoi ? Encore une descente au top, jusqu'au lac du même nom. Ça devient lassant... :) !!
Remontée au col de la Ponsonnière : chamois, vautours, paysage grandiose, ... Hein, quoi, je l'ai déjà dit ? Désolé, mais c'est partout comme ça dans les Cerces.
Et zou ! Encore 4,5 km et 600 m de descente !
Mais une fois en bas, on se rend compte que les organismes ont bien trinqué. La question se pose de shunter la dernière remontée et de terminer par la route. Cette option est cependant bien vite balayée : on s'engage sur le chemin du Roy. On se rend vite compte que le choix était le bon, car le dénivelé est raisonnable, et le sentier bucolique à souhait.
La dernière pause a une saveur toute particulière : à partir de maintenant, ça descend jusqu'à la fin. Après 4,3 km et 700 m de D-, nous voilà attablé autour d'un demi à Le Monêtier les Bains.
C'est fini.
C'était bien.
Ce sera dur de refaire du vélo "normalement"...
Merci à mes acolytes pour ce beau moment de montagne, de vélo, de sport, mais surtout de partage.

Pour ceux qui aiment les chiffres :
Jour 1 : 46 km / 2350 m de D+ et 2000 m de D-
Jour 2 : 21 km / 1400 m de D+ et 1500 m de D-
Jour 3 : 38 km / 2100 m de D+ et 2150 m de D-

Le tracé réellement effectué


Toutes les photos

mercredi, mai 5 2010

Compte Rendu de la Ronde de Quintilius

Abo (Abo34) revient pour Planetelibre sur la randonnée de St Croix de Quintillargues :

La réputation de la Ronde de Quintilius à St Croix de Quintillargues n'est plus à faire. Le Club VTT de St Croix de Quintillargues propose chaque année des parcours techniques et ludiques, avec un maximum de sentiers monotraces (annoncé à 90% cette année!). Malgré un samedi soir pluvieux, je m'équipe pour aller à St Croix. L'ambiance sur la route est magique : une lumière fabuleuse sur le Pic St Loup et l'Hortus, des vagues de brume s'échappant de la garrigue, Metallica S&M dans le poste (The Ecstasy Of Gold me donne toujours la chair de poule…). Ca commence bien!

Aux inscriptions, Daaniel est déjà la, Seb de BS aussi, le reste de la troupe doit arriver, mais je décolle car l'agneau ne m'attendra pas à midi… Dès le départ, c'était annoncé, c'est du single track sinueux et ludique. Du single qui donne envie d'envoyer les watts, mais les watts sont consommés par la boue. Ca scotche un peu… Je vais garder mes watts pour la suite, pariant pour un séchage rapide de la terre. Le parcours continue toujours sur du sentier en longeant les nombreux parcs à toro du coin. Ca n'arrête pas de tourner, de virevolter, de descendre, de monter. Ce n'est pas vraiment le parcours pour aller vite et mettre la plaque! D'autant plus que l'humidité a rendu les pierres cailloux et rochers glissants. Le parcours a l'air fraichement taillé par endroits, on sent bien que les traceurs ont fait un gros boulot pour ouvrir ou rouvrir les sentiers. Entre 2 chênes nous pouvons apercevoir l'enfilade entre le Pic et l'Hortus, et le St Baudille en fond, paysage symbole du 34. Ce matin il y avait de belles photos à faire!

J'attaque alors l'ascension de la Suque, la grosse colline du coin. Mais alors quelle montée! Du raide et technique dans les drailles, puis du très raide sur une piste, pour finir par du raide dans la draille, avec des passages humides bien évidement. Heureusement le ravito est la. Simple mais efficace. Mon Vagabonde Rohloff fait la star, il attire les regards et suscite les questions. Je repars avec le premier junior à l'Enduro des Chateaux. Du coup je roule un peu plus fort, faudrait pas que le jeune me mette à l'amende! Nous basculons au sommet de la Suque sur une descente longuement désirée. Ca commence bien, du technique, du sinueux, de la caillasse, toujours, mais sec cette fois si, versant sud oblige. Mais la pente se fait toujours désirée. Nous descendons, mais pas vraiment… Comment exprimer cette sensation d'illusion sensationnelle… La caillasse pompe toute l'énergie, et il faut se déployer pour aller vite. Pourtant nous descendons… Enfin la pente s'accentue, et ca devient bien joueur. Avec quelques beaux dévers pour le plaisir et quelques bonnes relances pour "enduriser" cette descente.

