Retour sur la première étape des Endurovibes qui se déroulait les 18 et 19 mai derniers.
Cette fois ci, je vous épargnerais mon verbiage (enfin...), puisque je laisse la parole aux autres.
Les autres, c'est :
- Benjamin, du team kouign amann, Breton importé en Luberon
- Frédéric, dit "la montagne de l'est"
- Cédric, concepteur des vélos Labyrinth, marque Française, oui Monsieur !
- Riton, "maître monteur", grand Gourou de la future multinationale Yoda Bikes.
On commence avec Benjamin, qui revient sur l'événement avec 3 semaines de recul :
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Planete Libre : Benjamin, tu m’as dit t'être récemment converti à l’enduro. Et avant ?
Benjamin : Je viens de la descente et lorsque tu fais le bilan de ton week-end, c'est un peu maigre tout de même : de belles sensations ...mais la sanction du chrono (à mon niveau !) ; trop peu de temps passé au guidon pour autant de carburant brûlé...
alors que là enfin en enduro, on prend le temps de vivre et d'admirer la beauté de Dame Nature, de papoter et raconter des âneries (où je me défends mieux que face au chrono !) sans pour autant négliger un "tirage de bourre" dans les règles de l'art.
En tant qu'émigré breton fraîchement débarqué au pays des cigales, je cherchais via une sortie "organisée" à lier rapidement des contacts dans le Sud et le programme de Camino semblait cohérent : souplesse de l'organisation, enduro engagé et terrain de jeu à couper le souffle.
PL : C'est donc ton premier séjour avec Camino ? Qu'as tu pensé de l'organisation ?
Benjamin : 1ère fois et on se reverra !
J'appréhendais un peu le côté "client" mais le contrat a été plus que rempli car Greg connaît le terrain, ce qui lui permet de coller au plus près de nos attentes : avec le sourire il a su gérer nos efforts avec petit réveil matin musculaire (voire dégrisement pour certains !!), des navettes relativement rapides et surtout sûres pour les vélos (merci encore à YODA pour le coup de main) ... bref, une initiative qui mérite d'être soulignée.
Ce n'est pas évident de créer une telle harmonie entre des participants inconnus les uns des autres mais il suffit de voir nos sourires goguenards en bas des singles pour comprendre que sportivité peut rimer avec convivialité. Un bon niveau des pilotes et l'adaptabilité de Camino ont été les ingrédients d'un week-end mémorable (j'ai l'impression d'être revenu de 3 semaines à la montagne).
PL : C'est beau le Tarn ?
Benjamin : Assurément la deuxième rencontre du week-end : superbe !! Un terrain de jeu à portée d'un "bon enduriste" car technique et caillouteux, sauvage ... qui ne permet pas l'erreur où alors les vautours te retrouveront, en bas là-bas !
Et puis un terroir gastronomique, ... plus que bien !
PL : Un bon choix pour une première donc. Sur quoi roules tu ?
Benjamin : Un petit canadien rapide et rusé, pas forcément le plus léger à 15 kg. mais venant de la DH, je ne souffrirai pas de devoir freiner dans une descente de crainte de plier quoique ce soit ! Rocky Mountain Slayer, en taille M pour plus de réactivité, suspensions préparées par un maître Breton en la matière (EXHAUSS RACING), une tige de selle KS pour s'adapter au profil, triple plateaux pour relancer en descente, des Crossmax SX qui rendent le vélo encore plus précis montées sans chambre pour rouler "en chausson" ... et un cintre en 730 de large qui parfois "bûcheronne" les arbres qui ont le malheur de divaguer sur le single.
PL : Tu re-signes pour une autre édition ?
Benjamin : J'ai hâte d'être fin Septembre pour l'Ubaye, une région que je n'ai pas encore exploré ... en attendant on se croisera sûrement sur les p'tits chemins du Sud de notre beau pays.
PL : Merci Benjamin, et à bientôt, quelque part sur les sentiers. Kenavo.
Frédéric nous a répondu pendant le week-end, à chaud donc.
Planete Libre : Est ce ton premier séjour avec Greg ?
