A l'heure où j'écris ce CR j'atterris doucement après ces quatre jours intenses à La Free Raid. Quatre jours sous le soleil (à quelques moments près), à dévaler les pentes au grand air dans de magnifiques décors, chaque fois suivis par quatre soirées non moins intenses à descendre les bières; Voila qui laisse des traces dans mon organisme de quadra! J'ai encore un peu de mal le matin à dérouiller les doigts !
Une des grandes qualités de ce séjour, est de nous avoir donné l'occasion d'essayer plusieurs vélos plus différents les uns que les autres. Et avant de poursuivre, je voudrai rendre hommage aux qualités de communication de Jean. Grâce à ses nombreux contacts et aux pass "presse" qu'il nous a dégotés, nous avons été partout très bien accueillis (excepté chez Trek: un staff grincheux à la limite du poli). Vive Planète Libre !
Je louche sur les vtt "Nicolaï" depuis longtemps déjà sans être jamais monté sur aucun. C'est sous la tente de "Vin cycles" située à côté de celle de "Draille Bikes"( Loïs et ses Chumba découverts au Salagou) que je repérai quelques exemplaires de la marque en question. « Two Lambs », importateur de la marque allemande, n'est pas cette année sur le salon. L'affaire est vite entendue avec le dit Vincent et je pars au guidon d'un UFO ST direction L'intermédiaire (par le "Jandri express") suivi par "la Diable" que j'apprécie particulièrement. Whaooo!! Perfect match, entente idéale, accord génial. J’ai adoré d'emblée ! Extraordinaire impression d'avoir pour la première fois trouvé l'accord parfait de l'homme et de la machine (excusez du peu et du pompeux de l’expression). Je me suis tout de suite senti extrêmement bien dessus et les descentes furent un régal intense. Moi qui enroulais toutes les tables jusqu'alors, j'ai pris un plaisir fou à sauter chacune d'entre elles. Capital confiance énorme avec l'UFO! Sur, rapide, stable et joueur, facile à emmener ; il me va comme un gant ! Je n'en suis toujours pas revenu et ce bike habite maintenant mes rêves de grand gamin.

A rouler plusieurs spads sur une journée, on se rend facilement compte de tout ce qui les différencie. Celui qu’on avait beaucoup aimé, voir encensé, l’heure précédente, se trouve tout à coup relégué loin derrière le dernier essayé qui nous apparaît encore bien supérieur. En ce qui me concerne, aucun vélo n’est venu détrôner le Nicolaï. Pas fou de la marque andorrane, je dois cependant avouer que c’est le Suprême de Commençal qui s’en est le plus rapproché. Pas convaincu à la suite de la descente vers Mons de Lans malgré un confort et une très bonne stabilité dans le super cassant qui caractérise l’arrivée, j’ai pleinement apprécié ses qualités en descendant La « vallée blanche », sans doute celle que nous avons empruntée le plus souvent. Un poil plus pataud et moins joueur que l'UFO, il s’est néanmoins révélé super agréable, et très bien suspendu (même si j’aurai du raffermir l’amorto ce qui aurait évité à la roue arrière de venir me chatouiller les fesses!) D’autre part, L’équipe Commençal a été très abordable et a tout fait pour nous être agréable.
Autre révélation de cette Free Raid : RAGE ! Le spad est à mourir, l’équipe super sympa et très disponible ; ils étaient trois à nous accompagner avec chacun un vélo différent (noir, alu, et un blanc à tomber par terre). Le Rage est vraiment différent des autres vélos de DH dont il semble avoir gardé toutes les qualités en évitant les défauts. Il en résulte un bike qui nous est apparu parfait pour le programme. Un rail certes, mais un rail souple, vif, mobile, presque léger. Un vélo étonnant que nous aurions bien emmené sur d'autres parcours.

Auparavant nous avions testé le KTM Tribute (pas particulièrement intéressant) et le Chumba F5. Ce dernier faisait figure de référence avant que nous testions le Rage qui le relègue loin derrière tant il est bon à piloter. Certains penseront peut-être que nous sommes dithyrambiques, mais il y a vraiment de quoi tant il sort du lot des autres DH que nous avons essayés. Gé-nial !
Je n’ai pas vraiment envie de m’attarder sur Trek, The déception de ces essais. Un staff désagréable et des vélos dont finalement le ramage se rapporte peu au plumage. J’ai eu le Session 88 FR : à l’avant comme à l’arrière, les freins couinaient tel un goret qu’on mène au couteau. Comment se concentrer dans ces conditions ? Une horreur ! Je n’ai pas été ni convaincu par la fourche, trop raide à mon gout, ni par le comportement général du vélo. Je m’attendais à bien mieux de la part de cette marque que nous étions particulièrement impatients de tester. Bof bof général !!
Que dire du KTM Caliber 32 si ce n’est que le bike est tout à fait honorable pour son prix (1800 euros). Rien d’extraordinaire, mais rien de vraiment désagréable non plus. Calme plat sur l’échelle de l’émotion.
Le Labyrinth Agile ? A peine à son guidon j’ai détesté l’avant. Bizarre autant qu'étrange. Très désagréable côté sensation. Je crois que j’ai été le seul à ressentir ces symptômes en tous cas tout à fait rédhibitoires. Mais à l’arrière c’est du velours et ce vélo est loin d’être moche. Je ne m’explique pas encore bien pourquoi l’avant m’a fait cet effet car Je ne pense pas que la fourche puisse l’expliquer à elle seule. Voilà qui restera une question non résolue…

En parallèle, j’ai pu tester le masque Adidas Burna, sensé, en plus d’accorder une vision parfaite, éliminer le temps d’adaptation visuelle au passage d’une zone claire à une autre sombre et vice et versa. Et ben ça marche !! J’ai été conquis à 100% ! Un masque qui se fait oublier dès qu'on le porte mais qu'on regrette dès qu'on le pose. Je serai bien reparti avec sous le bras si son prix n’avait été à la hauteur de ses qualités (150 euros !!) Bon, Noël ce n’est pas pour demain alors tu fais le raisonnable et tu rends le masque au monsieur... Tu le rends on te dit !

Un soir, juste avant que la pluie s’invite et nous incite à vite emprunter la descente de Vénosc pour rejoindre nos pénates, nous avons assisté à la finale du contest de dirt animé par Momo. Du beau spectacle ! Ces gars, très jeunes pour la plupart, sont vraiment des artistes ! Le front flip est particulièrement impressionnant en live !
En fin de compte, nous ne sous sommes pas essayés au Short Track.
Si pour certains vélos, on sent bien que l’essai devrait se prolonger pour s’en faire une idée vraiment précise et objective, pour d’autres le choc est immédiat, dans un sens comme dans l’autre. Au risque de radoter, ma rencontre avec l’UFO a été déterminante. Je crois que je ne pourrai plus jamais acheter un vtt « sur le papier » ! J’attends avec impatience les nouvelles journées d’essai « Planète libre ».
Nous avons passé de mémorables moments dans ce cadre fantastique à vivre notre passion. Maman qu’on était bien ! JPY nous a fait le plaisir de rouler une journée avec nous sans oublier quelques bonnes bières dans son coffre pour agrémenter la soirée. Guillaume est devenu expert en pincement de chambre. Merci à Jérôme Montes de X1 Racing qui a rapidement réparé son amorto afin que la fête ne soit pas gâchée. Le salon en général était bien sympa ; peut-être un peu moins fourni que l’année dernière ? Toujours est-il qu’à aucun moment nous n’avons été gênés par l’affluence. Tout bon!
Vivement la prochaine, ici ou ailleurs.
Note : Photo de Quentin Chaumy.