La suite est toujours dans le même ton, du single, du single, du single. Mais un peu boueux, histoire d'aller chercher les dernières forces disponibles. J'ai adoré la descente sur le 2ème ravito, très sinueuse mais avec des virages bien marqués pour prendre de l'appuie. Et pour le coup la terre humide nous offrait un grip fabuleux! J'aurais juste aimé un peu plus de pente… Toujours cette illusion sensationnelle… Le final sera avalé à toute vitesse pour ne pas prendre le risque de rater l'agneau grillé accompagné d'oignons caramélisés et sa purée de cèleri rave à la vanille. Le soir, j'en avais plein les jambes, plein les yeux, plein le ventre… un bon dimanche tout simplement.

mardi, mars 2 2010

Rando ceven'raid

La 4ème rando ceven'raid aura lieu dans un mois, le samedi 20 et dimanche 21 mars 2010 avec un départ sur la commune de Dommessargues dans le Gard qui nous accueille chaleureusement comme tous les ans.

Au programme un nouveau parcours en trèfle avec des circuits à la carte adaptés à votre niveau. Encore plus de monotraces que les années précédentes et de nouveaux tronçons grâce à notre travail de débroussaillage et au talent de nos enduristes, pour votre plaisir.

Rendez vous pour ce week-end de plaisir sur votre VTT.

Note : bike test avec la marque SCOTT organisé par culture vélo Ales

Plus d'info : http://cevenraid.com

dimanche, décembre 6 2009

Marius et Mathis, 1ère Randonnée

Aumes l'une des randos les plus appréciées de l'Hérault, plus de 1500 participants et un parcours fort sympathique. Cette année avec Alex nous avons décidé de prendre avec nous nos filstons, Mathis et Marius. Le parcours de 15km nous semblait un bon parcours pour participer à une première randonnée et le téléthon une bonne occasion.

Après un départ avec Snouf et Wango, nous partons sur le 15km.

De gauche à droite : Snouf, Alex, Marius, Wango et Mathis

Dans son ensemble le parcours est très bien adapté pour les débutants ou enfants : des montées et des descentes qui permettent d'apprécier le paysage tout en s'amusant et de faire ses premiers pas en VTT. Pour les papas, l'avantage de faire le 15km, c'est que les ravitaillements arrivent plus vite ;) avec au programme : saucissons, pâtés, chocolats, pain d'épices... Les petits ont été supers et ont découvert le plaisir des randonnées dans de très bonnes conditions. Ils se sont régalés dans la dernière descente : petit single en terre puis descente au milieu des cailloux, l'idéal pour les premières sensations de pilotage. Et puis ils ont eu droit à une surprise à l'arrivée, l'organisation a récompensé les plus jeunes randonneurs : Marius a eu droit à une médaille et Mathis (le plus jeune de la randonné) a eu un petit trophée.

Pour les parents qui aimeraient faire une randonnée avec leurs enfants : avoir déjà fait un peu de vélo avant, les sensibiliser au roulage en groupe.15km est une très bonne distance pas trop courte, et pas trop longue pour les petits. Et au final vous aurez passé un super moment.

Voilà à refaire très bientot et merci à tous les participants qui ont encouragé les petits sur le parcours, merci à l'organisation.

mardi, octobre 27 2009

Le Salagou

Dimanche après midi, nous avions rendez-vous à la base nautique de Clermont l'Hérault au bord du Salagou à 13h30 avec Fred, Denis et le fils de Denis, Paul, pour se faire une des randonnées classique de l'Hérault : le tour du Salagou. Nous avons fait le tour en partant par la gauche, sans faire le tour de la presqu'ile. Nous avons longé le lac au maximum, sans suivre le balisage FFC après la base nautique de Vailhès. Puis nous sommes remontés sur le chemin 4x4 pour rejoindre le single final arrivant en contre bas du barrage. Ce single, malgré qu'il soit bien abimé (moto ? érosion ?) est vraiment un régal. Et enfin la remontée, passant par le barrage pour boucler la boucle.

Cette randonnée de 28km, n'offre pas de grosses difficultés mais propose une variété de passages tout en relance et quelques singles forts sympathiques. Et puis il y a surtout ce contraste entre le lac, les terres rouges et la végétation qui offre un magnifique paysage.