Frédéric : Non. J'ai déjà fait 2 enduros, des raids en fait. Les Cévennes à la mer en mai 2008 sur 3 jours, et l’Oisans fin aout 2008, sur 3 jours aussi.
PL : Tu as été séduit, tu as adoré le concept et tu as re-signé pour ce week end dans les Cévennes ?
Frédéric : Oui, c'est généralement très convivial, et toujours avec des sentiers de folie. C'est vraiment génial, l'organisation marche bien, il n'y a rien à redire.
PL : Tu participes à d'autres évènements VTT ou enduro ?
Frédéric : Je vais faire la PassPortes fin juin, c'est différent et c'est complémentaire, et la Freeraid une fois sur 2. Il faut de tout.
PL : Comment as tu trouvé cette première journée des Endurovibes ?
Frédéric : Je ne connaissais pas cette partie des gorges du Tarn. Le terrain est très surprenant pour les mecs originaires de l'est comme moi, nous ne sommes pas habitués à rouler sur autant de pierres. Chez nous c'est de la terre avec un peu de cailloux, ici c'est l'inverse, c'est du cailloux avec un peu de terre. Waouh c'était le choc !! Mais nous n'avons de paysages comme ici, ni ce type de dénivelé. Nous avons les Vosges, mais cela n'a rien à voir. Et c'est vrai que c'est magique.
PL : Tu vas faire d'autres séjours avec Caminobikes ?
Frédéric : Je vais essayer de faire les 3 Endurovibes cette année, avec celle du Lioran et celle de Barcelonnette.
PL : Beau programme ! A bientôt, peut être avec Camino.
Cédric proposait de tester l'agile, mais il a aussi roulé (façon missile !).
Planete Libre : Comment es tu arrivé sur ce projet ?
Cédric : Je connais Greg depuis longtemps, et lorsqu'il me l'a proposé, ça m'a semblé naturel. Nous avons la même clientèle : des gens qui aiment le beau matos, qui aiment se faire plaisir sur un vélo, avoir de bonnes sensations.
PL : Quel est l'intérêt de ta présence pour une petite société comme Labyrinth ?
Cédric : Pour moi, l'essentiel est de faire connaître vraiment mes vélos. Il y a un début de reconnaissance de Labyrinth, mais si la plupart des riders connaissent le nom, ils ne connaissent pas vraiment mes vélos. Et pour ça, rouler avec les gars, c'est la meilleure solution.
C'est le slogan de Labyrinth : nous créons car nous roulons !
PL : Et ça marche ?
Cédric : Oui. Samedi matin, personne n'est venu me voir, mais au fur et à mesure que la journée avançait, sur les singles ou en attendant les navettes, plusieurs personnes sont venues se renseigner sur l'Agile.
PL : Et l'événement, qu'est ce que tu en penses ?
Cédric : Les parcours sont tops et variés. Les navettes nous laissent du temps pour discuter, c'est vraiment convivial. Bref, c'est du Camino !
PL : On te voit sur le prochain alors ?
Cédric : Sans problèmes, je serais présent au Lioran.
PL : Merci Cédric, et bon vent à Labyrinth.
(NEWS :à partir de début juin, Labyrinth vendra ses vélos en ligne : il sera possible de choisir 2 ou 3 couleurs et 2 ou 3 montages différents.)
Le dernier, et pas des moindres, c'est Riton, le boss de Yodabikes
Planete Libre : Comment se fait-il que Yodabikes soit le partenaire principal des 1er Endurovibes ? L'Alsace et les Cévennes, ce n'est pas la porte à côté !
Riton : Si Yodabikes est le premier partenaire des endurovibes, c'est d’abord parce que Greg est un pote. Il m'a parlé de suite de son projet enduro auquel j'ai dit immédiatement ok, le but étant d’être en soutien actif sur le terrain. Même si pour nous se déplacer de Metz à Sainte Enimie c'est un peu de temps et d’argent, je pense que ce concept est le bon et va rassembler énormément de riders de différentes "pratiques" qui ont habituellement peur du chrono. La preuve : sur le contingent "Yodaboys" présent, plus de la moitié n'a jamais fait d'Enduroseries ou autres, et jamais de chrono. Mais comme ils rident avec nous en permanence, ils nous ont fait confiance. Sur le même principe, Yoda était également partenaire des Elsass Enduro Tour.