La rando s'est bien passée dans l'ensemble, malgré quelques problèmes de transmission à déplorer sur mon bike (merci Denis pour les réglages). Fred a bien apprécié ses nouveaux plateaux, Denis toujours aussi facile dans les montés même lorsqu'il pousse le fiston. Paul roule sur les traces de son père. Et puis moi, qui a bien mieux géré les 28km par rapport au week-end dernier.

Et puis, il y a les rencontres, ici une écrevisse :

Pas trace GPS sur ce parcours, car j'ai oublié d'appuyer sur "Start". Mais on va surement le refaire.

lundi, octobre 19 2009

Première sortie de la saison d'Hiver

La saison en station est terminée, il est temps de remonter le double plateau et remplacer l'intégral par le casque de rando. C'est avec Fred que nous avons décidé de se faire une sortie enduro histoire de (re)découvrir les singles qui entourent Saint Guilhem le Desert. Fred a choisi pendant la semaine la trace, de mon côté j'ai remonté le plateau de 22 sur le Commençal et Denis a roulé avec son nouveau Spé enduro 2010.

Dimanche matin, le rendez-vous a été donné par Fred, 8h40 au Bikepark, pour un départ de Saint Jean de Fos à 9h. Nous voilà donc 3 bikers pour une sortie d'environ 28km, une boucle avec un départ et une arrivée à Saint Jean de Fos. De Saint Jean de Fos, on monte sur le plateau en passant près de la cabane des Plots, une première descente sur un superbe single bien cassant, puis on remonte au dessus de Saint Guilhem le Désert pour faire la descente qui arrive au barrage de ce même village. Cette dernière descente est tout simplement un régal pour les amateurs de singles que nous sommes, avec de nombreuses épingles et des passages rapides en sous bois, le tout au milieu de nombreux cailloux et rochers. Puis retour à Saint Jean De Fos par la route, ce qui permet de faire tourner les jambes sauf dans la monte Pont du Diable - Saint Jean de Fos. La boucle fait 29,7 km avec des montées dans de superbes singles aux milieux des pins et des Arbousiers (un régal à cette époque).

Coté physique : Denis est impressionnant mais il passe ses semaines sur le bike, il prépare son BE cyclisme ;) Fred a bien géré la sortie malgré des plateaux un peu gros, et pour ma part une bonne moitié de parcours et une seconde à l'agonie ;)

Cette sortie a été l'occasion de tester "Nokia Sport Tracker" une application de tracking GPS permettant d'avoir de nombreuses informations.

  • Tracé du parcours,
  • info sur le parcours,
  • ...

Possibilité de partager le parcours sur internet : ICI, si vous aussi vous avez un Nokia vous pouvez rejoindre le groupe PlaneteLibre sur Nokia Sport Tracker

mardi, mai 26 2009

Le pic Baudille au soir du 23 mai


A l’heure prévue nous partons pour le sommet du Pic sous un grand ciel bleu et une température plus que généreuse ; Nous n’allons pas avoir froid pendant l’ascension ! L’ambiance qui règne à St Guilhem est bien sur très différente de celle qui nous accueille lors de nos départs matinaux. Les parkings sont archi pleins, des touristes de partout … On se croirait déjà au mois d’août. Snouf, à une semaine de la Transvé, se permet une figure de style non répertoriée dans les annales sur le GR avant de rejoindre le village. Ce n’est pas le moment de te blesser camarade, il s’agit de partir entier le 31 ! Et c’est parti pour la grimpette pendant laquelle nous croisons quelques marcheurs qui tous descendent. Très rapidement je me retrouve seul sur le chemin. Fabrice, qui enclenché le mode tracteur « tranquille » avec la déconcertante facilité que nous lui connaissons tous, a pris le large. Il va en écœurer plus d’un à la Colmiane. Ces derniers temps j’avais cumulé les ennuis mécaniques : crevaisons à répétition, plusieurs casse de chaine, une patte de dérailleur coupée en deux, et un dérailleur HS … Aujourd’hui tout roule mais ce sont les chaussures qui vont me lâcher, victimes des pierres lors des portages.



Réparation de fortune avec deux colliers Rilsan, ce qui me permettra au moins de rouler …



… jusqu’au prochain portage, fatal à mon bricolage. Impossible d’aller plus loin que l’intermédiaire (d’autres portages en prévisions sur la deuxième partie). Nous prenons donc directement la rampe bétonnée pour redescendre ensuite. A part un couple croisé au tout début, personne sur la descente, belle lumière et petit air frais en prime. Nickel. Bière obligatoire sur la place du village dans une température idéale. Belle sortie, mais quelle frustration une fois de plus ! Vivement la prochaine.

Conclusion de l’histoire : Qui veut bien rouler doit veiller à être bien chaussé, ou : Qui néglige les pompes se trompe, ou encore : Bonnes chaussures, sortie sure, ou aussi : Qui a de mauvaises grolles n’est pas celui qui rigole, et enfin : Tatanes foutues, tu l’as dans le c. ... Cqfd !

samedi, mai 2 2009

Baudille appartient à ceux qui se lèvent tôt

Alex, père de cette désormais célèbre maxime, avait raison.
Il faut partir tôt pour ne pas gêner et être gêné. Nous partageons l'espace avec les randonneurs, ne l'oublions pas.

Le rencard fixé à 07h30 (prêt à rouler) a été respecté par tous : Jean, Snouf, Emmanuel, Jean-Yves, Alex et moi même.
Nous voilà donc parti pour une courte session de cyclisme sur bitume, avec le ciel bleu au dessus de nos casques.
Emmanuel, dit Yéti 1, doit déjà s'arrêter pour régler des soucis d'amortisseur. On en profite pour goûter le calme du village ; à cette heure et à cette saison, c'est encore vivable...
C'est reparti.
Ah, non ! Alex se bat avec sa pédale droite qui ne clipse plus. Le problème sera heureusement résolu plus loin.
Trêve de plaisanteries, fini le cyclisme, vive le mountain bike ! La première parti sera gravie, mais aussi redescendue. On est immédiatement dans le vif du sujet, c'est raide dès le départ.

Mais..... Oh, qu'c'est beau !!!!!

Et, oh qu'c'est dur... L'arrivée à la bifurcation permet de souffler un peu, c'est un peu moins raide par la suite, ... jusqu'à la section des arches, où il faut pousser et porter.
Une vraie pause s'impose. Repos et contemplation sont de mise.

On repart, et on arrive enfin à la fameuse rampe en béton. J'entends déjà les puristes dire : "Quoi ? Vous n'êtes pas allé au sommet du pic ?"
Eh bien non. Toujours pour la même raison : celle évoquée au début de cet article. Et puis, on ne va tout de même pas partir à 04h00 du matin !!

Dernier coup de nerf, équipement express des top pilotes, et nous voilà prêt à "lâcher les chiens".
Jean ouvre, c'est parti ! Mode réjouissance ON !
Arrivés à la bifurcation, on attendra un peu Alex, dont on a raté une figure peu académique, mais parait-il néanmoins du plus grand intérêt artistique !!
Ce soir, ses enfants le gratifieront du désormais tant redouté : "Papa, tu es encore tombé !"
C'est quand même la grande classe cette descente ! L'avant dernier virage, relevé à souhait, nous fera même crier comme des gosses !!

Voilà, c'est (déjà) fini, nous voilà en bas.
Les rapports avec les quelques randonneurs croisés auront été très courtois, ça fait plaisir.

Du pédalage, du poussage, du portage, et du "descendage" : c'est du vrai mountainbike cette boucle !
C'est pas tout ça, mais il reste à poser la cerise sur le gâteau.
En image, ça donne ça :

Si vous voulez des chiffres, les voilà : 13,7 km - 570 m de dénivelé - 10 bières et 2 monacos.
Encore une bonne matinée de plaisir et de partage que beaucoup nous envieraient.
A refaire donc, encore et toujours !

Les photos

(message perso : merci à Alex, Marie et la marmaille ;) )

dimanche, avril 12 2009

Le Rallye du Printemps à Sussargues (5 avril 2009)

A 8 heures tapantes je retrouve Jean-Pierre aux inscriptions et quelques minutes plus tard nous avons la bonne surprise de voir arriver Snouf. Quoiqu’encore un peu convalescent côté genou, il est venu de chez lui en roulant (12 km !!)… sur son Slayer !! Nous croisons aussi Daaniel qui va rouler en solo : c’est sa première sortie de la saison et il préfère assurer tranquille sur le 35 km. Quant à Flo, on ne l’a vu qu’à l’arrivée ; On a malheureusement du se croiser de peu …