PL : Vu le nombre de "Yodaboys" présents, j'imagine que tu crois beaucoup au concept.
Riton : Oui, on croit plus que tout au concept et à l'enduro. Grâce aux nouveaux bikes légers entre 130 et 160 de débattement, tu peux maintenant revenir aux sources du vtt : plaisir d'être dans la nature, de se faire mal pour soi dans l'effort, et de piloter dans des singles pas défoncés par des grosses traces de freinages comme en stations. Tu enlèves le chrono et bizarrement les bikers sont moins stressés et prennent le temps de la découverte.
PL : Soyons pragmatique : c'est rentable pour Yoda ?
Riton : Bien sur que non, ce n'est pas du tout rentable pour Yoda. Mais l'amitié et la passion nous poussent à participer. Pour que ce soit rentable, il faudrait que je couvre tout mes frais de déplacement, que je facture la main d’œuvre sur place et que je fasse beaucoup de ventes. Mais il y a aussi le coté image de la chose qui est intéressant, plus la reconnaissance en tant que spécialiste vtt qui connaît bien son domaine. Tu sais, on ne sera jamais "riche" avec Yodabikes, car on pense avant tout service, clients et plaisir du pratiquant. On n’est pas philanthrope non plus, et on arrive a vivre de notre passion, donc on est heureux comme ça. Tant que cela nous permettra de participer a de vrais évènements, on continuera. Il faut savoir allier les deux : pour preuve, plus des deux tiers des "Yodaboys" présents ce week-end étaient des clients.
PL : Seras tu présent sur les prochaines étapes ? Riton : Bien sur que l'on sera présent sur les prochaines épreuves. On réfléchit même avec Greg pour en préparer dans d'autres massifs ...
PL : As tu bien digéré l'aligot ?
Riton : L'aligot oui car j'ai été prudent et je n'en ai pris qu'une fois, par contre le jaja....
PL : Merci à toi Riton, et passe le bonjour à tous tes petits hommes verts !
Histoire d'être encore un peu plus "inside", voilà en vidéo un single bien représentatif de ceux auxquels nous avons eu droit pendant ces deux jours (Abo a eu un souci avec son PC, ce qui explique une qualité d'image un peu dégradée) : Single Cévenole
Merci à Abo pour le bon coup de main (interviews, vidéo), et pour ne pas avoir ronflé la nuit !


















Premier et seul Français, a avoir intégré un Team de freeride international, celui de Canonndale,Christopher Hatton est notre Mike Meztger à nous: Le God Father du Dirt dans notre contrée......En 2005 celui qu'on appelle outre-Atlantique " The Flying Frenchman", s'amusait déjà à sortir des Back flip tail whip au Roc D'azur.......Mais attention , le jeune homme à faim de ride et si derrière la relève arrive, cela ne fait que titiller sa motivation, qui est intact depuis le premier jour. Cette année il a monté sa propre structure et souhaite amener son Blunt, de chez Qbikes, au sommet de son art.

Un Bike jamais vu qui sort un 360 sur la GROSSE passerelle au 
Quand j'étais petit, j'ai toujours fait du vélo parmi d'autres sports (gym, judo, tennis de table, escalade) mais j'ai fini par ne pratiquer plus que celui là, car en vtt tu es libre, libre de rider quand tu veux et avec qui tu veux, libre de progresser, ce qui n'est pas le cas dans les sports collectifs et les sports où il y a des entraineurs. C'est pour ça que je suis content d'avoir été dans un club FFCT, où l'ambiance est très cool, pas d'esprit de compet, juste du plaisir à partager et des tonnes de souvenirs! Puis rapidemment, vers 13/14 ans je me suis mis à rider des bosses tout en m'achetant un trial. J'ai progressé dans ces deux disciplines et enfin vers 16/17 ans je me suis orienté plus vers le street/dirt, tout en gardant ma technique acquise en trial. J'ai ridé ensuite en dirt/slopestyle pour EDG en 2006 et 2007 et cette année je ride pour 