Nous sommes donc trois à prendre ensemble le départ sous le soleil. Le début est plutôt tranquille, voir trop tranquille. Des pistes trop larges, presque ennuyeuses. Puis viennent les premières côtes qui nous mènent en définitive pas très haut mais nous bénéficions de plusieurs magnifiques points de vues sur la région. Passés ces quelques dénivelés aux descentes intéressantes bien que courtes, le reste de la rando se déroule proche du niveau de la mer… Et de la boue !! Les pluies récentes ont transformé certains passages en portions glissantes, gluantes, et piégeuses. Je me retrouve transporté quelques années en arrière dans mon Pas-de- Calais natal. Je n’avais pas besoin de ça pour me persuader que je ne garde aucune nostalgie de ces sorties nordiques qui tiennent parfois plus du numéro d’équilibriste que du randonneur. C’est pour m’extraire d’un de ces plans gadoue qui ont jalonnés cette sortie (sans la gâcher tout de même), debout sur les pédales, que je casse net ma chaîne. Quelques km plus tard, c’est une branche traitresse qui aura raison de celle de Snouf. Au total, aucune crevaison, mais deux bris de chaines à déplorer. Pas courant (Ramun’s spirit es-tu là ?) !

Le meilleur est arrivé avec les carrières qui tiennent leurs promesses : ça tourne dans tous les sens et les nombreux passages techniques se succèdent (on aurait aimé ne pas être ralentis par les riders peu à l’aise dans ce style d’exercice, mais c’est en connaissance de cause que nous nous sommes inscrits). Bien ludique tout ça, on aime, et en plus ça dure ! La fin est tout de même un peu décevante ; Le parcours réalise tours et détours inutiles pour parvenir au kilométrage promis. Apres les 45, Snouf s’en ai mis 12 de plus dans les mollets pour rentrer ; 69 au total !! la sieste a du être bonne !! Pour JP aussi d'ailleurs, victime d'un "coup de moins bien" sur les derniers km alors qu'il avait donné le train depuis le départ. Sur l’ensemble, il y avait beaucoup de monde au départ (1046 vélos !!), mais le tout s’est déroulé d’une manière plutôt fluide.

On ne s’est pas ennuyés à Sussargues : paysages et terrains de toutes sortes, singles de partout, ludiques très souvent, balisage parfait ( ravitos moyens), mais subsiste malgré tout l’impression que l’organisation mise un peu trop sur les carrières en négligeant les alentours qui pourraient certainement offrir un parcours en définitive plus varié. M’enfin, on a aimé, et je crois bien que je remettrai ça l’année prochaine.

mardi, mars 17 2009

la rando "Ceven Raid" à Domessargues (15/3/09)


C’est les cuisses encore endolories suite au parcours de la "CevenRaid" que je tape ce petit CR. Aurélien (un copain qui roule en Lapierre mais qui, bizarrement, m’a assuré ne pas connaitre Blondin) et moi retrouvons JPY dès l’ouverture des inscriptions. Le soleil qui brille déjà dans un ciel 100% bleu et la température printanière augurent déjà de quelques bonnes heures de pleine nature. Sans ce bon petit vent (qui ne nous a pas gêné), il a fort à parier que ça aurait chauffé sous les casques !

A l’évidence, le tracé a été concocté (par endroit visiblement préparé voir ouvert pour l’occasion) par des amoureux de vrai vtt ; 40 km (balisage nickel) composés à 90% de singles en pleine nature, garrigue et sous bois, la plupart du temps techniques et sinueux à souhait, tant en descente qu’en montée. On a même rencontré quelques passages délicats à négocier, et certaines côtes quasiment impossibles à gravir d’une seule traite sur les pédales. Côté paysages, une splendeur! Mention spéciale aux sommets enneigés se découpant sur l’azur; voilà qui facilite grandement les efforts. Très sympa aussi la (trop) petite variante enduro.

Bref, on a beaucoup aimé ce parcours exigeant et ludique à la fois. Seuls petits bémols: des ravitos un peu ternes, et oh surprise, la bouteille de l’arrivée uniquement réservée à ceux des participants qui ont pioché le bon ticket. Pour 7 euros, et en comparaison de ce qu’on a déjà vu sur d’autres évènements bien plus généreux, on espérait mieux de ce côté là !

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